14/07/2016

Requiem, Chevalier Vampire T4 : le bal des vampires

61s4jG5UsLL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71gTgGiavKL.jpgScénariste : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages - Sortie : le 22 juin 2016

Genre : Horrifique

 

Avis de l'éditeur :

 L'affrontement contre les lémures s'est soldé par une victoire totale et radicale. Lors des combats, Requiem a retrouvé Rebecca, à présent prisonnière des geôles vampires. Les derniers vestiges de son humanité lui commandent de la libérer. Pendant ce temps, Dracula savoure sa victoire en s'apprêtant à torturer en beauté ses derniers adversaires au cours d'un bal masqué. Mais il ne sait pas que, dans son dos, un coup d'état mené par ses principaux lieutenants se prépare...

Mon avis :

Le ton est donné, ce 4ème opus atteint un niveau exceptionnel d'adrénaline, on monte graduellement dans les tours des hautes sphères des enfers. Une fois encore, on se retrouve accompagné d'une foule de protagonistes, aussi délirants les uns que les autres. Tandis que les combats proposés frôlent avec un réalisme exacerbé.

Les personnages sont en mouvements, créant de la lumière au delà des ténèbres. D'un côté, Rebecca tente de s'extraire de Résurrection, tandis qu'à la grande pyramide archéologique, l’archi-hiérophante prévoie l'avenir avec Black Sabbat, le chancelier du sang de Draconia, dont le but ultime est de détruire complètement Dracula.  Car rappelons-le, le vampire s'est fait nombre d'ennemis, et cela aux quatre coins de Draconia : Pandemonium, la Lémurie, la Dystopie, Hades, Thanatos, Kabbalah, Cyclopie. Tous tentent de réduire au silence Dracula, en le privant de son opium issu d'Atlantide.

Nous retiendrons certaines planches à couper le souffle dont le passage ou l'archi-hiérophante s'approprie la peau d'un jeune guerrier, ce qui lui permet de nourrir son appétit bestial, durant quelques instants; ou encore ce commandant SS, qui se grille une clope, juste avant d'assassiner Rebecca. Mais le sublime visuel demeure ces moments légendaires de guerre entre les berserkers et les loups-garous, où boyaux et carcasses voltigent, telle une danse macabre d'opéra.

Ici les auteurs subliment la mort et taillent un portrait des enfers comparable à un portrait de mode, où celle-ci devient fascinante. Le sang imprègne les pages et projette les âmes dans un circuit dantesque.

Humour noir, gore, protagonistes attachants, traits sublimés, les auteurs ont l'audace de montrer la dimension de leur imagination dans les moindres recoins.

On en redemande! Vivement la suite!

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Coq de combat

 

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