29/10/2014

La chute d'un ange

la chute d'un ange,daeninckx,mako,casterman,polar,moeurs,meutres,occupation,6.510,102014la chute d'un ange,daeninckx,mako,casterman,polar,moeurs,meutres,occupation,6.510,102014Scénario : Didier Daeninckx

Dessin : Mako

Editeur : Casterman

80 pages

date de sortie : août 2014

genre : polar noir

 

 

Printemps 1948 à Gagny en grande banlieue parisienne, Patronage de l’enfance orpheline. Le cadavre d’un enfant fugueur d’une douzaine d’années est retrouvé dans une carrière qui jouxte le parc de l’établissement. En apparence, une chute accidentelle est à l’origine du décès. Mais les marques d’une sévère correction sur le corps du gamin posent question…
Peu de temps après, à Paris, Philippe Crélard, patron de l’un des plus grands quotidiens du pays, est assassiné chez lui. Tout indique un crime de rôdeur. La pompe de ses funérailles, en présence de la quasi-totalité du gouvernement, souligne l’influence exceptionnelle du défunt, homme de pouvoir et de réseaux. « Enseveli avec son cortège de qualités et pas le poids d’un défaut dans le cercueil : un ange », comme le fait remarquer un peu cyniquement un policier.
Personnellement prise en main par le commissaire Pasquet, l’enquête de routine sur la mort de Crélard laisse néanmoins entrevoir l’envers de ce portrait flatteur : un passé pour le moins trouble durant la période pas si lointaine de l’Occupation et des questions troublantes dans le domaine des mœurs… Alors qu’on s’arrange pour faire endosser la responsabilité du crime à un lampiste, bon pour la guillotine, on s’apercevra presque par hasard que les deux décès que rien ne semble relier, celui de Gagny et celui de Paris, entretiennent en fait bien des correspondances.

 

Voilà le romancier Daeninckx et le dessinateur Mako de nouveau réunis pour un polar sombre aux relents pour le moins nauséabonds. Le climat de l'immédiat après guerre est encore lourd des ombres de l'occupation. Certains aimeraient bien effacer rapidement de la mémoire collective quelques actes qui pourraient bien entacher leur histoire personnelle.

Mêlant intrigue politique, affaire de mœurs et règlement de compte post occupation, Didier Daeninckx nous concocte là un récit où l'ambiance est divinement pesante. La narration volontairement lente, les dialogues percutants mis en scène par un dessin réaliste charbonneux confèrent à ce polar un côté sordide qui plaira certainement aux amateurs du genre.

Pour ma part, même si je me suis laissé surprendre par le dénouement, je n'y vois là rien de plus qu'un bon roman noir somme toute assez classique.

 

Ma note : 6,5/10

Loubrun

Écrire un commentaire