27/08/2015

Love in the hell T1

9782344003510-G.jpg20150803104607_t1.jpgAuteur : Reiji Suzumaru

Éditeur : Glénat

160 pages

Sortie le 16 juillet 2015

Genre : humour érotique

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Rintaro est un jeune homme tout ce qu’il y a de plus crétin, qui après une soirée de beuverie banale, trouve une mort stupide. Mais, si sa vie fut peu reluisante, sa mort en revanche ne va pas manquer de piquant. Le voici littéralement aux Enfers, et sous l’autorité d’une jeune et sexy démone nommée Koyori. Que vient-il faire ici ? Eh bien expier ses péchés et se repentir de sa vie dissolue passée. Une gageure pour le garçon, qui va donner lieu à des situations burlesques et improbables. Rintaro sauvera-t-il son âme ? Rien n’est moins sûr !
Love in the Hell nous évoquera immédiatement une version moderne et plus adulte de Lamu/Urusei Yatsura tant le duo formé par Rintaro et Koyori est similaire dans son fonctionnement : un garçon crétin, concupiscent, voire un brin pervers, une démone sexy en diable et censée faire évoluer l’idiot de service. Ce cocktail puissamment humoristique fonctionne à merveille et on s’amuse tout autant des tenues sexy de l’une que de la profonde bêtise de l’autre. Le titre, complet en 3 volumes, inscrit un nouveau développement dans la collection érotique, cette fois axé sur l’humour.

 

Mon avis :

N'étant pas à son coup d'essai, le label humour érotique revient en force avec cette nouvelle série prometteuse: love in the hell. Entre autres, citons la série minimum teintée d'un design époustouflant ainsi que Nude, retraçant la biographie d'une artiste Top Model, sombrant dans le porno underground. Ce coup-ci, l'éditeur favorise l'humour à la décadence, insérant des protagonistes aguicheurs, perdus en enfer, ne sachant même pas pourquoi ils y atterrissent, mais devant bien sagement se plier aux règles du milieu.

Tout démarre, ou plutôt tout se termine pour Rintaro, jeune gars dont on ne connait quasi rien, qui fixe sa propre carcasse de chair, devenant une âme, confiant d'accéder au paradis. Le rêve étant de courte durée car il se réveille entouré de reliefs sombres et craquelés, nu, face à un contexte hostile. Une jeune démone inexpérimentée s'adresse à lui, et lui servira de guide pour parcourir ces versants horrifiques. Koyori, la démone jeune et sexy, acquiert son 1er client en enfer et comble de l'ironie, autant Rintaro que Koyori semblent s'apprécier au premier regard et pourtant vous êtes bien enfer pour un bon bout de temps... alors pourquoi ne pas en profiter?

 

Entre Rintaro et Koyori, la glace est vite brisée: elle lui fait dont d'un iphone, servant de cache-sexe, le bougre n'a que cela pour se vêtir, quant à lui, pour se venger, il palpe les cornes du visage de la demoiselle, qui semblent être extensibles et humides, rendant celle-ci hors d'elle. Bref, la sono est donnée et va bon train. Amateurs de burlesques, d'humour calibré à double connotation, soyez servis et rassasiés, le voyage sera long. L'enfer présenté par Reiji Suzumaru est plaisant et serait presque une future destination de voyage. La communauté présentée affiche un portrait comparable à notre existence de mortels : une hiérarchie bien prononcée, de l'emploi qui rapporte de l'oseille, car notons, que les démons et démones travaillent, et ne flânent guère, récoltent leur dû en fin de mois pour se payer à manger et se vêtir. Un clin d’œil sympathique montrant un contexte comique très loin de la barbarie unilatérale.

Bien qu'il nécessite d'expier ses crimes, il est possible néanmoins d'accentuer encore davantage ses anciens vices de son vivant. L'exemple frappant montre Rintaro, toujours puceau à 27 ans, travaillant son potentiel avec d'anciennes terriennes pécheresses, portées sur la chose. La jalousie présente est affichée comme au quotidien sauf qu'ici une démone peut aussi ressentir des émotions et se mettre au garde à vous de manière explosive.

 

Finalement, ce 1er tome n'affiche que peu de sexe, son schéma affriolant guette au tournant mais se consacre essentiellement à guider nos sens et surtout nos joies de nous faire sombrer dans un humour quasi omniprésent. Reiji Suzumaru met lentement mais sûrement ses différents acteurs sur son terrain de jeu. Il brise les idées préconçues sur cet endroit soit-disant horrifique. Rintaro, loin de ressentir du plaisir au travers de la souffrance note toutefois qu'un autre pêcheur vivant ici bas, tel un prince, car tout est monnayable et il vaut mieux avoir les poches pleines pour satisfaire ses désirs. Or, pour accéder à ce train de vie, il faut s'engraisser financièrement et pour ce faire, il faut souffrir, énormément souffrir : être découper, tronçonner, démembrer,piétiner....

 

Un excellent 1er opus qui démarre à cent à l'heure. Un dessin plaisant qui s'accorde au fil conducteur, des échanges humains - démons désopilants, un brin de frénésie et d'appétit sensoriel et sexuel.

 

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Coq de Combat

 

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Commentaires

ah ah j'ai bien rigolé avec ce manga .

Écrit par : samba | 27/08/2015

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Gardes-le moi...:-)

Écrit par : Capitol | 27/08/2015

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