11/11/2017

L’île aux remords

l'ile aux remords.jpgile aux remords.jpgDessinateur : Didier Quella-Guyot.
Scénariste : Sébastien Morice.
Éditeur : Grand angle.
Sortie : 4 octobre 2017.
Genre : saga familiale.

 

 

Le résumé.
Un fils revient au pays après 25 ans sans avoir donné la moindre nouvelle à ses parents qu’il a quittés brutalement pour entrer dans l’armée. « Viré » d’Indochine par le Vietminh, il a fini par s’installer près de « chez lui », sans pour autant renouer vraiment avec son père, veuf, qui vit encore dans ses collines des Cévennes. C’est à la faveur des terribles inondations de 1958 qu’ils vont se reparler, remonter le temps, refaire l’histoire, leur histoire.


« Le bagne, c’était la belle vie tu sais…sauf pour les prisonniers, évidemment !».

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Mon avis.
Tous les signaux étaient au vert quand j’ai aperçu cet album dans le flot des sorties. Une couverture attrayante et des noms qui inspirent confiance. Ce sont en effet les mêmes auteurs du très bon « facteur pour femmes » et l’adaptation très juste d’une nouvelle de Maupassant « le Café des colonies ». A noter qu’il existe un tirage spécial de cet ouvrage avec une autre couverture et un dos toilé.

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On est accueilli par une douche froide en rentrant dans cet album par une crue cévenole. Elle est surtout le prétexte aux retrouvailles entre un vieil homme et son « fils ». On assiste alors à un chapelet de souvenirs et de secrets entre ces deux personnages aux opinions très divergentes. Je me rends vite compte que j’ai du mal à accrocher à ces histoires de familles car elles sont trop nombreuses et pas assez développées. Charge aux lecteurs de ramasser tous ces morceaux de souvenirs pour comprendre cette saga familiale tourmentée. Je force réellement ma lecture et un espoir apparaît lorsqu’on se retrouve dans un bagne peu connu, celui de Poulo Condor. Malheureusement là aussi on survole cette pépite par un souvenir trop rapide de l’endroit. Là clairement, je tique sur le format de cette histoire, pourquoi avoir condensé autant ce récit ? Un beau potentiel d’une série au long cours était possible non ? En plus, certains passages m’ont donné l’impression qu’on parlait en écho d’un autre album (l’histoire avec Aida et son fils).
Voilà, assez déçu au final car le dessin de Sébastien Morice et sa douce colorisation sont un réel plaisir à contempler. Le scénario n’est pas mauvais non plus, il aurait simplement mérité un plus grand espace pour s’épanouir.

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Samba.

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