25/05/2015

Les esclaves oubliés de Tromelin.

Couv_243088.jpgles esclaves oubliés de Trombelin.jpgAuteurs : Savoia

Editeur : Dupuis (Aire Libre).

Sortie : 24 avril 2015.

Genre : récit historique (120 pages).

 

 

 

Le résumé.

L'île des Sables, un îlot perdu au milieu de l'océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là... À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une "cargaison" d'esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l'équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d'esclaves.

Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l'UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s'adapter et à survivre, en dépit de tout.

 

L'archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d'une expédition d'un mois sur Tromelin. De là est né ce livre : une bande dessinée qui entremêle le récit "à hauteur humaine" (on "voit" l'histoire du point de vue d'une jeune esclave, l'une des survivantes sauvées par le chevalier de Tromelin) avec le journal de bord d'une mission archéologique sur un îlot perdu de l'océan Indien.

« La vie est misérable ici, mais c’est quand même la vie ».

Tromelin_800.jpg

Mon avis.

Ce récit a de quoi interpeller et susciter pas mal d’intérêt pour en savoir plus. L’auteur nous propose de le suivre via une bande dessinée scindée en 2 époques : la survie « des esclaves malgaches » via le destin d’une jeune femme et les fouilles archéologiques contemporaines pour retrouver des traces de ce passage sur cette petite ile désolée.

Bien vite, je me rends compte que cette BD est copieuse et on est vraiment proche d’un documentaire surtout pour les fouilles. Le ton est aussi très narratif et j’en suis même venu à me demander où étaient les bulles par moment. Cette narration exigeante s’attaque aussi aux états d’âme des protagonistes passés ou présents mais sans jamais vraiment y réussir. C’est sans passion que j’ai tourné les pages. Il m’a manqué cette petite dose d’émotion qui aurait rendu cette BD aussi indispensable qu’un Lepage par exemple (Lune Blanche).

Le dessin fait penser à un carnet de voyage pour les recherches archéologiques et aux passagers du vent de François Bourgeon pour la partie « Koh Lanta ». On y ressent sans difficulté le caractère hostile de cette ile et son immense isolement. Un bon point donc.

Néanmoins, c’est avec un sentiment mitigé que je suis arrivé au carnet complémentaire qui explique cet interminable « sauvetage ». Je me suis dit qu’on aurait encore pu faire mieux vu le sujet assez incroyable qu’on avait là, quitte à extrapoler sur certaines situations.

A noter qu’une exposition partira de Nantes en octobre 2015 sur ce sujet.

 

 

a05-3e788c9.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin 

a06-3e788fc.gifGlobal 

Samba.

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Commentaires

Enfin lu alors qu'il était depuis plus d'un an dans ma pile à lire. Pour moi un très bon album. Je ne partage pas ton point de vue, Samba, notamment sur la comparaison avec l'album de Lepage "Lune Blanche". Pour moi, Lepage est un Dieu au niveau dessin, incomparable avec celui de Savoïa, mais qu'est-ce que je me suis ennuyée à la lecture de Lune blanche (pour lequel je n'ai retenu que les caprices de l'auteur). Ce qui n'est pas du tout le cas des "Esclaves oubliés de Tromelin". Le seul reproche que je ferai est une lecture difficile des textes dans la partie présent due à une mise en page brouillonne.

Écrit par : Laure-Line | 18/07/2016

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire