27/01/2014

Le muret.

muret.jpgmuret 2.jpgAuteur : Céline Fraipont et Pierre Bailly.

Editeur : Casterman (écritures)

Sortie : 01/2014

 

J&B

 

Par deux auteurs nouveaux venus chez Casterman, un portrait d’adolescence sensible et touchant, aux accents mélancoliques et universels.

A treize ans, Rosie vit une situation peu commune : ses deux parents durablement éloignés à  l’étranger et ne s’occupant d’elle qu’épisodiquement, elle doit se débrouiller au quotidien presque entièrement seule. Son seul point d’ancrage est son amie d’enfance Nath, avec qui elle entretient une relation presque fusionnelle. Mais les amitiés sont aléatoires et fluctuantes à  cet âge. 

Progressivement mise à distance par Nath, Rosie, de plus en plus isolée, se réfugie dans l’alcool et l’absentéisme scolaire.

 

Les cellules des chroniques combattantes.

 

le muret.jpgLe terme universel que l’on trouve dans le résumé est pour moi, « on ne peut plus juste ». Car cette histoire d’une adolescente en pleine délinquance a fait écho en moi à pas mal de mes  propres souvenirs. Je serai donc pas très objectif sur ce coup là car les  images du passé sont propres à chacun d’entre nous. 

Déjà l’époque et lieu, la Belgique en 1988, correspondent aux miens. Il y a des détails qui ne trompent pas : les CCC, les slugs ou bien  le bus de la médiathèque, ce sont vraiment des « marqueurs» d’une époque. Comme l’héroïne Rosie, le brossage scolaire fut un temps ma spécialité tout comme les faux mots d’excuse, les premiers concerts, la solitude … bref, j’ai été envahi pas une vague d’émotion, un rien de nostalgie aussi pendant ma lecture. Ah, l’adolescence, ce passage obligé vers l’âge adulte. 

Le point fort de cette œuvre, c’est la justesse des propos, j’ai rarement lu une description aussi pertinente de la solitude et des angoisses qui l’accompagnent.

Elle va descendre très profondément dans l’ abîme la petite Rosie, Il vous sera impossible de ne pas avoir d’empathie pour cette âme en détresse. Et c’est avec un certain bonheur qu’on aperçoit une petite lueur au bout du tunnel pour elle. Vu la justesse de l’histoire, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une autobiographie. Il faudrait demander à l’auteure pour en savoir plus.

Le dessin de Pierre Bailly pourrait paraître assez simple au premier regard mais il arrive à jouer habilement avec le noir et blanc  pour nous permettre de rentrer dans la vie de Rosie d’une façon très intime et percutante. On va plus loin d’une simple description, on EST dans la tête de Rosie. 

J’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette tranche de vie entre désarroi et espoir.

 

a07-3e78901.gif dessin.

a09-3e78912.gif Scénario

a09-3e78912.gif Global.

 

Samba.

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Commentaires

Je trouve aussi cette histoire tellement vrai, surtout en ce moment. Dans la majorité des cas, les enfants et les adolescents sont délaissés par leurs parents, qui passent leur temps à travailler. Et les adolescents ne trouvent réconfort que dans la délinquance.

Écrit par : Julie | 27/01/2014

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Inquiétant constat en effet .Merci pour ton com.

Écrit par : samba | 27/01/2014

Samba en décrochage scolaire...;-)Cela ne s'est pas trop mal terminé comme je vois...On en apprend tous les jours sur ce blog...

Écrit par : Capitol | 27/01/2014

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Je trouve cet bande dessiner, très intérressante, sur un sujet complexe. Certes, il faut tout de même pas dramatiser, les parents peuvent délaissés leurs enfants par leurs travaille respectifs, cependant c'est en parti pour eux, qu'ils travaillent, pour payer leurs frais de scolarités et autres, donc ne pas faire des généralités.

Écrit par : Revente LMNP | 20/11/2015

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