31/12/2012

MICHEL VAILLANT - Saison 2 - Tome 1: Au nom du fils.

Couv_172413.jpg1212251208590001.JPGDessin : Bourgne et Benéteau - Scénario: Graton et Lapière

Editions Graton - Distribution : Dupuis

Sortie : 16/11/2012

56 pages

Prix conseillé : 15,50 €

ISBN : 9782800154206

Aventure, sport automobile.

 

 

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Résumé (de l’éditeur): C'est le grand retour de Michel Vaillant, le pilote-vedette des plus grands circuits internationaux. Confronté aux nouveaux enjeux sportifs et technologiques, le clan Vaillant doit faire face aux évolutions de l'industrie automobile, mais aussi aux mutations de la société. Trois générations d'hommes et de femmes ont désormais en main le destin de l'entreprise, dont le tout premier challenge est de renouer avec la victoire, en débutant par le WTCC, le très disputé championnat du monde des voitures de tourisme. Et de sauver la cohésion familiale, malgré les convictions contradictoires des uns et des autres.

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Mon avis : Le grand retour de Michel Vaillant ! Après Alix « Sénator », voici Michel Vaillant « Saison 2 ». Relookage complet de la série, Michel Vaillant a un peu vieilli (pas trop, hein !), il est un peu moins lisse. Il a des soucis surtout et pas un peu…Il a pris un coup dans l’aile ! La firme Vaillante n’est plus au top et n’a pas bien pris le virage des changements technologiques d’autant plus que le père Vaillant ne veut pas entendre parler des nouvelles technologies et de la voiture électrique. Il veut que ses voitures fassent toujours « vroum vroum » ! Le grand Michel Vaillant se retrouve en WTCC dans une voiture de second plan. La gêne ! En plus de cela, son fils lui pose des problèmes alors qu’il bénéficie d’un enseignement de haut niveau dans une école privée pour gens friqués en Suisse. On va finir par s’apitoyer sur son sort alors qu’il est loin d’être à la rue…Heureusement que les scénaristes n’avaient pas prévu les lois fiscales du Président Hollande, car on aurait vu une vague de suicide parmi les lecteurs inconditionnels du clan Vaillant ! La situation est grave mais pas désespérée. Ne vous en faites pas ! Michel Vaillant gagne sa première course de sa « saison 2 » en page 26…Il y a des limites à l’indécence à ne pas dépasser !

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Au niveau du dessin, Bourgne et Benéteau  ne se débrouillent pas trop mal. Qui fait quoi ? Je ne peux répondre à la question. Les personnages ne sont pas vraiment les mêmes que ceux dessinés par Jean Graton mais c’est très proche. La différence peut être mise sur les stigmates du temps qui passe…Les voitures, la course et les décors sont très bien rendus. Je n’ai pas vu de grosses différences. Nous avons au final une ligne claire très dépouillée au niveau des arrière-plans. Pas de reprise d’une série à succès sans un niveau d’exigence élevé au niveau du dessin. Je pense que l’éditeur l’a bien compris…

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Pour le scénario, le fils Graton s’est adjoint Lapière qui n’est pas le premier venu dans la branche. Ils ont bien planté le décor, s’inspirent de la crise actuelle de l’automobile, les délocalisations, les changements des technologies pour mettre du piment dans la sauce et mettre à mal le clan Vaillant. C’est un choc des générations aussi qui va laisser aux auteurs beaucoup de possibilités de développement de la narration. Même si en fin d’album, nous restons sur un mystère, mon petit doigt me dit que le fils rebelle de Michel Vaillant sera peut-être le sauveur dans quelques tomes de la société Vaillante…Bref, attendons la suite…Pour moi, le scénario est la pierre angulaire du renouveau de la série et c’est pas trop mal.

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Reste à vendre le concept avec force de marketing. La distribution est faite par Dupuis, un bon point. L’album en lui-même est très réussi avec une couverture « matée » du plus bel effet. Un « frontispice »  est offert avec la première édition. D’après le dictionnaire « Larousse », il s’agit d’une gravure placée en regard du titre d’un livre. Il s’agit en réalité d’une planche en noir et blanc, une recherche graphique sur Michel Vaillant faite sur un papier épais et de bonne qualité. Un petit plus pour l’album et un joli mot, plus très usité, repris par l’éditeur.

Le seul détail qui fâche : le prix ! Le prix officiel est de 15,50€. Un peu cher pour une série à l’origine populaire qui devrait se vendre aux alentours de 10 à 11€. Ce n’est pas loin de 50% en plus ! Le produit Michel Vaillant a été placé très haut et je crains que cela n’en refroidisse certains. Le syndrome Tintin ? Bien évidemment, quand il faut payer deux dessinateurs, deux scénaristes, les droits d’auteur de Jean Graton, un album bien fabriqué et tout le reste, cela devient cher, très cher… Cependant, j’ai l’impression que cette série vise maintenant des cinquantenaires friqués qui avaient douze ans dans les années ‘70 (soixante-dix pour nos amis français). Comme Michel Vaillant, l’éditeur doit se refaire. La crise ? C’est une question de mentalité ! Michel Vaillant est de retour, il faut faire tourner la machine à plein rendement. Soyons optimiste…Allez Michel, t’es pas tout seul et on t’aime bien mais tu nous coûtes cher ! Celui qui aime ne compte pas, les marketeurs l’ont compris, eux !

 

Graphisme :   8,0/10

Scénario :     8,0/10

Moyenne :     8,0/10

 

Capitol.

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Tale of sand.

0.jpg1.jpgAuteurs : Jim Henson, Jerry Juhl et Ramon K.Pérez.
Editeur : Paquet.
Sortie : 11/2012

La chasse à l’homme.
Mac, jeune américain ordinaire, se voit confier par le shérif d’une petite ville tout droit sortie d’un western, une étrange mission : rejoindre coûte que coûte « la montagne de l’aigle ». Pour y parvenir, il ne dispose que d’une vieille carte, d’un sac à dos, d’une injonction en forme de conseil « cours, petit, cours ! » et de 10 minutes d’avance. Sur qui, sur quoi ? Mac sortira-t-il indemne de cette aventure ?

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Tout un programme.
D’abords un petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Jim Henson, c’est le génial inventeur du Muppet’s Show. Ce touche à tout avait aussi écrit une histoire pour un film dans les années 70, ce fameux Tales of sand mais son scénario fut refusé à chaque fois. Une sorte de projet maudit qui nous arrive aujourd’hui sous forme de BD. A peine sorti, cette adaptation a raflé plusieurs prix au dernier  Eisner Awards .
Bref, je suis curieux de lire çà, bien que l’intitulé de « comédie dramatique surréaliste » fasse  un peu peur, mais lisons avant de nous faire des à priori.
On commence par un patchwork, on danse, on rit, on acclame. L’histoire se focalise sur Mac. Un danger guette mais tout le monde a le sourire. Le voilà lancé dans une course effrénée pour sauver sa peau. Les situations loufoques s’enchainent, on est en plein délire, je parlerais même de folie ou alors un truc onirique sans logique. Je dois avouer que je me suis piqué au jeu et que j’imaginais avec plaisir le bazar qui allait encore tomber sur notre héros. C’est presque jubilatoire.
Il faut dire que le graphisme de Ramon K.Perez  accompagne admirablement cette frénésie. Au départ, on a l’impression que c’est un joyeux foutoir accompagné de couleurs pétantes mais non, le tout est d’une lisibilité incroyable, on lit presque cette d’œuvre d’instinct. Pour une fois que mes repères de mangeur de pages dessinées sont mis en défaut, j’en suis ravi.
Par contre, je me demande quel est le message subliminal de cette affaire ? Je me pose encore la question du but de cette fuite.
Voilà, vous l’aurez compris, ce n’est pas un roman graphique pour les esprits cartésiens mais bien pour ceux qui aiment être surpris par un joyeux délire.
Pour la cote, impossible à déterminer, c’est génial  pour les uns ou complément absurde pour les autres, c’est selon.
Pour ma part, ce sera  un audacieux coup de cœur.

Samba.

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30/12/2012

U-boot T3 : Jude.

U-Boot3.jpgU-Boot3d.jpgAuteur : J-Y Delitte.
Editeur : 12 bis.
Sortie : 11/2012.

Lavage de cerveau.
Après avoir détruit le siège central du groupe Maher et assassiné son PDG, l’énigmatique Heinrich Himmel, Jude — la tueuse à la chevelure blanche — s’est réfugiée au Nevada, dans une ancienne base militaire désaffectée connue sous le nom de Aera 51.
Monsieur le président-directeur général.
Voilà bien un album qu’on n’attendait pas. Le mot fin était  pourtant clair et net sur la dernière page du tome 2. Et puis voilà que l’histoire continue en se focalisant sur la tueuse Jude. Il fallait bien un complot machiavélique d’envergure un peu tiré par les cheveux pour faire rebondir l’affaire. On retrouve la même  structure que pour  les deux premiers tomes avec de très nombreux flashback. Heureusement qu’on nous aide avec un repaire temporel pour bien situer l’époque sinon ce serait une belle mayonnaise. En plus, on a une pléiade de personnages secondaires dont les facies ont la fâcheuse tendance à tous se ressembler, c’est bien le seul grief que je ferais pour le dessin car j’ai trouvé l’univers futuriste de Jean Yves Delitte très convainquant.
Franchement, j’ai du mal à savoir sur quel pied danser avec cette série. J’ai bien aimé la qualité des univers proposés, aussi bien le monde clos de l’U-boot que pour les technologies futuristes. Par contre, je n’ai pas ressenti la moindre parcelle d’empathie pour aucun des personnages. C’est souvent le cas d’ailleurs chez Delitte, on fait rarement dans la dentelle et dans l’émotionnel.
C’est sûr, ce n’est pas du Gibrat.
Je qualifierais quand même ce dernier  tome 3 de dispensable mais allez savoir si c’est vraiment la fin.
Scénario : 6/10
Dessin : 8/10
6.5/10 Global.
Samba
On en parle sur le forum.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : u-boot, delitte, science fiction, sf, 12bis, 6.510, 112012 |  Facebook | |

LES MONDES DE THORGAL Louve : tome 2 « La main coupée du dieu Tyr »

Scénario : Yann
Thorgal (Les mondes de) - Louve2.jpgThorgal (Les mondes de) - Louve2e.jpgDessin : Roman Surzhenko
Couleurs : Graza
Illustration de couverture : Roman Surzhenko
Dépôt Légal : novembre 2012
Editeur : Le Lombard
Format normal
ISBN : 978-2—8036-3103-2
Planches : 46



Résumé :

Dans le tome 01, Louve est attirée vers un terrier mystérieux par une meute de loups… elle y découvre un paradis où la violence est bannie. Pour sauver son père, Louve laisse Azzalepston lui enlever sa part sauvage.

Dans ce second tome, la part sauvage de Louve doit récupérer la main droite coupée du dieu Tyr, et la rapporter à Azzalepston afin de devenir Louve à part entière. La moitié faible de Louve sera aidée par les dieux afin de participer à la même quête, dans le but de réunir ses deux moitiés et redevenir l’enfant qu’elle était !

Mon avis :

Dans le premier tome, le récit reste collé à l’univers de Louve, l’enfance ; les épreuves restent abordables par une enfant des dieux.

Dans le tome 2, le scénario alterne entre la quête de l’enfant et les débordements des adultes qui l’entourent : tentative de séduction de sa maman, galipettes de Vigrid… les adultes paraissent terriblement  « mortels »  par rapport au courage de Louve. L’histoire délaisse un peu l’univers scandinave, au profit de créatures fantastiques me faisant penser aux bestioles peuplant l’univers de Pelisse dans « la quête de l’oiseau du temps ». Le vocabulaire ne s’appuie plus sur la mythologie des dieux vikings pour nommer les nouveaux personnages : « Lannfeust », forgeron du village,  « evranim » (ou minerva) chouette mascotte de Louve, mage azzalepston… Cela me paraît un peu léger par rapport à la gravité de la situation de Louve. La BD mère n’a jamais pris par-dessous la jambe les différentes aventures de Thorgal et de sa famille, j’ai toujours associé les personnages à la quête de la perfection, de la pureté, défendant le bien contre le mal.
Je reste un peu sceptique quant à ce tome, Aaricia ne me convainc pas en tentant de repousser son séducteur, les créatures me semblent un peu trop monstrueuses pour être honnêtes.
Bref, si l’histoire était restée dans la veine du premier tome, ce spin off aurait pu s’adresser à un public jeunesse,  cela manque un peu de sérieux pour les fans de Thorgal.
Par ailleurs j’aime beaucoup  le dessin qui est très clair, un peu moins expressif que celui de Rosinski, très détaillé, semi réaliste, il est bien adapté à une série jeunesse. Premier album réalisé sans la patte de Grzegorz Rosinski, la couverture n’est pas mal du tout.

 
On en parle ici :

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Ma note :
Scénario : 6/10
Dessin : 8/10
Moyenne : 7/10
Planante