07/12/2011

Pendant ce temps à WHITE RIVER JUNCTION

whire river.jpg   Les chroniques d’un voyage du dessinateur et scénariste Max de Radiguès sur le continent américain.

   L’auteur Max de Radiguès est invité à résider une année au « center for cartoon studies » situé dans le village de White river junction dans le Vermont aux Etats-Unis. C’est l’occasion pour lui de tenir une chronique dans le supplément FOCUS du magazine d’information le Vif l’express sur la période septembre 2009/mai 2010 et ensuite de rassembler le tout sous la forme d’un album, Pendant ce temps à WHITE RIVER JUNCTION,  aux éditions 6 pieds sous terre. C’est  une belle opportunité pour ceux qui ne le connaisse pas, d’aller à sa rencontre et découvrir un auteur intimiste qui prend son destin en main. Membre très actif de la maison d’édition l’employé du Moi (petit éditeur bruxellois indépendant avec de beau projet qui ne demande qu’à grandir), scénariste, dessinateur, coloriste,… Max de Radiguès touche à tout. Vous découvrirez, dans cet album, un dessin minimaliste au trait à la fois léger et précis agrémenté de couleurs bien travaillées, les tons d’automne dominent étonnement. Le tout donne un ensemble maitrisé qui sonne finalement comme une signature de l’auteur. Son trait est facilement reconnaissable, ingrédient trop rare de nos jours pour ne pas être précisée.

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   Format intéressant, beau dessin, belles couleurs, tous les ingrédients sont présents pour former un bel objet (plutôt qu’un vulgaire tas de papier). Pourtant nous sommes obligés de noter l’absence, assez cruelle, de contenu. De Radiguès joue la carte du choc des cultures mais sans succès. Là où des auteurs tels que Lewis Trondheim (Carnet de bord) ou Guy Delisle (Shenzhen, Pyongyang,…) mettaient l’accent sur le dépaysement et l’auto dérision, WHITE RIVER JUNCTION enfonce des portes ouvertes avec assez souvent un manque de recul évident. On ressent l’enthousiasme de l’auteur procuré par ce voyage mais il ne parvient que trop rarement à nous le transmettre.  Et franchement, 11 euros pour un petit format de 64 pages qui présente des planches qui sont, ici, à leurs troisièmes vies (après FOCUS et le site de Max de Radiguès) ce n’est pas l’investissement en or de l’année.


   Pour les curieux que cette chronique aura intrigué, les planches de cet album sont visibles sur maxderadigues.com mais on préfèrera se tourner vers des œuvres, du même auteur, bien plus inspirée tel que Jacques Delwitte, LITTLE WHITE JACK aux éditions l’employé du Moi.        



  Le + : Un dessin léger, précis et une édition investie font de cet album un bel objet.

  Le - : Le manque cruelle de contenu nous tournera plutôt vers d’autres œuvres plus inspirées de l’auteur ou vers une relecture de Trondheim et Delisle.




Info en vrac
Chroniques
Parution : octobre 2011
Editions 6 pieds sous terre
Dessin et scénario de Max de Radiguès
Prix : 11 euros
www.maxderadigues.com
employé-du-Moi.org
www.pastis.org /6piedssousterre

 William.

Commentaires

merci William pour cette chronique d'un titre qui se retrouve dans la liste officiel d'Angoulême 2012.
On sait maintenant à quoi s'attendre.

Écrit par : samba | 07/12/2011

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Oui, digne d'Angoulème...Faudra que chacun se fasse son propre avis, je pense...

Écrit par : Capitol | 07/12/2011

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Ben tu vois. Je savais même pas qu'il était sur la liste d'Angoulême 2012.

Écrit par : Monsieur William | 07/12/2011

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