27/11/2017

Alix Senator - T6 - La montagne des morts

alix senator,valérie mangin,thierry demarez,casterman,antiquité,rome,egyptealix senator,valérie mangin,thierry demarez,casterman,antiquité,rome,egypteScénario : Valérie Mangin
Dessin : Thierry Démarez
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie : 13 septembre 2017
Genre : Aventures

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Khephren a payé très cher sa quête insensée de la Cybèle d'orichalque. Mais il continue, entraînant Alix, Enak et Titus dans le terrible désert égyptien. Il veut rallier l'oasis du dieu Ammon, son sanctuaire et sa montagne des morts, persuadé que s'y cache le secret qui le sauvera. Mais c'est leur destin à tous qui se jouera dans l'étrange nécropole, entre momies, pillards et serviteurs du dieu caché. La montagne des morts n'aura jamais autant mérité son nom.

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Mon avis

De mieux en mieux ! Après un premier cycle de mise en route plutôt réussi, Mangin et Démarez poursuivent les aventures d’un Alix quinquagénaire avec toujours autant de brio.

alix senator,valérie mangin,thierry demarez,casterman,antiquité,rome,egypteL’intérêt de ce 6ème tome, une fois de plus, réside dans le basculement d’intérêt entre les personnages principaux. En effet, depuis déjà deux tomes, on peut se demander s’il s’agit encore des aventures d’Alix Senator ou bien de celles de Khephren, son fils adoptif. Et je dois vous avouer que cette focalisation sur le côté obscur qui envahit peu à peu Khephren n’est pas faite pour me déplaire.

Dans Alix, l’original, Jacques Martin nous narrait les aventures d’un jeune gaulois parmi les romains. Les histoires, bien que longues (64 pages), chargées et pleines de rebondissements, gardaient une trame assez classique avec des moments de tension et un retour à la « normale » en fin d’album. Dans Alix Senator, Valérie Mangin mise sur des scénarios plus complexes et en particulier sur la noirceur d’un personnage supposément positif puisqu’il est à la fois le fils d’Enak et le fils adoptif d’Alix. Ce dernier est obnubilé par des rêves de grandeur et de reconnaissance. Il ne s’est jamais senti à sa place du fait de son adoption et de ses origines égyptiennes dans un monde où cette nation est dominée et soumise par Rome.  

En revanche, je trouve étonnante la cécité, voire la tolérance d'Alix vis-à-vis de la lente mais sûre dérive de Khephren vers le camps de ses adversaires...

 

alix senator,valérie mangin,thierry demarez,casterman,antiquité,rome,egypteMalgré tout, on reste dans l’Empire romain, après la mort de Jules César, et les aspects historiques et didactiques sont toujours de mise. Les intrigues de pouvoir à la tête de Rome sont omniprésentes à travers les différents tomes de la série. Elles sont d’ailleurs très intéressantes à observer car elles permettent de réaliser à quel point le pouvoir était instable et fragile en ces temps reculés. Alix se retrouve régulièrement en mauvaise posture du fait de cette instabilité, ce qui tend à l’humaniser. Certes, il ne meurt jamais dans les combats (c’est souvent lui le dernier survivant d’une mêlée ou il n'a pas hésité à trucider et transpercer à droite à gauche…) mais il est toujours obligé de la jouer fine et serrée quand il se retrouve face à l’empereur Auguste et sa femme Livie.

 

 

alix senator,valérie mangin,thierry demarez,casterman,antiquité,rome,egypteCôté dessin, je suis partagé. Les décors sont plutôt bien travaillés mais les personnages, surtout les visages, me font un peu tiquer… Je ne saurais dire ce qui ne va pas mais il y a quelque chose qui me dérange un peu. Certaines perspectives et proportions sont également limites sur les personnages. Le traitement des couleurs est assez agréable mais c'est pareil, il y a toujours des choses qui me gratouillent, des lumières sur des visages, par exemple... Ceci dit, je dois vous avouer que la lecture du tome 3 en noir et blanc m’avait positivement scotché et que, d'une manière générale, le dessin est tout de même de bonne facture.

 

 

 

 

En tout cas, ce Tome 6 est clairement à la hauteur de la série et mérite toute votre attention. 

 

 

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Odradek

Commentaires

En effet, il y a quelque chose de gênant dans les visages, et c'est peut-être le trait un peu approximatif (voire un peu "sale") qui contraste avec le support visiblement photographique (la photo qui a servi au dessinateur). Ce trait un peu sale convient fort bien pour les décors mais peut-être pas pour les visages. je dis cela sans avoir l'album dans les mains.
Quant à la couleur, c'est simple (selon moi): l'encrage donne des informations d'ombrages et de matières (par des hachures notamment), et la couleur en remet une couche (si je puis dire) avec ses lumières et matières supplémentaires. Il y a donc conflit entre encrage et couleurs. Par exemple, une colorisation en aplats pourrait sans doute convenir, ou au contraire la même colorisation avec un encrage sans hachures.
Bien entendu, ne voyez aucune critique dans le dessin (le crayonné qui sous-tend ce graphisme semble être des plus costauds, les décors sont apparemment époustouflants), et en outre je n'ai pas lu le bouquin. Chouette article en tous cas!

Écrit par : benoi Lacroix | 28/11/2017

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