17/09/2015

Space Serenade T1

Space_Serenade_episode_1.jpgScénariste   : Jorge Bernstein

Dessinateur : Nikola Witko

Éditeur         : Fluide Glacial

Sortie le 19 aôut 2015

64 pages

Genre : humour décalé

 

Avis de l'éditeur :

La guerre des étoiles en moins guerre, en plus hot...
Imaginez nos histoires de couples projetées dans un avenir lointain. Le temps ne ferait rien à l'affaire. Les rapports homme/femme seraient toujours aussi alambiqués, insondables. Sauf que là précisément, les robots, les clones et autres monstres à trois yeux s'en mêlent pour le meilleur ( demandez à madame ) et pour le pire ( la jalousie de monsieur ne s'en trouve pas apaisée ).
Ces scènes de cyber-ménage sont traitées sous l'angle des Pulp's Comics des années 50... Un véritable chef-d’œuvre de rétro futurisme délicieusement coquin !
Au scénario, une de nos plus belles plumes actuelles : Jorge Bernstein. Au dessin, une recrue de choix : Nikola Witko, qui excelle purement et simplement dans l'exercice. Et qui par son dessin élégant trouvera un lectorat largement au-delà des frontières de notre noble maison.

 

Mon avis :

 Space Serenade peint le récit de Stéfie, à la recherche du grand amour, et de ses nombreuses frasques pour y parvenir. Le sentier menant à la réussite côté cœur est parsemé d'embuches en tous genres, c'est ainsi que Stéfie tombe généralement de Charybde en Scylla, cherchant du réconfort là où elle peut.

 

Space Serenade suit un itinéraire sans queue ni tête, sans réels repères visibles mais s'accompagne uniquement d'un humour grotesque décalé alliant scènes sexy bon marché et monstres aussi laids que bêtes. Finalement, résultat des courses, cela se lit d'une traite, rapidement, certes, dû notamment aux manques de bulles, mais cette déconnexion graphique permet de se détendre tout le long du récit. Chaque protagoniste en prend pour son grade, tout en restant dans l’originalité et le moyennement correct. S'appuyant sur de nombreuses références des comics pulp datant des années 50, les fans de la 1ère heure devraient passer un agréable moment. Par contre, les nouvelles générations risquent d'être rebutées par l'incohérence et le manque d'informations s' y référant. A noter, la nudité quasi- omniprésente, ce côté sexy humoristique à perfusion sans toutefois sombrer vers le vulgaire, s'adresse à un public de 16 ans et plus.

 

Le découpage est classique, sans grande originalité, par contre le jeu des couleurs vaut le détour. Celles-ci affichent clairement de la luminosité, mais par contre, certaines planches se définissent par une couleur unique, cela ne dérange nullement, et permet justement de comparer les pages colorées à celles uniformisées. Cet album se rapproche énormément de la série Futurama de Matt Groening, pour laquelle zombies et martiens s'épanouissent dans une débauche gratuite affriolante et décontractée.

 

 

Devenu l'un des piliers de la BD indépendante, Nikola Witko alterne les salles d'exposition, les concerts ainsi que des performances graphiques. L'artiste a démarré sa carrière aux Beaux Arts de Tournai et travaille dorénavant de manière régulière pour les éditions Humanos et le Lombard. Le scénario, quant à lui est travaillé par Jorge Bernstein qui se défoule dans tous les sens avec ce titre.

Un album sympathique, sans réelle envergure, mais qui permet de délirer un bon moment.

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Coq de Combat

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