28/08/2014

LES CONTREES SAUVAGES -Tome 1.

Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 09/2014.Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 09/2014.Dessin & scénario : Jirô Taniguchi

Editions Sakka (Casterman)

Sortie 03/09/2014

232 pages -Broché

Prix conseillé : 13,95 €

ISBN : 9782203084438

Histoires courtes, aventure, western, nature.

 

Résumé (de l’éditeur) : L’auteur de Quartier lointain nous propose un périple à travers les grands espaces au milieu d’une nature cruelle et ses créatures hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Dans cette anthologie en deux tomes, nous découvrons une facette encore méconnue en France de l’œuvre de Taniguchi : l’époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s’essayait à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d’histoires.

 

Mon avis : Casterman via sa filiale Sakka, spécialisée dans le manga, continue à publier les premiers travaux de Jirô Taniguchi, le mangaka préféré des européens. L’éditeur nous propose un nouveau diptyque (deux albums) intitulé « Les contrées sauvages » dont le premier tome sort en ce début du mois de septembre 2014.Il s’agit en réalité de 8 histoires courtes sorties dans la presse japonaise entre 1975 et 1986.

 La préface de l’album, écrite par Wladimir Labaere, donne un éclairage particulier sur l’œuvre et je vais en faire un rapide résumé.

Cette série a pour thèmes ce qui est à l’origine du talent de Taniguchi. Tout d’abord, une ouverture sur le monde qui s’est développée grâce à la lecture de la BD franco-belge, peu disponible à l’époque dans son pays. Il en retient la richesse des décors et la multiplicité d’informations contenues dans chaque case. De la BD japonaise, il gardera la priorité accordée au mouvement. Il a aussi certains sujets de prédilection comme la Nature (avec un grand N) implacable vis-à-vis d’une humanité orgueilleuse et présomptueuse. Cette Nature, c’est les éléments et le règne animal. Non seulement, il s’adresse à la jeunesse mais apprend aussi à dessiner pour un public adulte. Pendant cette période de sa vie, il doit travailler beaucoup pour pouvoir vivre de son art. Avec quelques assistants, il va produire jusqu’à 120 planches par mois, aux dépens parfois de sa santé ! Taniguchi se nourrit de tout ce qu’il lit, découvre, visionne (films, télévision,…), d’anecdotes pour se lancer dans un récit. Il est boulimique, une vraie éponge. Le premier tome s’intéresse surtout aux « légendes de l’Ouest ». Taniguchi est probablement un des rares mangakas capable d’entrer dans ce monde particulier du western.

Au fil des histoires courtes et des années de « production », le lecteur va voir évoluer le graphisme de l’auteur, un dessin qui va petit à petit prendre de l’ampleur, se simplifier et devenir de plus en plus abouti.

Au niveau de la narration et du découpage, Taniguchi excelle et la progression est également remarquable. Son travail d’adaptation  et sa progression sont  remarquables. L’auteur japonais élague ses textes, fait passer mieux ses idées en moins de mots, se fait plus précis et plus concis.

Pour conclure, Taniguchi nous charme encore, même avec des travaux qui datent de ses débuts. On le voit grandir. Le jeune espoir du manga devient progressivement un des maîtres de la discipline mais aussi proche de la BD européenne. Le résultat est séduisant.

 

Dessin :             7,5/10

Scénario :          7,5/10

Moyenne :          7,5/10

 

Lien vers le site internet de l’éditeur : ICI.

 

Capitol

 

Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 09/2014

 

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