06/04/2017

Guirlanda

cov.jpg3.jpgScénario : Jerry Kramsky

Dessin : Lorenzo Mattotti

Editeur : Casterman

392 pages – cartonné

Parution : 08 mars 2017

Conte graphique

 

Présentation :

Un conte initiatique à la fois drôle et poignant.

Sur les pas d’Hyppolite, un peu comme dans un rêve, nous pénétrons au Pays de Guirlanda. C’est une contrée paisible, où les habitants coulent des jours heureux en parfaite harmonie avec la nature. Mais depuis quelques jours Hyppolite est soucieux : sa femme qui doit donner naissance à leur premier enfant a disparu. Après avoir interrogé les Esprits des fumées, il part à sa recherche en suivant le trop fougueux Museau Fripé. En coupant par La Gorge du Mont Rauque, le chemin interdit, il déclenche le courroux du Dieu de la Montagne. Après le déferlement de violence et l’avènement du chaos, l’espoir finira quand même par renaître avec l’arrivée de sa fille.

Un récit flamboyant qui se dévore d’une traite.

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Mon avis :

Guirlanda, c’est d’abord un objet, un pavé de près de 400 pages de papier offset 120g avec une couverture de carton brut imprimé et un dos toilé noir, les deux marqués au rouge pour le titre. Une esthétique sobre et raffinée à la fois, organique, qui conditionne directement l’approche que le lecteur va pouvoir faire de ce long récit. Sa gestation a pris 14 ans !

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Guirlanda, c’est ensuite une sorte de conte onirique et fantastique, une quête envoûtante pleine de rebondissements. Le texte s’y fait rare, laissant la place à de longues improvisations qui sont autant d’invitations à un calme méditatif. On retrouve alors le concept de ligne fragile par opposition à une ligne claire solidement ancrée (encrée ?) dans la planche. La ligne fragile est un dessin émotionnel. C’est un style qui permet de retranscrire sur le papier l’état dans lequel on se trouve.

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Guirlanda, c’est aussi un étrange effet produit par la lecture, proche de la sidération si on a le bonheur de pénétrer sans a priori dans cet univers qui revisite les mythes et légendes selon une partition extrêmement originale et personnelle. C’est une respiration aux rythmes variés dont se dégage une musicalité complexe, mais accessible.

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Guirlanda, c’est finalement une merveilleuse interrogation face à notre rapport au temps de la lecture, au décodage graphique, à notre capacité de compréhension et d’acceptation d’une œuvre labyrinthique. Le rêve d’un rêve.

 

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Nous avons rencontré les auteurs à la foire du livre de Bruxelles lors d’un déjeuner organisé par l’éditeur Casterman, le vendredi 10 mars. Ils nous ont fait partagé leur vision, toute en épure et en légèreté, qui vise à l’essentiel dans le rythme narratif. Ce fut une très agréable et très belle rencontre.

Skippy et Samba

Commentaires

Pfiouuu !... désolé, mais ce genre de bouquin sera sans moi car je suis hermétique à la poésie et ces délires oniriques dont le graphisme semble bien coller mais me rebute.

Écrit par : dgege | 07/04/2017

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laisse-toi porter par la poésie dgege ;-)
moi je trouve ce graphisme superbe et très attirant au contraire.

Écrit par : loubrun | 08/04/2017

Désolé, je ne peux pas aller contre ma nature ... ça t'attire, ça me rebute ! ☺

Écrit par : dgege | 09/04/2017

Le plus beau Mattotti selon moi! Un vrai bijou, qui se lit facilement et m'a littéralement transporté. Le graphisme lyrique convient tellement bien à ce récit porteur. Pour moi, un chef d'œuvre comme il y en a peu!

Écrit par : benoi Lacroix | 26/04/2017

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