31/10/2013

L'IMMANQUABLE - Hors série n°7

1310271109110001.JPGSortie : 01/10/2013

132 pages

Prix conseillé : 7,90 € (France) – 8,50€ (Belgique-Dom-Lux-Port.- merci la tabelle !)

Magazine, Hors série, Erotisme, pin-up

Mon avis : Au début du mois d’octobre 2013 est sorti le numéro 7 du hors-série de l’immanquable. Ces hors-séries consacrés à l’érotisme en bande dessinée se suivent à un rythme soutenu. Il s’agit réellement d’un succès dans les librairies.

A chaque numéro correspond un thème. Il s’agit ici d’un spécial « pin-up, sexe et BD ». Chaque fois également, la couverture est réalisée par Romain Hugault, un maître en la matière.

Dans ce numéro 7, un dossier est consacré à la pin-up dans la bande dessinée,un portfolio est consacré à Walter minus, un dessinateur connu et reconnu. Un autre portfolio est consacré au Baron Gerald Von Lind, un dessinateur très renommé aux Etats-Unis.

Des récits courts complètent ce magazine avec des auteurs spécialisés dans ce type de bande dessinée tel que Varenne, Casotto et bien d’autres.

Vous avez compris que ce magazine est réservé au public averti.

Le numéro 8 est annoncé pour la fin de l’année. Vous pouvez passer votre commande auprès du père Noël !

 

Capitol.

Capitol, Actualité, Immanquable, Hors série, Pin-up, Hugault, Minus, Von Lind, Casotto, Varenne, 10/2013

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26/10/2013

ALLO BRUXELLES? ICI RAWHAJPOUTALAH! Exposition Tintin - Europalia.India.

@Hergé/Moulinsart 2013

visuel0europalia.jpgEn route…pour de nouvelles aventures! SambaBD a été invité à la conférence de presse qui s’est tenue ce mercredi 23 octobre 2013 au musée Hergé situé à Louvain-la-Neuve en Belgique. 

Le festival Europalia est un festival d’arts internationaux qui a lieu à Bruxelles et en Belgique tous les deux ans. Cette année, elle est consacrée à l’Inde et propose un programme varié composé de 26 expositions, 92 concerts, 56 spectacles, 200 événements littéraires, cinéma et conférences.

Dans le cadre de cette manifestation, le musée Hergé s’est associé au programme et propose une exposition du 26 octobre 2013 au 26 janvier 2014, intitulée « Allo Bruxelles ? Ici Rawhajpoutalah ! » Ce titre est inspiré de la couverture du journal « Le petit vingtième » n°10, paru le jeudi 8 mars 1934.

L’exposition prend le pari de nous faire connaître l’Inde via l’œuvre d’Hergé et plus particulièrement l’album « Les cigares du Pharaon ». Le visiteur pourra y voir les planches originales, dessinées entre 1932 et 1934, misent en parallèle avec la version revisitée des planches en couleurs de 1954 mais aussi avec l’abondante documentation qu’Hergé avait accumulée sur les différents sujets abordés par le récit. Nous ne sommes plus au temps des premiers albums à la documentation fort limitée.

L’évolution graphique y est remarquable. Le dessin de 1934 supporte sans problème l’agrandissement dans les grands formats de l’exposition. C’est une preuve que le dessin était déjà épuré. A la vue du travail de 1954, cette tendance est encore plus visible avec le trait qui se simplifie de plus en plus tout en restant net et détaillé dans l’image qu’il veut transmettre au lecteur.

@Hergé/Moulinsart 2013

visuel 1europalia1.jpgOn y retrouve déjà des thèmes qu’Hergé aime traiter tels que la spiritualité, les dieux, l’homme et son environnement, sa coexistence avec la nature, les animaux. Il traite également de l’imaginaire occidental sur des phénomènes indiens tels que les Sadhus ou fakirs, avec les planches à clous, la lévitation et les charmeurs de serpents.

Le visiteur y verra également décrit les rues de New Delhi, avec le bruit, la circulation, la foule qui bouge, les odeurs,…Hergé a très bien rendu cet environnement à tel point que Tintin a eu du succès en Inde, traduit de l’hindi au tamoul en passant par le bengali ou encore le gujariti. Du signe de Kih-Oskh au Svastika porte-bonheur, l’exposition nous explique la symbolique qui est aussi un des fils conducteur de l’album.

Je ne peux que vous inciter à faire le déplacement pour visiter cette exposition très réussie qui mêle l’imaginaire de Tintin avec des objets d’art indiens dont certains ont été dessinés dans l’album de référence. 

@Hergé/Moulinsart 2013visueleuropalia2C03 61.jpg

Vous pourrez en profiter pour visiter l’ensemble du musée Hergé avec ses expositions permanentes. Il a été dessiné par l’architecte français Christian de Portzamparc (un nom digne d’un personnage de bande dessinée !).Il s’agit d’un bâtiment de près de 3600m² qui attire directement l’œil vu de l’extérieur. Dès que vous rentrez à l’intérieur du bâtiment, le choc visuel continue. Les murs ne sont pas tous droit, des grandes baies vitrées laissent entrer la lumière dans le patio d’entrée. Et pourtant le musée a été conçu comme une bande dessinée. L’architecte a également tenu compte de l’environnement naturel mais aussi des impératifs d’un musée où la lumière ne doit pas abîmer les œuvres. Il a donc joué avec la lumière mais aussi avec les couleurs. Certains ont parlé d’un navire amarré à la dalle de la ville de Louvain-la-Neuve. L’image est pertinente surtout quand vous traversez la jetée qui relie la ville au musée. Le visiteur a l’impression de monter dans un navire en partance pour un voyage imaginaire.

 

@Atelier de Portzampac 2013 -@ photo Nicolas Borel - @Hergé/Moulinsart 2013

 

CHAP1_P18-19_©Nicolas Borel. Architecte-Christian de Portzamparc.jpg

 

Un seul bémol : je me suis rendu à Louvain-la-Neuve en voiture et j’ai remarqué que la signalétique routière est inexistante. Pas de panneaux pour diriger les visiteurs vers le musée que ce soit sur l’autoroute à proximité ou sur les voies d’accès à Louvain-la-Neuve. Les parkings proches du musée sont mal indiqués. Il en est de même dans les rues de la ville. Cerise sur le gâteau, l’adresse du musée est rue du Labrador, 26 (belle référence à l’adresse de Tintin). Mon GPS n’a pas encore cette rue dans son répertoire… Comment un tel écrin, un tel musée peut-il être aussi mal indiqué ?

 

@Atelier de Portzampac 2013 -@ photo Nicolas Borel - @Hergé/Moulinsart 2013

 

 

CHAP1_P12_©Nicolas Borel. Architecte-Christian de Portzamparc.jpg

 

 

@Hergé/Moulinsart 2013

110104_couverture_Hres_0.jpgSi vous n’avez pas l’occasion de visiter le musée Hergé, ou en complément à la visite, vous pourrez lire un nouvel ouvrage  qui vient de sortir aux Editions de La Martinière, intitulé « Musée Hergé ». Il s’agit d’une « brique » de 480 pages, d’un format de 21X21 cm. Cet album est conçu comme un musée de papier. Le lecteur le visite comme il visiterait le véritable Musée Hergé. On peut y voir toute l’œuvre d’Hergé. Cela va des dessins originaux aux notes, carnets, coloriages, documentation, objets qui remettent le visiteur dans le monde unique d’Hergé. L’album parait en 6 langues, est tiré à près de 30.000 exemplaires. Il est vendu au prix de 39,00€ (ISBN 9782732457079). N’ayant pu le consulter, je vous renvoie à votre libraire attitré car il est déjà disponible.

Capitol.

 

Liens utiles :

Le programme d’Europalia India : www.europalia.eu

Le site du Musée Hergé : www.museeherge.com. 

20/09/2013

Interview de Gabriel Lopez (Dessinateur de Isabellae).

Mais avant quelques mots sur Isabellae dont le tome 2 vient de sortir chez le Lombard récemment .

isabellae.jpgSa chevelure rousse tranche avec le Japon médiéval au sein duquel elle évolue... mais pas autant que ses sabres affûtés  Fille d'une sorcière irlandaise et d'un grand samouraï, Isabellae voyage à la recherche de sa sœur disparue. A ses côtés, le fantôme de son père, et quelques compagnons d'infortune. Cherchant à retrouver son passé pour mieux l'exorciser, elle fait pleuvoir une pluie de sang dans son sillage...

 

Premier cycle en trois tome

Place à l’interview de l’espagnol Gabriel Lopez dit Gabor 

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J’ai lu qu’avant « Greenworld » (ta première BD), tu avais travaillé dans l’animation (Cédric-Agrippine-Astérix). Peux-tu nous expliquer ce changement et ce que l’animation t’a apporté dans la réalisation d'une BD ? 

Depuis toujours, je lis et dessine des BD. Cela peut sembler étrange, mais depuis l'enfance, mon rêve, mon objectif a consisté à devenir un auteur de BD. 

Mon passage dans l'animation a été la conséquence d'un heureux accident. J'y ai appris la plupart des choses qui me sont utiles aujourd'hui, notamment en côtoyant de grands artistes qui m'ont énormément apporté. 

Le moment où tout a basculé coïncide avec l'essor de l'animation en images de synthèse. Cela signifiait dessiner moins et devoir travailler avec des logiciels de 3D, ce qui me séduisait nettement moins. 

À cette époque, j'étais en relation avec François Debois, et l'opportunité de pouvoirGreenWorld1_29092007_185942.jpg publier Greenworld chez Soleil s'est heureusement présentée. 

Je conserve de l'animation un certain sens des responsabilités lors de l’élaboration d'un projet artistique, une meilleure aptitude à raconter une histoire, et une fluidité dans la narration. 

L'animation et la bande dessinée ont beau être deux médias distincts, il existe un lien fort entre eux. 

 

Comment est née Isabellae ? 

Gabor-raule.jpegIsabellae est née de mois d'échanges avec Raule. Après quelques idées qui n'ont finalement pas été retenues, nous sommes arrivés au personnage actuel et à ses aventures. 

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Dans Isabellae, on retrouve de nombreux genres : l’aventure, le combat au sabre, du fantastique, du dépaysement, du gore, de l’amour… c’est ce mélange qui t’a attiré dans cette série ? 

C'est une combinaison de tout ce que nous apprécions. Je veux dire qu'Isabellae est née au fur et à mesure de discussions sur les histoires que nous aimions voir ou lire. Et l'aventure, les combats au sabre, le fantastique, le type de décors, le gore, l'amour... tous ces ingrédients en faisaient partie. 

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Il y a une scène dans ce tome 2 qui m’a marquée : celle où l’on voit la jonque naviguer entre des noyés. Peux-tu nous expliquer comment tu as créé cette scène ? 

Et bien, il s'agit d'un type de scène couramment utilisé par le cinéma, dans le but de choquer ou d'impressionner le spectateur, dans notre cas le lecteur. La séquence m'a pris quasiment une semaine complète, mais nous étions très satisfaits du résultat, et je suis heureux de constater qu'elle remplit son office auprès des lecteurs ! 

 

Toi qui es dans le secret des dieux, comment séduire Isabellae ? 

Il ne vaut mieux pas, du moins si tu apprécies la vie… Méfie-toi d'elle. Elle est aux commandes ! :) 

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Les couleurs jouent un grand rôle surtout pour bien situer les époques. Tu peux nous en dire plus sur la manière dont tu procèdes ? 

Le contraste entre les différentes couleurs de l'album est traité avec beaucoup d’attention, en fonction de ce qui se produit sur chaque planche. C’est presque de la musique. Et, dans la mesure où la BD ne dispose pas de piste son pour accompagner le déroulement de l’histoire, l’idée consiste à utiliser des palettes de couleurs afin d’accentuer les différents sentiments des personnages, l’action, la violence… C’est un peu compliqué à expliquer, mais c’est ce qui m’aide à choisir les couleurs. 

 

Deux questions plus générales. Comment expliques-tu qu’il y ait tant de « bons » dessinateurs espagnols ? 

Je ne sais pas ! Haha ! Peut-être est-ce dû à la qualité de l'eau qu'ils consomment ? Plus sérieusement, depuis des siècles, l’Espagne entretient une tradition de grands artistes. Je crois que cet amour de l'art perdure, et qu'il s'exprime particulièrement dans cette génération d'auteurs - issue des années 80 à 2000 - aujourd'hui à l'œuvre dans la bande dessinée, avec un certain succès, je pense. 

 

Comment se porte le marché espagnol de la BD ? 

On y trouve beaucoup d'auteurs talentueux, beaucoup de rééditions, moins de productions locales destinées au seul marché espagnol et moins de lecteurs que nous le souhaiterions, mais, petit à petit, la situation commence à changer. Je suis plutôt optimiste. 

 

Et enfin, Gabor (Madrid) et Raule (Barcelone), ça doit être chaud lors d’un « classico » ? 

Désolé, mais je n'aime pas le football, alors il ne se passe rien. J'ai d'autres centres d'intérêt.

 

Voilà, un grand merci à Gabriel pour avoir répondu à mes questions et à JMC pour la traduction.

 

A bientôt pour le tome 3 d’Isabellae.
Samba. 

 

Écrit par Samba dans Actualité, Portrait. | Commentaires (1) | Tags : gabor, isabellae, le lombard, interview |  Facebook | |

13/09/2013

Interview de Martin Jamar pour Double Masque.

BM.JPGA l’occasion du dernier tome de Double Masque « l’hermine », SambaBD avait envie de réparer un impardonnable oubli .Samba BD n’avait en effet pas encore interviewé  le talentueux dessinateur belge du charmant  village de Limbourg, Martin Jamar . Une interview à son image, conviviale et détendue avec quelques petites révélations.

Samba-Avec ce tome 6 de Double Masque, on clôture les aventures de la Torpille, de  son écureuil, de l’abeille et de la fourmi. Pas trop difficile de quitter ces personnages après 9 ans de   « cohabitation » ?

Martin Jamar-Bien sûr, c'est chaque fois un peu particulier, le moment où l'on arrive au 57278733_p.jpgbout d'une histoire, cela fait un petit pincement au cœur, en se disant qu'on les " abandonne " à leur destin de papier. C'est peut-être idiot, mais on s'y attache, avec le temps qu'on passe en leur compagnie. Parce que dans ma tête, ils existent vraiment ... !

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Samba-Depuis que je vous suis, je remarque que vous dessinez toujours la même époque (François Julien, Les voleurs d’Empire, Double Masque.) Pourquoi cet attrait particulier pour cette époque Napoléonienne ?

Martin Jamar-Oui, je dois paraître quelque peu monomaniaque ... De fait, le 19e siècle fut jusqu'à présent ma période de prédilection. Pourquoi cet attrait pour l'époque napoléonienne ? Il faut sans doute remonter à mes 10-12 ans, les jeux et lectures que j'avais alors - petits soldats, aventures de grognards et autres généraux -, la variété, le panache de ces uniformes me fascinaient ( mais je suis très loin d'être militariste ... ) , le destin de certains  personnages de ce temps étaient assez incroyables ,  un cabaretier pouvait devenir en quelques années maréchal de France puis roi de Naples ! Sans parler de l'ascension fulgurante d'un petit Corse ( qui a dit, je crois : " Ah, ma vie, quel roman ! " )

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La plupart des périodes historiques ont des éléments intéressants à raconter, mais il faut bien faire des choix et se plonger dans celles qui nous attirent davantage, pour des raisons parfois mystérieuses.

 

- Samba- Pendant la lecture du tome 6, j’ai presque eu pitié de vous avec le couronnement de Napoléon qui fourmille de personnages et de détails architecturaux incroyables. Un morceau de bravoure ?

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Martin Jamar-Houlà oui, Mais c'était incontournable, lorsqu'on aborde Bonaparte devenant Napoléon. Ces planches montrant le Sacre m'ont pris un temps fou, même si j'avais une bonne documentation, ce fut assez fastidieux, tous ces figurants, ces costumes tarabiscotés... Mais, finalement, sur l'ensemble de l'album, cela ne représente qu'une petite partie. J'imaginais, en commençant l'album (dont je n'avais pas encore l'entièreté du scénario), que ce serait peut-être la moitié de l'histoire qui se passerait à l'intérieur de Notre-Dame. Le scénariste aurait-il, lui aussi, eu pitié de son pauvre dessinateur ... ? 

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souris.jpg- Samba- Un peu à la façon d’une petite souris, j’aimerais connaitre comment se passe une rencontre avec Jean Dufaux pour élaborer un album ?

Martin Jamar-Si vous étiez une petite souris, vous pourriez nous suivre dans un Mainblanche.jpgrestaurant (plutôt chinois ou italien), à Bruxelles ou à Liège, nos lieux de rencontres habituels. Vous nous verriez commencer souvent par une coupe de champagne (on trouve toujours bien quelque chose à fêter ! ) et , autour d'une bonne table, discuter par exemple d'un prochain album : en fait , Jean Dufaux me raconte d'abord les très grandes lignes de l'histoire qu'il aimerait raconter, et, miracle, il se fait que , jusqu'à présent,  j'ai toujours été emballé par les projets , les idées qu'il m'a proposés ( après échanges sur mes envies, mes goûts ) 

A partir de là, ... Il n'y a plus qu'à, comme on dit ...! Chacun rentre chez soi plutôt guilleret, et on se remet au travail.

Jean m'écrit les premières planches, me donne quelques indications nécessaires pour la suite, et nous nous revoyons lorsque j'ai crayonné plusieurs planches, nous discutons mise en scène, lisibilité, efficacité / force des images. C'est un moment important, parce que j'ai toujours besoin d'un regard extérieur et neuf sur mes dessins, Jean sait mettre le doigt là où quelque chose est à améliorer. Et, bien souvent, nous sommes les derniers à quitter le resto, dans l'après-midi (avec la petite souris, sans doute ... !)

 

Samba-Est-ce que Martin Jamar utilise la nouvelle technologie pour la confection d’un album ou est il plutôt traditionnel ? (une question pour savoir comment vous travaillez, à quel rythme, vos habitudes et votre univers adéquat).

mJ1.jpgMartin Jamar-Je suis encore très traditionnel - papier, crayon, encre, aquarelles -, mais ponctuellement, je commence à utiliser (en tous cas, j’essaie) PhotoShop pour faire certaines retouches, par exemple sur une illustration de couverture. Cet été, grande première, j'ai suivi un stage d'infographie : ce ne fut pas simple, mais j'ai appris quelques trucs ... 

Info pour la petite souris ...  : mon bureau est à la maison, 2 belles pièces bien tranquilles, où je travaille autant que possible ( surtout quand les enfants sont au collège ! ), et surtout en journée, je ne suis pas un " nocturne", sauf quand les échéances l'imposent... Ce qui arrive à chaque fin d'album, bien sûr ! Mon rythme n'est pas super-rapide, les lecteurs auront pu le constater, depuis le temps ... Et pas aussi régulier que je le souhaiterais (pour x raisons), mais c'est ainsi. Je pense que certains ont plus de facilités que d'autres, il faut nous accepter tels que nous " fonctionnons ".

 

 

Samba- Pouvez-vous nous dévoiler une petite parcelle de votre prochain projet ?

Martin Jamar-Je préfère ne pas encore en dire trop, d'abord parce que le contrat n'est pas encore signé, ensuite parce que j'avais annoncé ces derniers mois un autre projet qui ne pourra finalement pas aboutir... 

Quelques indices quand même : scénario de Jean Dufaux, one shot , hors 19e siècle, autour d'un personnage ayant réellement existé et auquel vous ne vous attendez probablement pas ... !

Je démarre là-dessus (Jean Dufaux  a déjà écrit les 10 premières planches)  dès que j'ai achevé un autre beau projet, un album collectif - 10 dessinateurs -, et un point commun: la 1ère Guerre, 1914, en Wallonie. J'ai, pour la première fois, écrit un tout petit scénario : 5 planches ... !

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Samba-Une question à 1 euro, comment voyez vous l’avenir de la BD (la surproduction, les nouveaux supports de lecture,…)?

Martin Jamar-Vaste question, je n'ai pas d'opinion bien originale là-dessus. J'imagine que La BD continuera d’exister, mais sous diverses formes et sur divers supports, qui évoluent beaucoup et vite. L'essentiel est que les jeunes continuent à avoir envie de LIRE !! - BD, romans, nouvelles, biographies, mémoires, peut importe - . On verra petit à petit où l'offre et la demande se rencontreront le mieux ... Le tout est que les parents donnent à leurs enfants le goût de la lecture et l'envie de découvertes. 

 

 

Samba-Lisez-vous d’autres BD, des conseils de lecture ?

Martin Jamar-Oui, je lis d'autres BD, pas des dizaines, mais j'essaie de suivre en priorité les albums des amis et autres copains, et puis des albums sur lesquels je " flashe" - un bon dessin, une bonne histoire -, le miracle est lorsque cela coïncide, bien sûr ! Mes préférences vont plutôt vers la BD dite classique, l'école franco-belge, il y a quelques auteurs que j'achète " les yeux fermés " : Gibrat, Juillard, Pellerin, Prugne, Jusseaume,images.jpg Cosey, Griffo, Larcenet, par exemple .... Ce que j'ai beaucoup aimé, ces derniers temps : "Abymes", de Mangin et Griffo, " Grand Prix " de Marvano, pour ne citer qu'eux, il y en a d'autres ...  L'un ou l'autre conseil de lecture : Bruno Marchand " Quelques pas vers la lumière ", ou Stéphane Pêtre, " Marbot " - qui n'est malheureusement visible maintenant que via le Net... ou Céline Liégeois  avec son blog "dans la famille" ICI.

 

Samba-Pour terminer, le bonheur pour Martin Jamar c’est …….

1981858-2733024.jpgMartin Jamar-Le bonheur, c'est .... Quand j'étais jeune et insouciant, en vacances avec mes cousins dans un chalet au bord d'un lac !  Blague à part (quoique...), mon bonheur, c'est un bon équilibre entre mes très proches et mon travail : quand on le trouve, c'est formidable !

Samba-Votre album BD ultime : 

Martin Jamar-si c'est dans le sens " celui que j'emporterais sur une île déserte «, je pourrais dire " A la recherche de Peter Pan " de Cosey, ou les " Idées noires " du génial  Franquin ! Choix difficile 

logofranquin.jpg

 

Je tiens à remercier Martin Jamar pour sa grande gentillesse et son implication dans cette interview. 

N’hésitez pas à mettre un commentaire si vous avez besoin de complément d’information. 

Samba.

Écrit par Samba dans Actualité, Portrait. | Commentaires (3) |  Facebook | |