30/11/2012

LES DRUIDES - Tome 7: Les disparus de Cornouaille.

Couv_172933.jpgPlancheA_172933.jpgDessin : Jacques Lamontagne - Scénario: Jean-Luc Istin

Editions Soleil

Collection Soleil Celtic

Sortie : 24/10/2012

48 pages

Prix conseillé : 13,95 €

ISBN : 9782302023611

Aventures celtiques

 

Résumé (de l’éditeur): Un forgeron est retrouvé mort en Cornouailles. Eventré, les entrailles dévorées. Le druide Corann fait appeler Gwenc’hlan et Taran, nos héros, pour qu’ils enquêtent sur ce meurtre et la mystérieuse disparition de sa famille.
De plus, il semble que cette disparition ne soit pas un cas isolé, d’autres se sont produites dans la région. Une nouvelle enquête par le désormais célèbre duo druidique, Gwenc’hlan et Taran.
 

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Mon avis : Le tome 7 de la série est sorti en librairie. Nos deux druides sont devenus des enquêteurs appelés dès qu’un mystère apparaît dans le monde celtique. Avec ce tome commence un nouveau cycle, une nouvelle enquête. C’est toujours aussi passionnant et autant bien torché.

Le scénario d'Istin est bien construit et a le chic de nous laisser en fin d’album sur un trou béant et une énorme question sans réponse. Qu’allons-nous faire pendant tout ce temps dans l’attente du tome 8 ? C’est insoutenable… Le scénario est bâti comme un film. Une première séquence qui plante le décor, ensuite, page 9, le titre de la série et de l’épisode lance définitivement l’album. Gwenc’hlan, le druide,  une sorte de Sean Connery des temps celtiques arrive et va s’atteler à découvrir le fin mot de l’histoire… Des Saxons, une bête sauvage, un phénomène supranaturel ? Son assistant, Taran, est là pour le seconder.

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Le dessin de Lamontagne est toujours au top. C’est un réel plaisir à la lecture. Quelques planches valent le détour et sont des chefs d’œuvre. Regardez le rêve de Taran (les pages 42 et 43), le dessin et le découpage y sont extraordinaires

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Cette série ne m’a pas encore déçu. Que du contraire, à chaque tome, c’est un plaisir renouvelé. Il est possible de lire le tome 7 sans avoir lu les tomes précédents mais ce serait vraiment dommage de se passer du début de cette formidable série de la collection « Soleil Celtic ».

 

Graphisme :   8,0/10

Scénario :     8,0/10

Moyenne :     8,0/10

 

Capitol.

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L'interview écourtée d'Olivier Speltens.

Une bien belle série vient de sortir chez Paquet.
L’armée de l’ombre et pas l’armée des ombres  comme je le dis à chaque fois.

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Voilà le pitch de l’éditeur pour l’histoire.

Fin 1942, Ernst Kessler ayant terminé sa formation de soldat au sein de la Wehrmacht est envoyé sur le front russe.  La réalité de cette guerre qu'il ne percevait qu'à travers les journaux se révèle brutalement toute autre.  Ernst Kessler doit affronter non pas un ennemi, celui auquel il s'attendait, mais deux ! En effet, l'hiver Russe s'avère un adversaire aussi redoutable que les Russes eux-mêmes.
Ce premier tome retrace le périple de Kessler traversant la Russie d'Ukraine jusqu'à Stalingrad.  Lui et ses nombreux camarades devront lutter tant contre l'ennemi, contre les partisans attaquant les colonnes de ravitaillement Allemande et contre un climat hostile et complice de la victoire Russe.
Ces multiples facettes d'un même combat ôteront la jeunesse et les illusions du jeune soldat Kessler lui révélant impitoyablement les pires horreurs que peut générer la nature humaine

Je vous invite maintenant à suivre un entretien que j’ai eu par téléphone avec son auteur, le bruxellois Olivier Speltens…..avant que la technologie ne me lâche après 9 min d’’interview…..Made in China a encore frappé.

Bonjour Olivier, avant de commencer, peux-tu nous faire une petite présentation de ton parcours avant l’armée de l’ombre ?

olivier s.jpgJ’ai fait un  parcours relativement classique après avoir suivi des études à St Luc .Je me suis lancé dans un projet qui a intéressé les éditions Joker, les larmes de pourpre mais qui n’a malheureusement pas donné suite et qui s’est arrêté au numéro 3 au lieu des 6 tomes  de prévus.
Et ensuite  M99 qui est arrivé à son terme mais sans arriver non plus au résultat escompté.

Avec l’armée de l’ombre, ça devrait marcher non ?

Mais écoutez, on croise les doigts. L’éditeur a beaucoup d’espoir en tout cas. Ce qui est  clair aussi, c’est que j’ai bien progressé.

Comment est né d’ailleurs ce projet et comment es tu arrivé chez Paquet ?
 
Ca, c’est très simple, c’est un sujet qui m’a toujours fort attiré. Déjà tout petit, j’ai commencé avec des maquettes d’avion puis après je me suis intéressé au contexte dans lequel évoluait ces appareils. Je me suis renseigné sur toutes les armées, américaines, anglaises et allemandes etc.et puis j’avais remarqué que le coté « allemand » était relativement peu traité, peut être encore un sujet un peu tabou. J’avais donc envie de me lancer, il fallait le bon moment et après avoir lu le Grand Duc de Romain Hugault, c’est tout à fait les éditions qui me convenaient.

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D’ailleurs quand j’ai ouvert l’album, j’ai trouvé pas mal de similitude avec le trait de Romain Hugault et notamment au niveau des couleurs ?
Effectivement, je n’avais non plus pas trente mille solutions pour rendre l’hiver  du tome 1. C’était soit le blanc ou le bleu pour rendre cette impression de froid et de grand espace.
Sinon, c’est vrai que cela se passe au même moment, la même armée.
J’ai quand même essayé de m’en éloigner  un peu et pour le moment, je n’ai pas eu des reflexions à ce niveau là mais c’est clair qu’on me compare beaucoup à Romain.
Ceci dit, je le prends très bien.

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C’est  une belle  référence non ?
Exactement, j’adore son dessin donc voilà.

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Maintenant, une fois le projet initialisé, vous avez du faire de fameuse recherche documentaire?

armée4.JPGAbsolument, déjà comme c’est une passion, je connaissais déjà  pas mal le sujet  mais il m’a fallu énormément de documentation, une partie via les moyens modernes mais aussi chez les passionnés qui collectionnent les uniformes allemands, les insignes et autres matériels de guerre. Certainsi recréent même des batailles qui sont l’air de rien une bonne source de renseignement.

J’aurais aussi voulu savoir la part de réalité dans l’armée de l’ombre ?

L’héros est purement fictif mais tous les lieux et les batailles sont authentiques .Il n’y a presque aucune place à l’invention même les journées  des soldats sont tirées de récits véridiques.

C’est là que l’appareil made in China a stoppé net pour d’obscure raison l’enregistrement.
Mais avec ce bout d’interview et les illustrations, vous savez maintenant que le sérieux est de mise dans cette nouvelle série chez Paquet. Les amateurs du genre savent maintenant pourquoi ils doivent l’acquérir.

29/11/2012

We are the Night 1. 20h-01h

Couv_107395.jpg11571-28489.jpgScénario : Ozanam, Antoine
Dessin : Kieran
Couleurs : Kieran
Dépot légal : 03/2010
Editeur : Ankama Éditions
Collection : Hostile Holster
Planches : 74 

20h.Valery se lève et souhaite immédiatement boire un verre. En chemin, il croise une patrouille de policiers tergiversant sur les coïncidences historiques ! Ces derniers  « voient sans le voir » Lorenzo en route vers l’appartement de son amant … 19 personnes vont ainsi mêler leur destin, se croiser, interagir le temps d’une nuit. Pèle mêle, le lecteur rencontre ainsi un mari truand voulant éliminer sa femme infidèle (avec un flic de surcroît), un groupe de jeunes voyous projetant un braquage, une demoiselle désirant une nuit d’amour pour ne pas être mariée de force au pays ou encore, une vendeuse désespérée tâchant de remonter le moral d’ une candidate au suicide.

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Le principe de ce diptyque est basé sur le modèle d’une mosaïque. Tout s’enchaine et s’interconnecte. Comme un puzzle sombre dont les pièces se positionnent toutes seules, sans temps mort. Ozanam emprunte les chemins d’un genre cinématographique de type « destins croisés » comme « ShortCuts » de R. Altam (culte !). les personnage sont d’importance égale et le scénariste vous fait passer d’un personnage à l’autre comme si le lecteur était une caméra. Les codes du polar sont bien présents : les truands, l’exploitation des bas instincts humains, la cupidité, le doute, la violence … Ce roman policier bien sombre est mené tambour battant. Mais cet opus est une mise en bouche avant l’action : la tension est palpable, cela monte en nervosité à chaque retour sur protagoniste et…le vertige du drame n’est pas loin. Si cela reste une gageure de mettre en scène une vingtaine de personnages, A. Ozanam démontre une vraie maitrise dans le découpage et l’enchainement des séquences. Tout est bien huilé.

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Les dessins sont à l’image du scénario : torturés mais précis, tranchés mais réalistes. L’influence comics, notamment M. Mignola (Hellboy) est palpable. A noter la touche réaliste car l’intrigue se situe à Lyon : les connaisseurs seront ravis de jouer à reconnaitre les différents lieux de l’action. Un petit plus qui a ravi votre serviteur ! Les couleurs délavées d’E Picq (pas cité aux auteurs mais juste remercié en page 2 ? curieux !) font merveilles. Elles donnent un ton suintant et sombre tout en harmonie avec le scénario ténébreux.

Hostile-Holster.jpgOzanam et Kieram ont pris un réel plaisir à brouiller les cartes pour nous attirer au plus sombre de la nuit. Et cela n’est pas pour déplaire aux fans de polar. Notons encore une fois la performance d’Ankama éditions. Via sont label Hostile Holster, cette maison d’édition continue de produire des petites merveilles. Je ne saurai que vous conseiller de vous plonger dans cet univers !

8.5/10

Tigrevolant

Elya T1 : naissance

Elya, les brumes d'Asceltis1.jpgElya, les brumes d'Asceltis1e.jpgAuteurs : Jarry et Maconi.
Editeur : Soleil.
Sortie : 09/2011

Trahison !
L’arbre de vie n’a plus enfanté de Sylve depuis plusieurs générations. Mais alors que le peuple Scent des Arden perd son roi, un espoir renaît: l’essence du vieux monarque pourrait à nouveau féconder l’arbre de vie.
Alors que la cérémonie d’Eveil bat son plein, que l’arbre de vie frémit sous l’énergie vitale du roi Scent, un conflit éclate entre ses deux fils pour la succession. Erwal le banni, assassine son frère et ses proches. La Sylve vient au monde en plein combat, le druide qui devait l’initier est tué sous ses yeux...
Terrifiée, elle s’enfuit, traquée par les chasseurs d’Erwal. Le nouveau roi des Arden a trahi les anciens usages: Il ne peut la laisser vivre...

Vengeance.
Elya est déjà la 2e succursales après les exilés  des Brumes d’Asceltis . Franchement, on fait des spin- offs avec trois fois rien maintenant .Déjà que je suis très critique sur les XIII Mystery, les mondes de Thorgal mais alors ici, je n’ai pas peur de dire que ce genre de série « pollue »fameusement  la production actuelle. Vous me direz qu’on a le choix mais attention, vous la payez aussi cette surproduction car il faut bien les « produire »  tous ces albums.
En plus ici, vous devez attendre les 2/3 de l’album pour voir l’héroïne des « brumes » surgir d’un arbre. Avant cela, on vous a fait patienter avec une bonne dose de vengeance et trahison. Mais au final, un intermède pas très utile pour la suite du programme. La bonne idée vient vers la fin avec l’apparition du  ténébreux Fushu qui fait penser au Rige de la quête de sieur Loisel. Le pire, c’est qu’à la fermeture de ce tome 1, on a presque envie de continuer l’aventure alors qu’on en a déjà lu des centaines de ce genre d’histoire.
Le dessin de Maconi est de bonne facture .J’ai seulement un peu tiqué sur les transitions temporelles qui ne sont pas spécialement bien  balisées, il faut souvent  une ou deux cases pour s’en rendre compte.
Sinon, pas besoin de revenir dans 3 jours pour la cérémonie de l’éveil pour savoir que cette série ne m’a pas spécialement emballée.


Scénario : 5/10.
Dessin : 6/10
5.5/10 Global.
Public cible : celtic addict.

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Samba.
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