03/04/2017

Verte

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Scénario : Marie Desplechin
Dessin : Magali Le Huche
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.



 

Présentation de l'éditeur :

Des héroïnes irrésistibles pour des aventures hilarantes et... ensorcelantes !

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Mon avis :

Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi ! Je ne sais pas quoi écrire sur cet ouvrage que je viens de lire... Déjà, parce que je n'ai pas lu le roman original de Marie Desplechin (qui n'a rien de moins qu'été sélectionné par le ministère de l'Éducation Nationale. Française je présume) et ensuite parce que, ne tournons pas autour du pot : je n'ai franchement pas aimé.

Baf, ça y est, c'est l'embardée... mais comment voulez-vous qu'une adepte du superbe graphique manga (dans la majeure partie du temps) puisse apprécier... ça ! J'ai l'impression de me retrouver à 11 ans, moi aussi, à mon premier cours de dessin au collègue, sans avoir jamais fait autre chose que de ne pas dépasser des lignes en usant de mes crayons dans un livre à coloriage.

Ce dessin est... je vous avoue ne pas trouver les mots. Ce dessin est trop « enfantin », trop « basique », trop « j'en passe et des meilleures ». Du coup, je me suis dit que le texte en vaudrait la chandelle et BAM à nouveau ! Une bonne claque dans la figure, malheureusement pas dans le bon sens du terme. Je sais qu'une sorcière, dans l'esprit du commun des mortels, doit être laide, avec des furoncles, le nez crochu et parler en psalmodiant des incantations saugrenues.. mais autant vous dire que j'aurai préféré.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ma vision dessinée d'une apprentie sorcière, pour moi, c'est... non pas Sabrina ... « Amandine Malabul, sorcière maladroite » ! C'était du noir et blanc, c'était tout ce qu'il faut de détails et ma foi : ça rendait bien. Même si ce n'est pas un récit de cette époque – contrairement à Verte qui est bien contemporaine – au moins, j'appréciais chaque page. Ici, hormis trouver une certaine sympathie pour Verte et sa grand-mère... c'est à peu près tout ce que je peux en dire de bien.

Les personnages sont très « typés » à la limite de la caricature, mais j'ai franchement du mal avec ce type de dessin. De même que tout le texte en manuscrit : Allo ?! Je sais que c'est narré par une gamine de 11 ans, mais quand même...

Puis j'ai tenté de relativiser.

Si le roman d'origine a été sélectionné par le ministère de l'Éducation, c'est que ce livre est destiné à des jeunes. Certes. Donc le texte ne doit pas être trop farfelu, même quand on parle de sorcellerie. Du coup, ça peut se tenir. Les jeunes de nos jours savent un minimum ce qu'est de la mandragore grâce à Harry Potter et c'est à peu près tout ce qu'on site de « surnaturel ».

Toujours en me disant : c'est pour des jeunes de l'âge de l'héroïne, j'ai pu concevoir le style d'écriture. Nous sommes face à une gamine qui écrit sa vie avec de temps en temps des phylactères pour les dialogues à la façon dialogue théâtral comme le mentionne Magali Le Huche dans une interview. Donc : admettons. Mais ce dessin ?! C'est Verte aussi qui a dessiné ?

En reconnaissant que les expressions du visage sont bien rendues, le reste c'est... du crayonnage d'enfants un tantinet doué pour son âge, si on suppose ce que dit un enfant à 8 ans.

Ça peut paraître réaliste, certes. On peut imaginer dans quelle rue ça se passe, la déco des maisons, la cour de récré... mais je dis non. Non, NON et NON ! Autant vous dire que je relègue ce type de dessin à du Bob l'éponge, du Gunball et Adventure time à la sauce française.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ça aurait pu... AURAIT PU... être une chouette BD pour enfant s'il y avait eu plus de matière à lire et plus de charme graphique à regarder. Je m'en retourne donc à mes mangas – avec une petite envie quand même de lire le roman original pour me faire une meilleure idée des aventures de Verte – pour oublier ce fiasco pour lequel j'ai quand même écrit plus que je ne l'aurais cru.

 

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Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

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 ShayHlyn.

Commentaires

Par expérience,il vaut une bd toute bonne ou toute pourrie pour écrire de longue chronique.toujours un plaisir de lire tes chroniques.

Écrit par : samba | 03/04/2017

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