09/06/2015

Drifter

drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015Scénario : Ivan Brandon

Dessin : Nic Klein

Éditeur : Glénat Comics

128 pages

date de sortie : avril 2015

genre : science fiction

 

 

 

résumé (éditeur)

Le futur. Dans sa grande tradition de colonisation, l’Humanité s’est attaquée à d’autres planètes, minant et épuisant les ressources naturelles qu’elle rencontre sur son passage et, accessoirement, en laissant derrière elle des kyrielles de mondes inertes, sans vie... Abram Pollux va connaître un destin peu ordinaire sur la planète Ouro où son vaisseau spatial KF424 s’écrase violemment après une tentative d’atterrissage des plus périlleuses. Lorsqu’il s’éveille péniblement, la mémoire embrouillée, il se retrouve immédiatement confronté à un extraterrestre d’apparence belliqueuse. S’en suivra une confrontation dont notre héros sortira indemne, mais qui lui fera comprendre que sa peau ne vaut pas bien cher en cette lointaine contrée.

C’est quand il débarque dans une ville fantôme qu’Abram comprend véritablement le sens de sa nouvelle mission... Son épopée survivaliste se transformera alors en véritable quête d’humanité.

 

 

"La loi, ici, c'est un concept relatif"

 

 

Sorti en avril dernier en même temps que Lazarus et Sex criminal, Drifter fait partie du trio inaugural du nouveau label comics de chez Glénat. Ivan Brandon et Nic Klein ont déjà travaillés ensemble abordant le registre médiéval sur la série Viking encore inédite dans nos contrées. Ici ils se sont lancés dans une aventure de pure science-fiction, mélangeant – d'après le dossier de presse - western et space-opera. Ce premier tome regroupe les cinq premiers chapitres parus aux États-Unis de novembre 2014 à mars 2015.

L'histoire commence par le crash d'un vaisseau sur une étrange planète. La mise en scène est assez spectaculaire et grandiose, et le pilote Abram Pollux est miraculeusement le seul à survivre à ce crash. Dès qu'il émerge il se retrouve confronté à des créatures extra terrestres, puis à d'autres humains. S'ensuit une errance quasi solitaire du héros sur cette planète qui semble hostile et dont le mystère qui l'habite ne nous sera pas révélé dans ce tome.

L'auteur tente de nous appâter en ouvrant une multitude de pistes qui se finissent toute en eau de boudin et nous montre un personnage qui semble lui-même se demander ou on veut l'emmener. Les personnages qu'il croise sont tous plus énigmatiques les uns que les autres et n'aident pas vraiment à lever le voile sur cette mystérieuse planète. Les pistes sont bien plus que brouillées, elles s'évaporent ! Je me suis d'ailleurs demandé à mi chemin si l'auteur savait ou il allait. Comme le personnage, le lecteur est bringuebalé de ci de là, et finit par ne plus savoir ou il est ni d’où il vient. Bref, je me suis vite noyé dans la lecture de cette histoire très ennuyeuse, ou l'intrigue semble absente, le héros sans intérêt et ou les codes des genres évoqués dans le pitch se télescopent plus qu'ils ne fusionnent.

 

drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015

Vraiment dommage, parce que le dessin, lui, est de très grande qualité. Nic Klein a réalisé des planches d'une beauté époustouflante et d'une grande puissance évocatrice. Dans un style réaliste il s'empare de l'imagerie du space-opéra et du western et, contrairement au scénario, réussit parfaitement à marier les deux. S'occupant également de la mise en couleur et ne reniant pas l’influence qu'a vraisemblablement eu Moebius/Giraud sur son travail, Nic Klein pose des décors et des ambiances soignées motivant le lecteur à poursuivre sa lecture.

 

Malgré un dessin digne des plus belles œuvres de SF, ce space-opéra est bien trop brouillon et manque cruellement de liant pour le faire entrer dans le Panthéon de la science-fiction.

 

 a04-3e788e4.gif

 

Loubrun

 

Commentaires

Et pourtant que de critiques élogieuses pour ce titre, j'en ai encore lu une ce WK dans le télémoustique . Alors Loubrun se trompe-il?
Mais non, j'ai terminé dans le même brouillard scénaristique, ce comics veut suivre trop de lièvres à la fois et oublie le principal , nous captiver !

Écrit par : samba | 09/06/2015

Répondre à ce commentaire

je ne comprend pas l'enthousiasme de nos confrères pour ce titre. Seul le dessin tient la route et nous empêche de fermer ce livre avant la fin. Pour moi, une bonne BD, c'est avant tout une bonne histoire, et là on en est très loin.

Écrit par : loubrun | 09/06/2015

Répondre à ce commentaire

"Les pistes sont bien plus que brouillées, elles s'évaporent" Tout est dit !
J'ai bcp hésité à l'acheter ....

Écrit par : tigrevolant | 09/06/2015

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire