05/06/2017

La guerre de Catherine

 La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreLa guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreScénario : Claire Fauvel et Julia Billet
Dessin : Claire Fauvel
Éditeur : Rue de Sèvres
112
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

 

 

Présentation de l'éditeur :

Une interprétation en images, vibrante et pleine d'empathie, du roman de Julia Billet.

 

1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d’avant, à commencer par leurs prénoms. Rachel devient Catherine. Raconte, lui intiment ses professeurs en l’envoyant sur les routes de la zone libre, un appareil photo à la main. C’est ainsi que nous découvrons le quotidien d’une adolescente juive dans la guerre, ses rencontres, ses peurs mais aussi les quelques moments de répit et de grâce que lui offrira son art.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Mon avis :

La guerre. À lui seul, ce mot évoque tellement d'atrocités ! D'autant plus quand celle-ci s'appelle « World War II », la terrible, la sanglante, l'épouvantable seconde guerre mondiale synonyme d'apocalypse pour les juifs. Aucun n'y échappe qu'il s'agisse de vieillards, d'adultes.... ou bien d'enfants. Comme la très célèbre Anne Franck qui n'aura malheureusement pas échappé au camp de concentrations. Et puis aujourd'hui : Rachel renommée Catherine Colin.

 

« La guerre de Catherine » est une fiction, mais qui se base néanmoins sur des faits, des lieux et des gens qui ont réellement existé. Comme Pingouin et Goéland de la Maison de Sèvres, qui ont sauvé beaucoup d'enfants juifs. Mais Catherine, c'est un peu de Tamo Cohen (mère de l'auteure), un peu d'Anne Franck, ... un peu de tous ces enfants et adolescents qui ont dû fuir inlassablement, mettre leurs identités de côté – allant même jusqu'à nier leur foi judaïque – pour échapper aux Nazis et leur envie d'anéantissement totale des juifs sur Terre.

 

C'est ainsi que nous suivons les traces de Catherine, grande amatrice de photos, qui se verra confier la tâche de rendre compte à l'Humanité de la survie des juifs dans cette France en guerre.

 

« Prends des photos, collecte des images, et rapporte-nous tout ça à la fin de la guerre. Va, regarde le monde avec des yeux d'artiste, de citoyenne de la République des Enfants. Ne perds rien. Nous aurons besoin de ces témoignages quand la guerre sera finie. » Goéland à Catherine, page 46.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Avec un dessin simple, Claire Fauvel étant à la base illustratrice de livres pour enfants, le contexte n'en est pas moins fort ! J'ai été subjuguée par les efforts – parfois surhumains pour des petits bouts qui sont forcés de changer de nom entre autres choses – par le courage et par la détermination tant de ces enfants, mais aussi des résistants qui les entourent. Des gens, Français pour la plupart, qui doivent se montrer forts, voire sévères, pour s'assurer de la sécurité de chacun de leur protégé.

 

J'ai donc été marquée par le petit Samuel Levy qui se fait gifler car il n'a pas donné son nom « francisé ». Ou Catherine qui, machinalement, a fait son signe de croix judaïque alors qu'elle est supposée être une étudiante dans un couvent chrétien.

 

Pourtant, l'âge faisant, elle comprend. Catherine, Rachel de son vrai prénom, sait que c'est pour son bien. Si un boche devait arriver à l'improviste, ce simple signe de croix de la main gauche serait un signe évident des origines de la jeune femme. Et non seulement sa vie serait en danger, mais également celle de toutes les personnes vivant sous le même toit.

 

Autant vous dire que si d'ordinaire, je m'arrête sur le dessin (parce que j'ai mes goûts très tranchés dans le domaine), autant là : c'est presque mieux ainsi. Ce dessin simple nous permet de se concentrer sur l'essentiel. La vie de cette adolescente, presque femme, qui doit échapper à la mort. De rencontres en nouveaux départs, Catherine traversera tout le pays en gardant son objectif en tête : montrer la vie au sein de la résistance pour qu'il reste une trace de ce cauchemar.

 

 

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Et ce témoignage, c'est mon coup de cœur ! J'ai été profondément touchée par ces gens qui ont donné leur vie pour une juste cause. LA CAUSE. La vie. La liberté. L'égalité. Des ouvrages comme « la guerre de Catherine », ce sont autant de preuves que la guerre est immorale, abjecte et que ceux qui la souhaitent sont d'une répugnance crasse (je pense aux dégénérés qu'on peut voir chaque jour aux infos... et qui s'attaquent aussi bien aux vieillards, qu'aux adultes... qu'aux enfants).

ShayHlyn.

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