07/10/2016

Charles de Gaulle - tome 2 - 1939 -1940 L'Homme qui a dit non

charles de gaulle, plumail, le naour, l'homme qui a dit non, histoire, de Gaulle, seconde guerre mondiale, 08/20126charles de gaulle, plumail, le naour, l'homme qui a dit non, histoire, de Gaulle, seconde guerre mondiale, 08/20126Scénario : Jean-Yves le Naour

Dessin : Claude Plumail

Éditeur : Bamboo - Grand Angle

48 pages

date de sortie : août 2016

genre : Histoire

 

 

Septembre 1939. La France est en guerre et le grand Charles, petit colonel, ne parvient toujours pas à convaincre l’État-major d’adopter une stratégie plus offensive fondée sur la concentration des blindés. Mais il est déjà trop tard : le 10 mai 1940, les forces allemandes déferlent sur la France. Face aux traîtres qui souhaitent pactiser avec l’ennemi, il veut continuer à se battre. Mais quand Pétain s’empare des rênes du gouvernement, il part pour Londres le 17 juin, emportant avec lui l’honneur de la France.

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Après avoir découvert dans le premier volume un de Gaulle jeune, fougueux, arrogant mais animé d'une détermination farouche dans toutes ces entreprises et surtout viscéralement épris de liberté et du sens du devoir.

De Capitaine, le voilà maintenant colonel au moment où la France s'apprête à basculer dans la guerre. Si de Gaulle à déjà un pied dans l'état major il n'a pas vraiment d'influence sur celui-ci. Sa conception moderne de la guerre avec notamment l'utilisation massive de l'arme blindée ne convainc personne aussi bien du côté militaire que politique, ce qui mènera à la débâcle que l'on sait.

Sûr de lui et déterminé comme jamais, il s'opposera farouchement aux Daladier, Pétain, Gamelin et consorts, mais n'empêchera pas le voile noir de tomber sur la France. Seul contre tous, il partira pour Londres, non pas pour fuir la guerre, mais pour entamer la lutte contre l'invasion nazie aux côtés des alliés et laisser à la France un brin d'honneur et de dignité.

Après avoir gagné du galon à l'issue de la bataille de mai 1940, c'est au grade de Général alors qu'il est quasi inconnu du public qu'il lancera le célèbre appel depuis Londres.

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Jean-Yves Le Naour nous raconte avec toujours autant de précisions et d'intérêt l'histoire de ce personnage emblématique de l'Histoire de France. Si cette BD se veut être plus un cours magistral d'Histoire qu'une fiction historique, elle n'en demeure pas moins captivante tant le professeur d'Histoire sait s'y prendre pour mettre en avant les tensions et les enjeux liés aux événements. Il sait aussi faire parler les protagonistes avec simplicité et justesse rendant la lecture accessible à tous. On apprécie notamment les piques acerbes et les remarques perfides que de Gaulle et les généraux s'échangent...

Le dessin clair de Claude Plumail ne révolutionne pas la BD. Mais ça n'est pas là son but. Il illustre d'une façon parfaite ce cours d'histoire et contribue à le rendre clair, limpide et accessible à tous.

Un deuxième tome réussi pour une série qui pourrait bien trouver sa place dans une médiathèque de collège et venir en complément des programmes scolaires.

 

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Loubrun

 

inclus en fin d'ouvrage : un cahier documentaire de 8 pages réalisé avec la fondation Charles de Gaulle.

 

Commentaires

Effectivement ,un bon cours d'histoire mais un peu trop "pro de Gaulle " .
Ce qui est sûr , c'était un bel emmerdeur !!

Écrit par : samba | 07/10/2016

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C'est pas faux mais il faut quand même lui reconnaître son opposition à l'élite mondiale, ses dépenses pour les charges de l'Élysée et son côté visionnaire parce qu'il avait prédit, à sa façon, le Brexit lors d'une conférence de presse en 1967. Comparé à Hollande qui aggrave encore son cas en célébrant le criminel de Guerre Henry Kissinger, pour ne parler que de ça...

Écrit par : Mister Med | 08/10/2016

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on verra comment sera traitée la période politique d'après guerre, la création de la 5ème république et les années 60.
Quand au Brexit, de Gaulle était opposé à l'entrée de la Grande Bretagne dans l'UE, et était par ailleurs opposé à une Europe Fédérale préférant une Europe des Nations.

Écrit par : Loubrun | 08/10/2016

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Et ça s'explique, justement, parce qu'il avait déclaré textuellement lors de cette fameuse conférence de presse "... tout le monde sait que l'Angleterre, en tant que grand état, et que la nation fidèle elle-même ne consentiraient jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction". En effet, déjà à l'époque, l'Angleterre refusait de participer à la communauté qui se construisait. Il avait aussi déclaré "la nature, la structure, la conjoncture qui sont propres à l'Angleterre diffèrent profondément de celle des continentaux" (https://fresques.ina.fr/de-gaulle/export/player/Gaulle00139/360x270). Quant à l'europe, il avait aussi raison parce qu'il avait discerné le plan oligarchique du fédéralisme européen. Je ne me fais pas le porte-parole de de Gaulle, je ne dis pas qu'il avait raison sur tout mais sur ces points bien précis et quand on analyse bien profondément l'actualité, on peut constater qu'il n'avait pas tort.

Écrit par : Mister Med | 11/10/2016

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