08/05/2015

ODYXES Tome 1. Naufragé du temps

Odyxes, naufragé du temps, scotch Arleston, Steven Lejeune, Mikl, Soleil prod, fantastiqueOdyxes, naufragé du temps, scotch Arleston, Steven Lejeune, Mikl, Soleil prod, fantastiqueScénario : Scotch Arleston,
Dessin : Steven Lejeune,
Couleurs : Mikl
Dépôt légal : 08/2014
Editeur : Soleil Productions
Planches : 46

Oscar Rimbaud est un étudiant en médecine comme un autre à Paris. Mais comment diable se trouve-t-il projeté en pleine Antiquité en tant que responsable d’une flotte Hellène en perdition ? Comment va-t-il trouver l’argent nécessaire à la rénovation de la flotte ? Comment mériter son grade et la confiance des équipages avec des connaissances du futur ?

Aller-retours dans le passé. Voilà comment on pourrait qualifier la nouvelle production de Scotch Arleston. Ce dernier ne nous avait pas habitués à ce type de récit. Son credo c’est tout de même l’héroïque-fantaisie. A moins d’avoir vécu sur une autre planète, personne n’a échappé à la série phare (et les très très nombreux spin-off) des éditions Soleil, Lanfeust de Troy. Mais S. Arleston a déjà démontré qu’il avait de nombreux atouts dans sa manche. Il s’est aussi lancé (encore avec succès !) dans le genre policier, Leo Loden. Et c’est là tout le talent de ce conteur des temps modernes. Chacun de ses scénarios est limpide. Tout s’enchaine, s’emboite et transporte le lecteur dans une autre dimension, dans les limbes éthérés du rêve. Et Odyxes n’échappe pas à cette trame. Du rêve, cet album en a à revendre. Qui n’a pas rêvé de voyager dans le temps ? Qui n’a pas imaginé être transporté dans telle ou telle époque (future ou passée) et se demander comment il trouvera les ressources pour y survivre ? S. Arleston projette (se ?) un étudiant en médecine du 21eme siècle dans la Grèce antique. Il va puiser dans son seul avantage dans ce monde inconnu et dangereux : ses connaissances « technologiques » du futur. Il serait dommage de vous révéler sa trouvaille ! A vous de le découvrir. Le scénariste multiplie les flash-back, permettant de distiller des indices, ouvre ou referme des portes à l’infini. Il instille même une griffe de fantastique (quand même !) finissant ainsi de tromper le lecteur. Par contre, vous ne trouverez pas la dernière touche de S. Arleston présent dans ces séries, l’humour potache. Ici point de jeux de mots dans les lieux ou les noms, pas d’humour débridé. Du récit pur et dur.

Odyxes, naufragé du temps, scotch Arleston, Steven Lejeune, Mikl, Soleil prod, fantastique

Scotch Arleston s’est toujours entouré d’excellents dessinateurs pour transposer son imaginaire débridé. C’est encore le cas dans cette série. Steven Lejeune n’est pas un inconnu dans le monde des phylactères. Trop de Bonheur (TDB) scénarisé par JD Morvan ou encore Dieu a les boules en production solo, sont ses cartes de visites. Le dessin est précis, dynamique avec de très belles couleurs de MiKl. Le lecteur appréciera les belles planches de scènes de vie de l’antiquité. Les corps sont sculpturaux et les héroïnes transpercent le vélin. Les yeux sont comblés par le travail des détails. La tempête introductive manque (un peu) de vitesse, de sensation de mouvement. Mais passé les premières planches, gageons, que vous ne saurez lâcher le livre avant la fin !

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S. Arleston met en image nos rêves. Ce marabout des éditions Soleil sait comment capter son auditoire. Il le prouve encore dans cette nouvelle production. Faisons juste un vœu pieux sur le nombre limité des albums ; ne pas répéter à l’ infini des scénarios à rallonge (comme les naufragés d’Ythaq) et ..... Odyxes a tout pour intégrer votre bibliothèque et faire pétiller votre imaginaire. Trop de bonheur !

Scénario a07-3e78901.gif 
Dessin  a07-3e78901.gif
Total  a07-3e78901.gif

Tigrevolant

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Commentaires

Un série que j'ai même pas aperçu sur les étales des librairies.
La couverture est trop passe partout et vu le pitch aurait pu faire mieux qu'un personnage de l'antiquité avec un glaive .Le dessin de la fille avec le hibou est nettement plus mystérieux et aurait certainement suscité la curiosité du lecteur lambda.
Et visiblement le dessin de Lejeune a l'air très agréable et vu qu'Arlecton ne fait pas dans le potache, je note cette série sur ma liste d'achat possible.

Écrit par : samba | 08/05/2015

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comme Samba, je ne l'ai pas vue chez mon libraire. Mais si je l'avais vue, je pense que le nom de l'auteur m'aurait fait passer mon chemin croyant à une énième série à l'humour "Arlestonien"...
Peut-être aurait-il dû sortir cette série ailleurs que chez Soleil pour se démarquer de sa pléthorique production au style qui est le sien évoqué plus haut.

En tout cas, ta chronique donne envie de découvrir cet album ;-)

Écrit par : loubrun | 08/05/2015

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