06/10/2016

Au fil de l'eau

au fil de l'eau, juan diaz canalès, rue de sèvres, chronique sociale, polar, 8/10,09/2016au fil de l'eau, juan diaz canalès, rue de sèvres, chronique sociale, polar, 8/10,09/2016Scénario et dessin : Juan Diaz Canalès

Éditeur : Rue de Sèvres

90 pages

date de sortie : septembre 2016

genre : polar, chronique sociale

 

 

 

Madrid, aujourd’hui. Niceto octogénaire passe sa retraite entouré de sa bande de vieux copains, de son fils Roman et de son petit-fils Alvaro. Dans l’Espagne marquée par la crise, le quotidien n’est pas simple. Il devient réellement inquiétant lorsque les amis de Niceto commencent à mourir les uns après les autres, dans des circonstances de plus en plus étranges et violentes… Quand Niceto disparaît à son tour, c’est une véritable course contre la montre qui démarre pour Roman et Alvaro.

 

"- Quel âge as-tu Niceto ? Quatre-vingt ...

- ... trois.

- Tu crois que c'est un âge pour commencer une carrière de délinquant ?"

 

Juan Diaz Canalès, vous le connaissez en tant que scénariste du célèbre polar animalier Blacksad et plus récemment pour la poursuite des aventures de Corto Maltese. Ce que l'on ignorait de lui, c'est qu'il était également très habile à tenir le pinceau. Il nous dévoile dans ce one shot tout son talent de dessinateur avec des planches qui sentent bon l'influence des écoles Argentine et Italienne du vrai et pur noir et blanc entièrement réalisé à l'encre de chine.

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Dans ce polar social noir et sur fond de crise économique en Espagne, il mène une réflexion sur la vieillesse et le sens de la vie. On a affaire à une bande de petits vieux qui, pour boucler les fins de mois, se voient contraints de se livrer à des petits trafic de recel. Personne n'a envie de condamner ces pauvres bougres surtout quand par dessus le marché on les voit se faire trucider les uns après les autres.

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L'auteur pose ici des questions sans chercher véritablement à y apporter des réponses et sans non plus donner de leçons. Il dresse un constat simple, sombre, triste et pathétique d'une société qui oublie ses anciens et les laisse souvent dans une solitude effrayante.

Cette chronique sociale noire est parfaitement mise en scène avec une narration linéaire et un dessin somme toute assez simple mais très expressif, qui restitue habilement toutes les ambiances de l'histoire.

Un polar intelligent, émouvant et distrayant à la fois, qui révèle les talents de dessinateur de Canalès. Monsieur Canalès, c'est quand vous voulez pour renouveler l'expérience !

 

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Loubrun

 

 

 

 

Commentaires

Pas accroché

Écrit par : tigrevolant | 07/10/2016

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