06/04/2015

Minimum T5 - Maya Miyazaki

minimum t5,maya miyazaki,glénat,910,erotisme-fantastique,022015minimum t5,maya miyazaki,glénat,910,erotisme-fantastique,022015Minimum T5

Scénario et Dessin : Maya Miyazaki

Editeur : Glénat

194 pages

Sortie : le 18 février 2015

Genre: érotisme, fantastique

 

 

Résumé de l'éditeur : La redoutable Catherine s’est muée en jeune fille apeurée et terrorisée depuis sa confrontation avec “l’autre” Haru. Recluse chez Saito, elle reçoit la visite du journaliste Waki, de plus en plus intrigué par toute cette affaire. Pendant que ce dernier tente de reconstituer les pièces du puzzle, Ryusuke retrouve Haru et essaie de comprendre les motivations de sa fugue. Le couple se réconcilie et se rapproche un peu plus, mais leur étreinte provoque une anomalie électrique qui frappe toute la surface du globe ! Leur relation amoureuse est-elle vraiment sans danger ?

Mon avis : Depuis quelques temps, force est de constater la qualité de séries mangas érotiques : Nozokiana propose un jeu de voyeurisme entre une lycéenne et son voisin de palier, Love instruction, comme son nom l'indique peint les préludes d'un jeune homme en quête de sensations fortes avec la gente féminine. Le sulfureux Attache-moi s'oriente vers du bondage bon enfants ( de nouveaux présentant une lycéenne et son meilleur ami qui participent à des jeux de rôles de soumission et de sado-maso légers. Et Minimum, quant à lui ( ou plutôt elle devrait-on dire), ne fait pas exception à la règle : les planches offrent des corps féminisés à l'extrême, harmonisés de visages angéliques alliant frissons et chaleurs, aux regards intenses et accrocheurs.. bref, vous l'aurez compris, une série qui sensibilise majoritairement les jeunes hommes même si de pas son contenu ouvert et approprié, les jeunes femmes pourront certes également s'y retrouver sans trop de compromis. La série, du moins jusqu'ici ne comporte pour ainsi dire aucune scène crue, mais tend plutôt à aguicher, à frétiller avec le désir. La particularité majeure de Minimum, à défauts des autres séries précitées, aborde un fil conducteur, affichant un scénario fantastique, tout droit sorti de la boîte de Pandore. Car, cela n'est pas coutume de voir sortir de son PC, une demoiselle nue, très mignonne, qui plus est en version miniature (de là le titre Minimum)

 

"Une nymphette affriolée qui surgit hors de votre PC...

Que feriez-vous? L'aider? En tomber amoureux?"

Arrivée au 5ème tome, la série continue son bonhomme de chemin, Maya Miyasaki parvient méticuleusement à créer une ambiance soutenue et démonstratrice. C'est ainsi que nous apprenons peu à peu à découvrir à la fois ces messieurs qui tournent en bourrique suite aux caprices de ces deux jeunes filles que sont Haru et Catherine, car ces dernières, même si elles ne sont pas totalement humaines, présentent toutes les facettes de jeunes femmes modernisées mais nous découvrons également les raisons sur l'identité cachée de ces demoiselles. Une société de l'ombre, apparentée à une organisation secrète semble les observer de près : font-elles partie d'un processus, peuvent-elles êtres comparées à une forme de virus informatique?


Quoi qu'il en soit, Haru parait toute aussi effrayée que son preux chevalier ( Ito) lorsque celui-ci l'embrasse car à chaque baiser la jeune femme prend forme humaine... ou bien diminue  de nouveau de taille. ( un effet yoyo qui déstabilise entre autres les deux complices)

Graphiquement, le crayonné dynamique et somptueux en surprendra plus d'un. Les traits sont fins et harmonieux, les décors occupent allègrement les cases et l'encrage joue sur des teintes de lumière et d'obscurité. Les expressions des faciès suscitent de l'intérêt et sont pourvues d'un réalisme omniprésent. On ressent toute la maitrise et le talent de Maya Miyazaki à nous en mettre plein la vue.

Certains pourront se plaindre certes, par ce côté mielleux qui mêle à la fois féérie, muses gracieuses et naïveté de celles-ci ( surtout le comportement compulsif d'Haru, râleuse et pimbêche à souhait), mais au final, avec un minimum de recul, le résultat est probant: soit on admire et on contemple cet éventail de nudité alléchant, soit… on se retourne vers un autre rayon. Minimum met la barre très haute, aguiche le regard, et titille les papilles

 

a09-3e78912.gifDessin

 

a09-3e78912.gifScénario

 

a09-3e78912.gifMoyenne

 

 

Coq de Combat.

 

 

Minimum-T_II-4.jpg

 

 

 

Commentaires

perso, je trouve la note assez généreuse mais comme expliqué dans la chronique, c'est un genre bien spécifique .Il l'a bien vendu notre Coq de combat.

Écrit par : samba | 06/04/2015

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Tu as raison ... ça me parait survendu ... je n'ai rien à dire sur le scénar (pas lu bien sur !) mais la note du dessin est en effet aussi généreuse que la poitrine de l'héroïne ! ☺

Écrit par : dgege | 07/04/2015

tu sais à quoi je pense avec ta remarque, aux deux vieux du muppet's show, on a toujours quelque chose à y redire !! :-))))

Écrit par : samba | 07/04/2015

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