12/08/2015

Crueler than dead T1

9782344006207-G.jpgPlancheA_250805.jpgScénariste   : Tsukasa Saimura

Dessinateur : Kozo Takahashi

Éditeur        : Glénat

208 pages

Sortie le 24 juin 2015

Genre : morts-vivants, zombies

 

 

 

 Avis de l'éditeur :

Elle se réveille dans un monde décharné. Elle ne sait ni qui elle est, ni où elle est. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle est en danger, une proie dans un monde envahit par les zombies.
Tuer, se cacher, courir encore et encore, trouver des armes, trouver à manger, fuir pour un endroit où survivre autant que possible. Et chercher à comprendre pourquoi. Pourquoi ce monde, pourquoi ces zombies… et pourquoi, elle, saine, vivante, humaine, vient de vomir…. des doigts d’humains !

 

 

Mon avis :

Crueler than dead annonce un titre plus cruel que la mort... est-ce vraiment le cas? D'autant plus que conseillé par le légendaire Mad Movies, il serait inhumain de ne pas s'y fier. Pour ma part, l'ayant lu d'une traite, mon avis est partagé et cela pour diverses raisons :

Commençons par le style graphique à l'ancienne, directement inspiré d'Akira de Katsuhiro Otomo, comprenant peu de décors arrière-champ, si ce n'est les scènes extérieures.Ce style rétro refaisant surface surprend, bien entendu, à l'heure de Boichi, Akio Tanaka ou autre Naoki Serizawa, entre temps, le découpage et les détails artistiques ont nettement évolués. Ceci dit, notons le détail de certaines planches de Kozo Takahashi, trop peu nombreuses à mon goût mais qui relèvent le niveau d'ensemble. La planche d'ouverture montrant Maki Akagi (l’héroïne du récit) est adroitement calibrée, son regard perdu et ses nombreuses entailles démontrent l'oppression de celle-ci. Les monstres contaminés, quant à eux, expriment la tension et la douleur aveuglante qu'ils ressentent mais l'action affichée se résume à quelques pages, tout comme l'hémoglobine, présente en effet, mais par saccades. Donc, au final, légèrement déçu par ce titre au panache désirant bien faire mais n'allant pas jusqu'aux bout de ses limites.

La trame se veut correcte, elle énumère les ingrédients maintes fois connus et visités par cette thématique. À la différence, et cette caractéristique se veut de taille est d'y insérer des zombies redevenus humains grâce à un vaccin spécifique. Magnifique itinéraire inversé mais finalement maigre en qualité. L'intérêt scénaristique de ce titre repose sur de nombreuses petites scènes. Quant aux dialogues, ils sont classiques, et n'apportent ni leur lot d'humour noir, ni de frayeurs quelconques.

Au final on est loin du niveau graphique de Crossed chez Panini Comics, et le scénario n’atteint pas I am a hero ou des séries américaines telles que True Blood ou Walking dead. Crueler than dead s'adresse aux férus du genre. Sans être pour autant mauvais, ce titre n’apparait pas non plus comme vraiment concluant.

 

 

a05-3e788c9.gif :Ma cote générale de l'album 

 

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album chez Glénat Manga: ICI.

 

 

Coq de Combat.

 

crueler_8.jpg

Commentaires

un peu moins sévère dans ma note ,7/10 car j'ai bien aimé l'approche d'un thème multi utilisé mais je m'incline devant ton argumentation si explicite .

Écrit par : samba | 12/08/2015

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