03/01/2018

Samb'or 2017 de la meilleure couverture

 

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Qui succèdera à Confessions d'un enragé, Samb'or de la plus belle couverture 2016 ?

 

Elles vous tapent dans l’œil, elles vous séduisent, elles vous attirent ... ou pas ! C'est tout l'art de la couverture, savoir susciter l'envie sans trop en dire. Elle doit vous faire une promesse et se doit de la tenir. Difficile de n'en sélectionner que 10, et encore plus difficile de n'en retenir qu'une. C'est pourtant ce que vous allez devoir faire en votant pour votre couverture favorite parmi cette sélection que vous propose la rédaction.

 

Ces jours qui disparaissent Ar-men, l'enfer des enfers Betty Boob Couleurs

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Fondu au noir Hypnos Juste un peu de cendres Le nouveau monde

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  Loup Syberia  
 

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02/01/2018

Samb'or 2017 du meilleur album

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Voici une sélection de 10 albums qui,selon nous, peuvent tous remporter le Samb'or 2017 du meilleur album. L'an dernier c'est The long and winding road de Christopher et Ruben Pellejero chez Kennes Éditions qui avait remporté la palme.

Cette sélection 2017 est assez éclectique avec du roman graphique, de l'anticipation, de l'humour,et de la bd jeunesse souvent peu représentée dans ce genre de sélection, ou alors dans une catégorie qui lui est propre.

A vous de désigner le lauréat 2017 du Samb'or du meilleur album. Les votes sont ouverts jusqu'au 16 janvier minuit.

 

 

Ces jours qui disparaissent Urban t4 Ar-men, l'enfer des enfers Bug

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Imbattable Les petites victoires Katanga Jolly Jumper ne répond plus

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  La guerre de Catherine Une sœur  
 

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01/01/2018

Bonne année 2018 !!!

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Écrit par Samba dans Actualité | Commentaires (3) |  Facebook | |

05/11/2017

Quai des bulles 2017

Ça bulle à tout va sur les quais de St Malo

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Du 27 au 29 octobre, c'était l'effervescence sur les quais de St Malo. Deuxième plus gros festival BD derrière Angoulême, Quai des Bulles gagne chaque année en notoriété et fréquentation. Cette année, pour sa 37ème édition, le festival a accueilli plus de 40000 visiteurs. Dont votre dévoué Loubrun, qui a arpenté pendant trois jours les allées bondées du hall des exposants, admiré les belles expos, assisté à quelques conférences et tenté de rencontrer quelques auteurs. Je n'ai malheureusement pas pu tout voir, ni faire d'interview, faute de temps pour les préparer avant le festival mais j'ai quand même fait de belles rencontres lors des dédicaces.

Voici donc un petit compte rendu en photos.

 

Vendredi 27 octobre

Arrivé sur St  Malo en fin de matinée, le festival commence en début d'après-midi après avoir pris un peu de potion magique locale dans la meilleure crêperie de St Malo. (en fait c'est à St Servan près de la tour Solidor, pour ceux qui connaissent).

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L'entrée de Quai des bulles devant le palais du grand large, avec Obélix qui veille sur la file d'attente.

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La foule commence à être dense et j'attaque par les expos. Il y a toujours de belles expos à Quai des bulles. C'est le cas encore cette année avec Jean-Louis Pesch, Lauzier, Michel Plessix, The Grocery, et Olivier Josso Hamel.

Jean-Louis Pesch - Sylvain et Sylvette

Sylvain et Sylvette, c'est un peu une madeleine de Proust pour moi. C'est l'une des séries qui a bercé mon enfance lors de certaines grandes vacances chez des cousins. Le dessin de Jean-Louis Pesch est d'un classicisme éprouvé et d'une grande finesse. On peut rester de longues minutes devant une planche à en admirer tous les détails et toute la finesse du trait et des encrages.

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Autre style que celui d'Olivier Josso Hamel. On quitte le classicisme bon enfant pour tomber dans le style underground, rock'n roll ou alternatif. L'expo nous présente des planches de son projet personnel intitulé Au Travail (2 tomes parus à l'Association) et des classiques revisités tels que La Mauvaise Tête de Franquin et L’Île Noire de Hergé. Un travail très atypique et très intimiste, à découvrir.

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Hommage à Michel Plessix. Disparu en août 2017, alors qu'il était à l'honneur de cette 37ème édition puisqu'il en a réalisé l'affiche, le festival lui a consacré une très belle exposition mettant en scène son univers à travers ses objets personnels, ses lectures et bien sûr ses splendides planches de Julien Boisvert à ses deux séries pleines de poésie Du Vent dans les saules et Du vent dans les sables. C'était une exposition empreinte de beaucoup d'émotions, de laquelle on pouvait sentir tout le respect, l'amitié et l'amour que lui portaient ses pairs et ses lecteurs.

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"Lauzier, ce héros". C'est l'intitulé de cette expo consacré à l'un des maitres de l'humour corrosif et impitoyable des années 60,70 et 80. Fin observateur de la société, son œil attentif et son talent de dialoguiste et de dessinateur n'épargnent personne. Des dessins de presse aux albums de BD, cette expo donne envie de découvrir ou redécouvrir cet auteur au ton toujours moderne.

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The grocery - Aurélien Ducoudray et Guillaume  Singelin

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La première journée s'est terminée par un cocktail offert par les éditions Rue de Sèvres dans un bel hôtel de St Malo. Rencontre avec Dorianne, l'attachée de presse, quelques auteurs et confrères blogueurs.

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 Samedi 28 et dimanche 29 octobre

Arrivée un peu tardive sur les lieux. La journée est consacrée à essayer de rencontrer quelques auteurs lors de dédicaces. Je laisse tomber d'office les gros éditeurs dont les stands sont blindés, comme ici chez Glénat. Je n'ai pas la patience ...

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J'attendrai pourtant 1 heure et demie pour voir Carlos Puerta et Esther Gil sur le stand Ankama. Je voulais absolument les rencontrer car sur Samba BD nous apprécions énormément leur travail, particulièrement celui de Carlos. La rencontre a eu lieu, j'ai eu une belle dédicace de Carlos et une conversion très sympa avec Esther autour du tome 2 de Jules Verne et l'astrolabe d'Uranie, sorti en avant première lors du festival. Elle m'a fait part également de son prochain projet en collaboration avec Laurent Paturaud à paraitre chez Daniel Maghen en 2018. On en reparlera ...

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Autres belles rencontres : Désirée et Alain Frappier (Là où se termine la terre chez Steinkis) ; Ronan Toulhoat et Vincent Brugeas (Le Roy des Ribauds chez Akileos) qui présentaient lors des dédicaces leur prochain projet à paraitre début 2018 chez Dargaud ; Fabien Bedouel et Pat Perna (Forçats chez Les Arènes BD) ; Hubert Maury (Le pays des purs chez La boite à Bulles) ; Robin Walter (Maria et Salazar chez Des ronds dans l'O) ; Laurent Sieurac (Arelate chez 100Bulles).

 

 

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Voilà, Quai des Bulles 2017 c'est fini. Les goélands vont retrouver leur tranquillité, les brises lames vont continuer d'encaisser les tempêtes, la vie de la cité corsaire va reprendre son cours normal jusqu' à l'année prochaine pour la 38ème édition, qui se déroulera début octobre pour cause de départ de la Route de Rhum début novembre. Notez déjà dans vos tablettes que la prochaine édition célèbrera les 80 ans de Spirou et qu'une grosse exposition se prépare pour l'occasion avec un bel hommage à Rob Vel, décédé en 1991 à St Malo.

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Le palmarès de Quai des Bulles 2017

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Grand Prix de l’affiche : Clément Oubrerie (Aya de Yopougon, Pablo, Voltaire amoureux ...)
C'est donc lui qui réalisera l'affiche de l'édition 2018

Prix Coup de cœur : Paco les mains rouges de Eric Sagot au dessin et Fabien Vehlmann au scénario, chez Dargaud.

Prix Ouest France / Quai des Bulles : La terre des fils de Gipi, chez Futuropolis.

Prix Révélation ADAGP / Quai des Bulles : Le profil de Jean Melville de Robin Cousin, chez FLBLB éditions.

Prix Jeunes Talents : Alix Garin

 

Envoyé spécial : Loubrun

Écrit par Loubrun dans Actualité, La griffe de Loubrun | Commentaires (3) |  Facebook | |

02/11/2017

Rencontre avec Yvon Roy pour Les petites victoires

IMG_9012.JPGIl y a quelques jours, SambaBD a rencontré Yvon Roy, l'auteur du très émouvant Les petites victoires. A peine descendu de l'avion et entre deux rendez-vous importants, Yvon nous a très gentiment accordé un entretien d'une vingtaine de minutes dans lequel il revient sur la genèse de sa BD mais aussi sur les passages difficiles qu'il a dû traverser et revivre au moment de sa conception. Devant l'accueil qu'elle a reçu et le bien qu'elle fait aux familles atteintes, il est rassuré de voir que tout ça n'aura pas été vain.

 

 

Couv_304322.jpgSambaBD : Les petites victoires Est-il un livre totalement autobiographique ou partiellement romancé (en dehors des changements de noms) ?

 

Yvon Roy : C’est totalement autobiographique. La seule chose, parfois, pour permettre de faire des scènes plus courtes, je changeais le lieu où ça se passait. Ça me permettait de jumeler deux situations. Sinon, ça aurait fait 300 pages. En dehors de ça, tout ce qui est dans le livre a été vécu.

 

« Quand il y a de l’émotion de transmise, la connaissance devient plus intéressante à acquérir… »

 

SambaBD : Quelle est la genèse de ce projet ? Qu’est-ce-qui vous a donné l’idée de faire cette BD ?

 

Yvon Roy : En fait, ça date de l’époque où mon fils était beaucoup plus jeune. Au moment où j’ai commencé à avoir mes premières victoires avec lui, mes premiers succès. Les gens du milieu soignant se sont mis à me poser des questions. Comment se faisait-il que mon fils progressait comme ça ? Ils voulaient savoir ce qui se passait à la maison. Je leur ai donc donné des trucs que j’utilisais, que j’avais mis au point... Et ces professionnelles, éducatrices spécialisées, orthopédagogues, ont essayé ces trucs-là avec le même succès. Alors, l’une d’elles m’a dit : « il faudrait peut-être que tu écrives un livre, quelque chose, tout petit même, de façon à transmettre les connaissances que tu as acquises et que ça fasse partie de la somme globale des connaissances sur l’autisme. » Il s’agissait en fait de solutions qu’on ne connaissait pas, qui n’étaient pas enseignées mais qui fonctionnaient… et qui fonctionnaient vachement bien.

Les gens se sont mis à insister : « quand-est-ce que tu le fais ton livre ? » Malheureusement, pour moi, ça représentait l’obligation de me replonger dans le passé, dans les moments douloureux… J’avais plus ou moins envie mais je retardais constamment le projet jusqu’à ce que Régis (Loisel - NDLR) me dise : « Non mais ça suffit là, fais-en une BD ! » C'était le bon choix. Au départ, j’avais pensé à faire un petit fascicule avec du texte et quelques illustrations, donc très didactique. Mais quand Régis m’a parlé d’une BD en insistant : « Tes connaissances vont bien mieux passer comme ça. » j'ai réalisé qu'il avait raison. Pourtant, au début, ce qu’il proposait était, encore une fois, quelque chose de relativement technique. J’ai donc décidé de prendre des chemins de traverse et je me suis dit que j’allais faire carrément un roman graphique. Avec ça, une histoire pour que les gens RESSENTENT. Qu’il y ait de l’émotion de transmise. Quand il y a de l’émotion de transmise, la connaissance devient plus intéressante à acquérir, sinon ça peut être un peu sec.

 

SambaBD : On peut dire que du côté de l’émotion c’est parfaitement réussi.

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Et,sinon, Le Noir et Blanc est-il un choix pour cette BD ou travaillez-vous toujours ainsi ?

 

Yvon Roy : Je considérais que le dessin devait être en retrait par rapport au propos. La couleur aurait rendu ça trop… On serait trop rentré dans une histoire imaginée, ce que je ne voulais pas. Je voulais un côté un peu neutre.

 

«…les spécialistes l’avouent eux-mêmes : ils en connaissent peu sur l’autisme. »

 

SambaBD : Et quelle était votre intention en faisant cette BD ?

 

Yvon Roy : Premièrement, j’aurais aimé qu’on m’offre cette Bande Dessinée là quand j’ai eu le diagnostic.

 

SambaBD : Donc une aide, en fait ?

 

Yvon Roy : Disons, un témoignage d’un parent qui a exploré à fond. Pas juste un compte-rendu de « comment j’ai vécu ça, comment j’ai souffert ». Ça existe déjà, et en quantité… Non, plutôt un témoignage de « comment j’ai réussi à repousser l’autisme et comment j’ai décidé de plonger à fond dedans ». Parce que… c’est un défi que je me suis imposé… A un moment donné, on m’a dit que mon fils ne me ferait peut-être jamais de câlins, qu’il ne me regarderait sans doute jamais dans les yeux ! Et ça, ça m’a fâché. Je me suis dit : « mais attends là, tu me coûtes des mille et des cents en orthopédagogue, en orthophonie, etc… et pis moi je n’aurais pas de câlins en échange ? » Parce que c’est quand même notre récompense de parents, non ? Alors j’ai dit : « Non, ça ne fonctionne pas ça… ça ne fonctionne pas ! ». Et donc, à partir de ce moment-là j’ai décidé de considérer mon gamin comme un enfant avant de considérer qu’il était autiste. « T’es un gamin, t’as tout ce qui faut en toi ! Il faut juste que je sois plus patient qu’un parent ordinaire ». C’est tout. Et s’il y a une chose que je veux que les parents retiennent c’est bien ça. En fait, mon but, c’est de donner un coup de main, donner un petit morceau d’espoir, donner des pistes, ce que j’aurais tellement aimé avoir…. Si ça peut leur sauver du temps d’exploration et leur permettre ainsi d’intervenir encore plus tôt. Si ça peut les aider à obtenir des résultats encore meilleurs…

Ce que je fais avec ce livre-là, c’est que je donne la permission aux parents d’être les meilleurs pédagogues pour leurs enfants autistes. Parce que j’ai vu beaucoup, beaucoup de parents qui prenaient ce qu’on leur disait, la documentation, etc. comme une religion. Évidemment, on est porté à faire ça, on a affaire à des spécialistes… Sauf que les spécialistes l’avouent eux-mêmes : ils en connaissent peu sur l’autisme.

 

SambBD : Êtes-vous satisfait de l’accueil général de cette BD ?

 

Yvon Roy : Absolument ! Je suis très content. Il y a déjà plusieurs parents qui m’ont témoigné avoir essayé des trucs… Il y a une mère qui me disait, les larmes aux yeux, qu’après quatre jours seulement, après avoir lu le bouquin et commencé à travailler différemment avec son enfant, elle avait déjà des résultats.

 

SambaBD : Avec le recul, êtes-vous satisfait de cette BD parue il y a 5 mois déjà ?

                                                      

Yvon Roy : Non, je ne suis pas totalement satisfait parce que, évidemment, contrairement à une histoire imaginée, étant donné que c’est du vécu, il y a énormément de matériel… J’avais des pages et des pages de thèmes. Chaque thème a été traité, et certains thèmes par la bande, alors que j’en traite un autre. Ça a été un enchevêtrement pour réussir à faire passer toute l’information sans que ça soit lourd. Ça a été énormément de travail. Et, par le fait même, je n’ai peut-être pas mis autant de temps dans le dessin que je ne l’aurais voulu parce que je travaillais énormément sur le scénario. Ça m’a pris énormément de temps à faire que ce patchwork-là, parce que c’est vraiment un patchwork, devienne une histoire qui se suit et non un pavé syncopé.

 

SambaBD : D’autres BD vous ont-elles inspiré ?

 

Yvon Roy : Définitivement : L’ascension du Haut-Mal et Les pilules bleuesL’ascension du Haut-Mal c’est une œuvre immense, graphiquement, et puis… Lui il y a mis du temps au dessin.

 

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« Fais-toi une bulle avec ton enfant, à l’abri du regard des autres, à l’abri du jugement des autres. Isole-toi avec lui. Comprends-le. Agis ! »

 

SambaBD : Dans ce livre il n’y a pas beaucoup de références au Québec. Avez-vous pensé au lectorat Francophone et donc potentiellement européen ou est-ce juste le fruit d’une vision plus universaliste de votre part ?

 

Yvon Roy : C’est une vision universaliste. Je voulais qu’il n’y ait aucun marqueur important qui fasse qu’on puisse moins s’identifier. Je voulais que, quand il sera traduit en anglais un jour ou l’autre, il n’y ait pas de références culturelles qui soient dérangeantes pour le propos, qui viennent divertir du propos principal qui est : « Fais-toi une bulle avec ton enfant, à l’abri du regard des autres, à l’abri du jugement des autres. Isole-toi avec lui. Comprends-le. Agis ! »

 

SambaBD : Même si vous vous adressez à tout le monde, notamment aux parents, avez-vous des retours du milieu médical spécialisé par rapport à cette BD ?

 

Yvon Roy : Une chose est certaine, j’ai été surpris. Je pensais me faire rentrer dedans. Eh bien, pas du tout ! Pas du tout ! J’ai écumé l’Internet depuis sa parution et tous les commentaires sont positifs. Même de gens ayant des enfants autistes. Même de gens travaillant dans le domaine de l’autisme. Par ailleurs, le livre a été soumis à deux spécialistes par les éditions et tous les commentaires sont positifs. Tous, tous, tous… Je n’ai pas encore réussi à trouver un commentaire négatif… J’étais persuadé que ça allait arriver… Je me disais : « Je touche à quelque chose de tellement sensible. » Hé ben non, pas du tout. Le monde voit l’espoir que j’insuffle.

 

SambaBD : Ça semble pourtant logique mais c’est vrai que parfois, dans certaines professions, notamment dans le domaine médical, c’est un peu délicat, on peut vous reprocher d’empiéter…

 

Yvon Roy : Oui, oui… Ou simplement, parfois, un parent qui l’a eu très difficile et qui va dire : « Oh mais c’est facile, lui il l’a eu facile… », ce qui n’est pas vrai, parce que, au départ, mon fils était très affecté…

 

« …ta vie change et tu sais que ta vie ne rechangera pas dans l’autre sens. »

 

SambaBD : Et donc, à contrario, y-a-t-il eu des demandes d’interventions en milieu spécialisé pour étudier voire tenter de reproduire votre démarche, votre méthode, si on peut parler de méthode ?

 

Yvon Roy : Comme je l’ai dit, oui, il y a des éducatrices spécialisées qui ont reproduit en centre et qui ont eu les mêmes résultats. Pour le moment, beaucoup d’associations recommandent le livre.

Et c’est vrai que durant l’écriture, quand j’ai eu des moments de creux, des moments difficiles, parce que je devais revivre des moments que je n’avais pas eu le temps de vivre à l’époque…

 

SambaBD : Comment ça ?

 

Yvon Roy : Parce qu’on est dans l’action. T’as pas le temps de pleurer. T’as pas le temps de t’épancher. Tu dois… Tu te fais un visage puis tu vas au front. Mais quand j’ai fait le livre, ça a été pénible. Et tout ce qui me retenait à ça, toujours, c’était l’idée de parents qui… Ne serait-ce que par l’espoir que je donne, et peut-être les trucs aussi… Ne serait-ce que par le fait de leur dire : « étudie ton enfant. Ne prends pas les traitements génériques comme seuls traitements de ton enfant. » Et l’idée que des enfants et des parents puissent avoir une meilleure vie grâce à un livre, je me suis dit : « il faut que j’y aille, il faut que je le fasse. »

Parce que c’est trop dur. C’est horrible ! Ce diagnostic-là il est terrible ! Il y a un taux de suicide incroyable chez les parents d’enfants autistes. C’est terrible ! C’est une claque sur la gueule. Parce que ta vie change et tu sais que ta vie ne rechangera pas dans l’autre sens.

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SambaBD : C’est certain… Mais si l’on regarde vers l’avenir, avez-vous des projets actuellement ?

 

Yvon Roy : Oui, et curieusement, il se peut que je fasse un autre roman graphique autobiographique sur mon enfance. Parce que j’ai vécu une enfance atypique. C’était l’époque où la religion s’agrippait encore. La religion est partie beaucoup plus tard au Québec. Les lumières sont arrivées en retard chez nous. Il y avait beaucoup de sectes et j’ai donc grandi dans ce milieu-là, retiré des écoles, dans une secte.

Ou alors, carrément, m’évader dans quelque chose de complètement gore, complètement aux antipodes…

 

SambaBD : Avec un traitement graphique différent je suppose ?

 

Yvon Roy : Totalement ! (rires)

 

Odradek.

15/10/2017

Soirée de lancement du tome 21 de Largo Winch - L'étoile du matin

9782800168616-couv-M800x1600.jpgPour ce grand renouveau, les Éditions Dupuis ont vu grand. Ce « renouveau » car, vous ne le saviez peut-être pas (moi non-plus avant de m’y rendre), mais Jean Van-Hamme a décidé d’arrêter de scénariser Largo Winch. On a donc confié le bébé à Eric Giacometti, auteur de Thrillers et ancien journaliste économique. Cette soirée de lancement, donc, où la presse spécialisée et les partenaires étaient conviés, (plus de 150 personnes) s’est déroulée à Paris dans un cadre que n’aurait pas renié Largo Winch, à savoir le luxueux bâtiment (en partie classé) abritant l’ancien siège du Crédit Lyonnais (aujourd’hui LCL), non loin de la Bourse. Voilà pour le cadre.

IMG_8301.JPGPour le contenu, ce fut plus simple, au grand bonheur des invités. En effet, en lieu et place d’une succession de discours de responsables divers et (a)variés des Éditions Dupuis, nous n’avons droit qu’à une courte introduction d’un des patrons (peut-être le Big Boss lui-même, je n’ai pas bien suivi ce passage, occupé que j’étais à remplir mon verre de jus d’orange…), avant qu’un animateur de soirée vif et compétant ne pose quelques questions aux 2 auteurs : Philippe Francq, dessinateur historique et Eric Giacometti (donc…) le nouveau scénariste. Le tout de manière décontractée et debout, signe que l’on n’allait pas s’éterniser.

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IMG_20171009_0001.jpgD’ailleurs, on ne s’est pas éternisé… La com. de Dupuis étant réglée un peu comme du papier à musique, les deux nouveaux compères n’ont eu qu’à faire en gros les mêmes réponses aux mêmes questions que celles des interviews « officielles » qui circulent depuis sur Internet et ailleurs, reprises dans un fascicule publié sous forme d’un magazine : The Winch Magazine, distribué aux convives par la suite. Le moment fut agréable car agrémenté d’humour, mais pas que… En effet, alors qu’on abordait la re-fiscalisation de Largo Winch (air du temps, air du temps… air du tant mieux !), la soirée fut interrompue par un message des Anonymous à l’attention de Largo diffusé sur les grands écrans qui, jusque-là, nous narguaient de cases splendides et lumineuses de l’ami Francq. Dans le même temps, chaque invité recevait un SMS des Anonymous reprenant le texte dit par l’homme masqué dans sa vidéo. Intervention simple mais efficace pour rendre encore plus vivante cette soirée déjà placée sous les bons augures du traiteur Dalloyau…

 

La suite, un peu moins intéressante, vit les auteurs rejoints sur scène par 2 intervenants du monde de l’Economie. Le premier était un haut responsable de Carrefour France (Carrouf, selon la fangue lourchue de l’animateur de la soirée) venu nous vanter ses bananes bios. La seconde était une femme au discours social ambitieux (son speech concernait la RSE – Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) mais qui n’accoucha que d’une souris… En effet, elle semblait jubiler en nous présentant son grand-œuvre : la mise en place du recyclage des cartes Ticket Restaurant (en plastique). Je peux vous dire que l’auditoire fut hyper impressionné, tout comme l’aurait été Largo Winch lui-même s’il utilisait ces fameuses cartes Ticket Restaurant… Bref. Quoiqu’il en soit, cette partie fut assez vite expédiée et l’on put passer aux choses sérieuses : Dégustation de petits fours (je vous recommande les éclairs au chocolat de Dalloyau) et tentatives de captage d’un (ou des deux !!!) auteur(s) pour mini-interview improvisée.



 

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Bon, dans la vie il y a deux sortes de types : ceux qui arrivent à capter les auteurs dans un coin pour les saouler de questions auxquelles ils ont déjà répondu mille fois alors qu’eux voudraient juste SE saouler tout court, et il y a ceux qui testent les combinaisons jus de fruits rouge – toasts au saumon – éclairs au chocolat (encore et toujours…). Je vous laisse deviner qui tenait le gun et qui tenait la pelle… De toute façon, l’essentiel de ce que les auteurs ont à dire sur ce nouveau tome (excellent par ailleurs…) se trouve là : http://www.dupuis.com/largo-winch/bd/largo-winch-tome-21-.... Quant à moi, je peux vous dire que si vous passez près du 101 rue du Faubourg St Honoré, pour 6€50 (oui, oui, vous avez bien lu, seulement 6€50) vous pourrez vous empiffrer d’un éclair au chocolat grand comme mon petit doigt… C’est pas la classe ça ?

 

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En tout cas, une bien belle soirée pour un bien bel album !

 

Odradek.

 

PS : un grand merci à Nicolas Z. de lecteurs.com pour m'avoir convié à cet événement.

03/09/2017

Un jour au festival BD de Bruxelles.

Dans le labyrinthe du Bozar, des machines bizarres, une expo Thorgal, une autre sur Gaston, un coin sexy, l’élève Ducobu,des taches de peinture, des objets en l'air , une file énorme pour Zep, des dédicaces....

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Direction le parc royal, en voiture Simone, Renaud,Sébastien Vives, Nicolas Pitz,chez Kennes, chez Paquet,chez Star Wars,chez les monstres, Scotto en interview etc....

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Écrit par Samba dans Actualité | Commentaires (0) | Tags : bd, dedicaces, festival bd, bruxelles |  Facebook | |

14/02/2017

Festival BD de la province de Liège.

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Un stand Paquet était présent pour la 1er fois à Liège !

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Tony SANDOVAL

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Michel KOENIGUER

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Les bouquinistes en nombre mais pas un seul manga, dommage !

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Tatiana Domas avec pas mal de projets à venir .
Retrouvez la sur FB ICI

 

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Pas mal d'auteurs serbes cette année comme ALEKSIC Vladimir,BANOVIC Sinisa,BRADA, FIKI I.S,JOVANOVIC,SUBIC Stevan

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Un morceau de tarte au riz, une spécialité locale .

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Capia.

Avec un projet participatif steam punk à venir .
On va suivre cela de près sur SambaBD .

Retrouvez la aussi sur FB ICI.

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Sa magnifique dédicace.

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Focus sur les auteurs du coin comme Martin Jamar.

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Et aussi le grand Hermann.

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Une petite expo très sympathique sur Athur Pironton, le dessinateur de Jess Long .

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Place aux jeunes talents de demain.

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12/02/2017

Hommage à Jiro Taniguchi.

Un très grand monsieur qui nous a quittés...

 

 

Écrit par Samba dans Actualité | Commentaires (1) | Tags : taniguchi, deces |  Facebook | |

12/01/2017

Résultats des Samb'Or 2016

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Après 15 jours de votes et de batailles acharnées sur les réseaux sociaux pour défendre les couleurs des uns et des autres, les dés sont jetés et les petits lingots virtuels vont pouvoir être distribués.

Merci à tous les participants d'avoir joué le jeu. Il y a eu de nombreux votes, plus dans les catégories couverture et dessin que dans les autres, ce qui est logique puisque l'on peut y voter sans avoir forcément lu les albums.

Une fois de plus, les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans l'attribution de ces récompenses. On voit que certains auteurs y sont très actifs.

Bravo aux vainqueurs bien sûr, mais bravo aussi à tous ceux qui ont figuré dans ces sélections de haut vol. Ils méritent tous un petit lingot d'honneur !

 

 

Samb'Or 2016 de la meilleure couverture

 

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Confessions d'un enragé de Nicolas Otero - Glénat

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Des couleurs vives qui attirent l’œil, un personnage anthropomorphe pour le moins intrigant avec sa tête de chat, un regard déterminé avec les yeux fixés sur un point précis. Cette couverture donne envie de savoir ce qu'il y a derrière ...

Bravo à Nicolas Otero pour cette belle couverture, et pour ce résultat qui doit beaucoup aux réseaux sociaux.

 

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 Samb'Or 2016 du meilleur dessin

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Carlos Puerta pour Jules Verne et l'astrolabe d'Uranie - Ankama

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Un auteur qu'on aime beaucoup chez Samba BD ! Entre peinture et dessin, ses planches dégagent une force incroyable. Carlos Puerta est un auteur qui gagnerait à être plus reconnu.

A quelques voix près, on trouve en deuxième place Odrade avec son bel album Le chat qui n'aimait pas les croquettes et un dessin qui vaut le coup d’œil pour sa technique hors sentiers battus du crayon blanc sur papier noir.

 

 

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 Samb'Or 2016 du meilleur scénario

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Joël Callède pour Mitterrand Requiem - Le Lombard

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Un très bel album qui nous montre un vieux Président au crépuscule de sa vie, faisant le bilan de sa vie politique. Réflexion, introspection et spiritualité sont au rendez-vous dans cet album où Joël Callède porte un regard sans concessions sur une personnalité politique hors norme, sujette autant à l'admiration qu'à la détestation.

En deuxième place à trois voix près, on trouve un très bel album aussi : Un maillot pour l'Algérie de Kris et Bertrand Galic, dessiné par Javi Rey. A découvrir cette fabuleuse histoire de la création de l'équipe de foot Algérienne en pleine guerre, où quand la politique et le sport se rejoignent.

 

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 Samb'Or 2016 du meilleur Album

 

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The long and winding road de Christopher et Ruben Pellejero - Kennes Éditions

 

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Un des coups de coeur de Samba Bd de cette année. The long and winding road est un road movie rempli d'émotions, d'humour et de rock'n roll. Christopher et Ruben Pellejero nous embarquent à bord d'un vieux combi VW sur les traces du mythique festival rock de l'île de white de 1970. A lire absolument en écoutant la bande son proposée à la fin. 

La deuxième place est prise par Pereira Prétend, adaptation en bande dessinée du roman de Antonio Tabucchi par Pierre-Henry Gomont.  Dans le Portugal des années 30 en pleine dictature Salazariste, Pereira prétend raconte la prise de conscience d’un homme confronté à la dictature. Ou quand un homme décide de se battre la plume au poing ! Devenue une œuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure.