10/02/2018

Dark Blood T.1

Dark Blood, Amélie Sarn, Marc Moreno, Delcourt, fantastique, aventure, thrillerDark Blood, Amélie Sarn, Marc Moreno, Delcourt, fantastique, aventure, thrillerICARE

Scénario : Amélie Sarn
Dessin : Marc Moreno
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 10/01/2018
Genre : fantastique, aventure, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Laissez-vous séduire par ce récit fantastique à la fois noir et romantique. Il nous entraîne à travers les âges, aux temps des premiers vampires, et révèle l’étonnante origine de cette malédiction…

Paris, 2010. Quand Icare se réveille dans la rue, il ne se rappelle que de son nom. Des bribes de souvenirs provenant d’époques trop lointaines lui reviennent en mémoire de façon imprévisible. Il sait qu’il doit tuer pour survivre et cette idée lui fait horreur. Mais il ignore qui est Lucia Néra, vampire aussi belle que cruelle, et les raisons qui la poussent à le poursuivre depuis des siècles…

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Mon avis

Qui est Icare ? Personne ne le sait, pas même lui... Dans les rues de Paris, de nos jours, il passe pour un sans-abri amnésique, incapable de dire d’où il vient et où il va. Seuls quelques flashs resurgissent de temps en temps : une étoile sur une casquette lui rappelle l’écusson de l'armée rouge durant la grande Révolution russe ; une soirée mondaine dans les années folles en se souvenant d'un visage, … Apparemment, il n'y a qu'un groupe de vampires à être au courant de sa vie. Et pourtant Icare les fuit. Se sachant pourtant vampire lui-même, il semble néanmoins vouloir s'en éloigner, mettre autant de distance que possible entre lui et eux. Mais pourquoi ? Icare ne s’en souvient plus...

 

Le décor est ainsi planté. Plutôt anecdotique dans son genre quand on est habitué aux vampires presque omnipotents, qui n'ont que le soleil et l’ail comme points faibles. Alors un vampire amnésique, ça change de notre cher Louis (entretien avec un vampire) qui a pu nous retracer sa bien trop longue existence (à son goût). Et ce n'est pas la seule différence avec nos idées préconçues des vampires.

 

Contrairement aux jolis crocs que Dracula, Lestat et consort ont l'habitude de planter dans le cou de leurs victimes, les personnages de Amélie Sarn et Marc Moreno sont un mélange de lézard à la langue bifide, de requin aux multiples rangées de dents acérées et du poisson vipère de Sloane (je ne vous dirais jamais assez combien Google et Wikipédia sont nos amis). Autant dire que je préférerai rencontrer ce triste Sir d’Edouard Cullen qui n'a de vampire que le nom plutôt que ce monstre là… qui finalement, n’a pas grand-chose de vampirique au sens que nous l'entendons, si ce n’est le goût du sang qui lui est vital.

 

Toutefois, ce style nouveau ne gène pas outre mesure. Tant que personne ne nous apportera un vampire prêt à être anatomiquement et biologiquement étudié : une théorie en vaut bien une autre (même si vous l'aurez compris, je préfère le classique). Là où le bas blesse, c’est que malgré toutes ces différences marquées, la trame reste dans le domaine du déjà vu. Souvenez-vous de Selene dans Undeworld qui ignore la vérité concernant la fin tragique de sa famille humaine, Blade interprété pour Wesley Snipes qui cherche à comprendre son corps et la biochimie pour créer d'autres vampires diurnes, ... et j’en passe et des meilleurs.

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Les vampires qui se pourchassent entre eux aussi sont légion. Blade encore une fois, Twilight, Lestat qui poursuit Louis dans « entretien avec un vampire » et même dans « Lincoln chasseur de vampires ». Pas facile donc de faire innovent.  Ce qui n’empêche pas le scénario d'être intriguant. Icare ? Comme l’homme qui s'envola trop près du Soleil ? Dans les mythes et légendes, je connais l’histoire des vampires, enfants de Judas ; celle où ils seraient les descendants de Lilith, première épouse d’Adam, qui fut bannie du Jardin d’Eden et transformée en démon – plus exactement, en vampire. Mais Icare ? ce prénom m'intrigue. Et autant vous dire qu'il fallait bien ça car le dessin, bien que prometteur, n’a rien de transcendant.

 

Autant le dire d'emblée, Moreno a perdu de sa superbe ! Hier encore, le chroniqueur Coq de Combat, CdC pour les intimes, me faisait remarquer la décadence du dessin au fil des tomes du « Régulateur » qui était pourtant somptueux au début et, osons le dire : passable vers la fin, avec quelques soubresauts de talent par-ci, par- là, l’espace d'une page ou d'une case...

 

C’est donc triste à dire, mais DARK BLOOD Commence graphiquement comme le Régulateur a fini. Des jets de sang toujours rougeoyant, de sorte qu'on pourrait l'imaginer dégouliner du livre, des mouvements vifs, des scènes de violence intenses, quelques portraits en pied relevant le niveau du reste qui est fade et sans constance. Résultat : ces quelques détails, qui pourraient vous sembler nombreux, sans oublier l'indéniable talent de Moreno pour les décors (là, je dis chapeau  Monsieur !) sont les seules raisons pour lesquelles je n'ai pas un zéro pointé au dessin.

 

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Allez Monsieur Moreno , reprenez-vous ! Et vous, Miss Sarn : surprenez-moi.

ShayHlyn

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Commentaires

Quelques fulgurances pour le dessin et un scénario très fade et sanguinolent.2 coeurs à tout casser pour ma part.

Écrit par : samba | 10/02/2018

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J'ai toujours des lacunes pour bien coeuriser tout ça, mais ma chronique n'est pas spécialement élogieuse.

Écrit par : Jeanne | 10/02/2018

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J'ai toujours des lacunes pour bien coeuriser tout ça, mais ma chronique n'est pas spécialement élogieuse.

Écrit par : Jeanne | 10/02/2018

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Bonjour,
Pour ma part, j'ai bcp aimé et un peu de mal à comprendre les qcq critiques négatives vues ici et là... Après, j'aime la modernité chez les vampires et à mes yeux, le sang est le symbole qui surclasse tous les autres: ail, etc.
Alors, oui, ça peut faire penser à du recyclage de choses déjà vues en films ou ailleurs, mais ici c'est "bien" fait. Le tome est dense et l'histoire arrive vraiment à surprendre dans son dernier tiers, notamment avec le personnage d'Edmond, sorte de dandy à la O.Wilde, bien croqué... Le dessin, lui, magnifie l'ambiance. Il est perfectible (décors un poil expédiés à mon goût) mais a des qualités indéniables: un sens du mouvement, une capacité à accélérer le récit, une violence certaine. Et les tons tendance "violet", ça me plait bcp aussi. C'est original et symbolise bien la frontière entre jour et nuit, réel et irréel. J'en serai pour la suite.

Écrit par : Nicolas | 15/02/2018

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Oui, Samba/Thierry! Je suis de retour!!! St-Nicolas

Écrit par : Nicolas | 15/02/2018

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Je veux bien chroniquer qcq albums de temps à autre, cela me plairait. Je sors d'une longue période pas facile, dsl de vous avoir délaissé.

Écrit par : Nicolas | 15/02/2018

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à bientôt!

Écrit par : Nicolas | 15/02/2018

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