04/10/2017

Epiphania

cov.jpg1.jpgScénario et dessin : Ludovic Debeurme

Editeur : Casterman

Parution :13 septembre 2017

104 pages – cartonné

Anticipation

 

Un récit fantastique sur fond de réflexion humaniste.

Avec Epiphania, Ludovic Debeurme nous confronte à une invasion « hyper terrestre ». Comme si la Terre usée par des siècles de conflits, de pollution, de surexploitation avait décidé de faire place nette. C’est La Grande Vague, un tsunami global et dévastateur …Après la disparition des eaux, l’apparition d’étranges demi-sphères sombres dans la terre des jardins, des parcs, des forêts. En tentant de les en extraire, on découvre qu’il s’agit de fœtus en gestation. Ce sont les Mixbodies : mi-hommes, mi bêtes et ils sont des millions à voir le jour. Les gouvernements sont très vite dépassés par l’ampleur du phénomène et la cohabitation se met en place de manière anarchique.

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L’auteur, après deux albums, Trois fils et Un père vertueux, parus chez Cornélius, continue d’explorer une thématique très personnelle. Troubles affectifs et sociaux, angoisses de la paternité et de la famille, altérité difficile, autant de sujets qui reviennent ici alimenter sa vision d’un monde mutant. Le graphisme, assez déroutant, voire déstabilisant, rappelle le travail d’un Charles Burns au dessin, agrémenté de couleurs pop, limite psychédéliques, chères à certains comics. La simplicité du style et de la mise en image viennent renforcer sa réflexion sur l’empathie « humanité /animalité » qui apparaît déjà sur les 1ère et 4ème de couverture.

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Epiphania demande une lecture attentive pour en apprécier toutes les nuances philosophiques et poétiques. Une fois passé le cap de l’aspect étrange du dessin, le lecteur peut apprécier l’exigence narrative d’un récit visionnaire et toute ses implications contemporaines. Du grand art !

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les ailes du singe, willem, paquet, policier, aventure, animalier, 7/10, 06/2017

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

Commentaires

Effectivement, la filiation à Charles Burns est frappante.Bien trouvé "une colorisation pop voire psychédélique" , c'est vraiment ça. Sinon, ce titre me semble bien étrange .

Écrit par : samba | 04/10/2017

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Ah ça donne envie! Le dessin comme la couleur, comme le scénario!

Écrit par : Benoi Lacroix | 04/10/2017

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Le titre : épiphanie, au sens figuré, littéraire. Prise de conscience soudaine et lumineuse de la nature profonde de...

Le dessin, les couleurs : volonté de produire un sentiment de malaise chez le lecteur? Infuence de Burns et Clowes assumée. Comme Burns assume totalement l'influence de Hergé.

Écrit par : Skippy | 04/10/2017

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