23/06/2017

Le train des orphelins - tome 8 - Adieux

train des orphelins T8.jpgtrain des orphelins T8_pl.jpgScénario : Philippe Charlot
Dessin : Xavier Fourquemin
Éditeur : Bamboo
48 pages
Date de sortie :  10 mai 2017
Genre : western, Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les femmes du train prennent le pouvoir.

Lisa a été élue maire de Cowpoke Canyon par acclamation. Elle désigne la veuve Goswell comme shérif. Au grand désespoir du petit Joey, Lisa se laisse courtiser par le beau Lee, venu construire la maison des orphelins. Mais Lee imagine déjà Lisa en épouse soumise. C’est bien mal la connaître !

Soixante-dix ans plus tard, le vieux Joey a pris la route du Connemara, à la rencontre de la petite Louisa. Il est accompagné par la lumineuse Aileen, dont il continue à douter de l’existence réelle. Devant la situation préoccupante de Louisa, Joey voit un signe envoyé par Lisa et un sens à donner à son histoire.

 

 

"La maison des orphelins qu'elle appelle ça ! C'est bien une idée de femmede gaspiller de l'argent la dedans!"

 

 

Mon avis

Terminus pour ce train qui nous a fait voyager un peu dans le temps et croiser des personnages vraiment attachants. Comme je le disais dans ma chronique du tome 7, le ton de ce dernier cycle est moins enlevé et moins enjoué qu'au début de la série. C'est normal, et surtout très cohérent sur le plan du scénario puisque sur ces huit albums, les personnages ont évolué, grandi et vieilli. Le récit est toujours divisé en deux : d'un côté le petit Joey facétieux et plein d'entrain évoluant aux côtés de la généreuse Lisa et de l'impétueuse Mme Goswel, et d'un autre côté le vieux Joey, seul avec sa mélancolie et ses souvenirs. Ces passages Irlandais contrastent à tout point de vue avec la jeunesse de Joey dans la poussière et la chaleur de Cowpoke Canyon. Le temps ne semble pas se dérouler à la même vitesse, mais qu'importe, puisque Joey a trouvé dans ce pays pluvieux et verdoyant de quoi lui redonner le sourire et la joie de vivre. Comme quand il était petit.

Très belle fin pour cette série d'aventure dont les auteurs ont su maintenir une qualité égale durant huit albums. Qualité que l'on doit à cette belle galerie de personnages attachants et hauts en couleur, aux dialogues enlevés et percutants, à ce savant équilibre entre humour et émotion, à ce dessin semi-réaliste efficace tant dans les mises en scène que dans l'expression des personnages, et à ce sens de la narration qui fait que chaque album nous offre de vrais moment d'évasion.

A l'issu de cet ultime tome, souhaitons un bon repos à Joey, ainsi qu'a ses auteurs. Mais pas trop longtemps hein, parce que si vous avez en tête d'autres belles histoires comme ça, ne trainez pas trop pour nous les faire lire :-)

Loubrun

 

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 Les autres tomes de la série

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Les guerriers de Dieu T.2

 

Les guerriers de Dieu, Les Pendus d' Amboise, Richelle, Wachs, Glénat, Histoire, guerre, religions, aventureLes guerriers de Dieu, Les Pendus d' Amboise, Richelle, Wachs, Glénat, Histoire, guerre, religions, aventureLes Pendus d' Amboise

Scénario : Philippe Richelle
Dessin : Pierre Wachs
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 03/05/2017
Genre : Histoire, guerre, religions, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur

Une passionnante série historique sur les guerres de religion

Juin 1558. Alors que la guerre contre l’Espagne s’éternise et que ses finances s’épuisent, le roi Henri II souhaite négocier la paix. Mais le duc de Guise, commandant des armées françaises, se méfie du connétable de Montmorency, chargé d’assurer les pourparlers. Il lui reproche sa trop grande sympathie pour le royaume d’Espagne. Ces rivalités entre seigneurs prennent une plus grande ampleur encore lorsque le roi, touché lors d’un tournoi, succombe à ses blessures. À seize ans à peine, son fils, François II, lui succède sur le trône. Et en coulisses, les grandes manœuvres commencent...

Deuxième tome de cette passionnantes série historique qui nous plonge au cœur des guerres de religion en France. Un contexte complexe, turbulent et obscur formidablement mis en lumière par le talent d’écriture de Philippe Richelle et le trait d’un Pierre Wachs au sommet de son art.

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Mon avis

 

La guerre continue a faire rage entre la France et l'Espagne. Tant et si bien que les banques et les citoyens ne suivent plus. Trop de taxes, trop d'argents et d'intérêts en jeu. Il faut la paix. Oui, mais seulement avec l'Espagne. Car « les guerriers de Dieu » comptent bien poursuivre la bataille entre catholiques et protestants. Tant et si bien que la religion réformée touche maintenant la noblesse. Et si la noblesse qui se partage le pouvoir sur le peuple avec l'Église, se met à croire autrement : ça ne va plus !

 

De guerres de religions en procès de mascarade en passant par des complots à n'en plus finir, ce deuxième volume monte crescendo en violence et sournoiserie. Les rois se succèdent et les alliances se font et se défont. Quant aux pendus – d'où le titre « les Pendus d' Amboise » – ils se multiplient sous les yeux des citoyens. Sous les yeux de notre jeune héros Arnaud de Boissac qui oscille entre sa vie de couple et son attachement à une famille catholique pour qui il œuvre sans réaliser tout ce qui se passe à l’insu de tous. Trop honnête pour voir le vice en chacun, même ceux qu'il sert à la bataille.

 

Encore une fois, le dessin n'est pas toujours ce qu'il y a de plus beau. Par moment, je le trouve même figé – notamment dans les batailles qui se veulent sanguinaires – et les visages pas toujours... comment dire... homogènes. J'ai parfois du mal à reconnaître tel ou tel personnage si ce n'est par leurs vêtements, parce que leurs traits ne se ressemblent pas toujours.

 

Mais les décors : rien à redire. Même si quelques-uns se limitent à de simple croquis colorés, cela reste suffisamment détaillés et fournis pour se mettre dans l'ambiance. Une atmosphère de haine et de pouvoir, de cruauté et de malveillance à laquelle se confronte le pacifisme de Denis Favre, exilé dans le tome 1 qui revient en France pour dispenser sa nouvelle croyance en secret.

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Et enfin les textes, autant les dialogues sont appropriés à l'époque, à l'ambiance qui règne dans les différents couloirs des châteaux, autant les descriptions se bornent à un indicatif présent qui ne sied pas à la narration d'un tel récit. Du moins est-ce mon avis. Lire tout au présent m'a un peu titillé les neurones.

 

Mais ne fais-je pas pareil en vous écrivant mon avis ?

 

ShayHlyn.

 

Affaire à suivre...

 

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22/06/2017

Le lendemain du monde

cov.jpg1.jpgScénario : Olivier Cotte

Dessin : Xavier Coste

Editeur : Casterman

152 pages – cartonné

Parution : 07 juin 2017

Anticipation

 

Présentation de l’éditeur :

Le monde a bien changé. La civilisation est revenue à l’âge de la vapeur. Suite à un bug planétaire, tous les appareils électriques ont été infectés, y compris les indispensables implants neuronaux. Qui en est l’instigateur ? Un cyber pirate mégalomane ? Un groupe de terroristes ? Un État voyou ? Les pistes qui mènent à l’origine de cette attaque informatique convergent au fin fond d’une jungle épaisse et reculée. Tout a été tenté, en vain, pour atteindre et réduire à néant le lieu en question. En dernier recours l’armée envoie un vétéran, vierge de tout implant, mener à bien une opération « à l’ancienne ». Son nom : James Graham Keran. Sa mission va se révéler bien plus compliquée que prévu…

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Mon avis :

Tout de suite, ce sont le roman Au cœur des ténèbres et le film Apocalypse now qui surgissent comme références dans l’esprit du lecteur. En effet, la base du scénario, la lente remontée d’un fleuve par un tueur qui a accepté une mission suicide pour affronter et éradiquer la source du mal, constitue un voyage intime et envoutant à la manière de Conrad ou de Coppola. Ce récit que l’on pourrait qualifier d’ésotérique est aussi une variation philosophique sur divers sujets comme l’art, la musique, la place de l’humanité, …

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Le dessin, magnifique, proche de la peinture, s’épanouit dans des cases pleines pages ou dans de longues suites de planches oniriques. L’aquarelle donne cet aspect irréel à certaines scènes contemplatives.

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Par contre, les dérives verbales et les côtés obscurs de l’intrigue font de Le lendemain du monde une œuvre forte, mais cependant difficile à interpréter. A bon lecteur, salut !

 

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Skippy

Peacemaker T17

610isZcUGmL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_298434.jpgAuteur : Ryouji Minagawa

Éditeur : Glénat

210 pages

Sortie : le 15 février 2017

Genre : Western futuriste

 

Avis de l'éditeur :

 Pour la finale du Guns of Domination d'Emperor Garden, Hope va devoir affronter tout d'abord Nicola, qu'il considère comme sa propre chair, avant de se mesurer A Cole, son frère. Quelle sera la conclusion de ces duels extraordinaires ?

 

Mon avis :

 Le Gunsdomination avance bon train : Hyman affronte le Dieu du tir, parvenant à lui décocher une balle judicieusement bien placée. Insuffisant néanmoins, son adversaire ne resplendit plus de la même manière, la légende invincible prend un sacré coup dans les gencives.

 Vient ensuite le tour de Steve Bucket, ce mercenaire féroce, rapide et talentueux. Un duel sanguinolent s'ensuit, sous les acclamations d'une foule en délire.

Est-ce que le Dieu du tir parviendra à tenir la distance, jusqu'à épuiser et tuer tous ses adversaires avant d'affronter son réel ennemi : Hope, son frère de sang!

Voici la conclusion de PeaceMaker, la série western-apocalyptique dans laquelle les meilleurs tireurs d'élite s'affrontent. Mais PeaceMaker relate également une histoire familiale, des frères qui s'entre-déchirent, une quête de salut et forcément un combat final les opposant.

 Pour affronter un démon, il faut parfois en devenir un soi-même. C'est le triste parcours d'un frère qui tente de contrecarrer les plans diaboliques de son ennemi, frère de sang, qui plus est. Le désir de toute-puissance, le Graal d'être considéré comme le meilleur dans son domaine, voilà des arguments à maintes fois abordés dans des mangas.

 Graphiquement, les plans défilent comme des arrêts sur image, marque de fabrique des westerns traditionnels. Les visages sont moroses et crispés, notant la situation délicate du concept.

Les protagonistes jouent leur vie en permanence sans se soucier d'un quelconque futur, ce qui donne un aspect réaliste au scénario.

PeaceMaker n'est certes pas un chef-d’œuvre, mais mérite amplement que l'on s'y attarde. 17 tomes, pas un de plus pour un western bien plus crédible et concluant que Green Blood.

 

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Coq de Combat