24/02/2016

Sorties de secours

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Éditeur : Delcourt
208 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : chronique sociale, roman graphique

 

 

Présentation de l'éditeur

Devenus vieux, Lars et Rachel sont contraints de quitter leur appartement de Los Angeles, dans lequel les plus infimes objets du quotidien s'entassaient depuis des années, pour intégrer une institution. Avec tendresse et affection, Joyce Farmer parvient à transmettre toutes ces petites choses qui reliaient ses parents. Comment ils se taquinaient, comment ils s'aimaient, et comment ils sont partis.

 

Mon avis

Un sujet difficile, rarement traité en BD. Des situations qui nous touchent et nous toucheront tous, fatalement, pour nos proches, puis pour nous mêmes.

En vérité Lars et Rachel s'obstinent à ne surtout pas la quitter, leur maison de la banlieue de Los Angeles, car pour rien au monde ils n'iraient dégénérer dans une institution. Ils préfèrent le faire chez eux, entourés de leur univers familier fourmillant de petits riens, de choses inutiles qui leur sont indispensables, d'objets du quotidien qui deviennent de plus en plus lourds, hauts, bas... Et avec Ching, le chat irascible et adoré.
Il faudra pour cela tout l'amour, le dévouement et la patience de Laura, la fille unique de Lars, qui se fait de plus en plus présente auprès d'eux pour pallier leurs absences ; et qui redécouvre, voire découvre son père et sa compagne, aussi agaçants qu'attachants.
Quand on prend de l'âge et que le corps nous trahit, les masques tombent et cela peut être aussi dur d'un côté du masque que de l'autre.

Les cases toutes de la même taille s'enchaînent comme les journées du couple englué dans ses habitudes. Le dessin n'est pas beau. Noir et blanc, hachuré (ridé ?), un peu "branlant", surchargé de détails (à l'image de l'encombrement poussiéreux, voire crasseux, de la maison des protagonistes), il ne cherche pas à enjoliver, à éluder ce qui pourrait paraitre gênant, il est modeste, humble, comme on doit accepter (et non choisir) de l'être lorsqu'on en est réduit à exposer sa nudité flétrie aux bons soins d'une tierce personne...
Il est en cohérence avec le propos.

Clairement autobiographique, cette peinture sans concession de la vieillesse, de la dépendance, de la diminution des êtres jusqu'à la bien nommée "sortie de secours", reste un hommage au courage et à la vie longue et bien remplie des parents de Joyce Farmer.

Bon, les amis, en attendant, CARPE DIEM !

 

 

 

 

 

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