21/10/2016

Les éditions Sarbacane .

SambaBD vous propose de mieux connaître les éditions Sarbacane via une interview de son directeur éditorial : Frédéric Lavabre.

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Les éditions Sarbacane ont vu le jour en quelle année ?

En 2003 et les 1er BD en 2007.

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Et la philosophie générale de Sarbacane ?

Au départ, on était un éditeur roman jeunesse ou pour ado. Pour moi, la BD était un vieil ami très cher et j’avais envie de me lancer dans la BD jeunesse et adulte car la BD réunit 2 arts, l’art de l’image et l’art du texte.
Au départ on a fait essentiellement des BD jeunesses avec des auteurs qui sont maintenant devenus « des stars » comme par exemple Anouk Ricard et Marion Montaigne. Et puis petit à petit, on a reçu des projets qui sortaient du cadre, style roman graphique.

Vous sortez combien de titres par an ?

On édite une vingtaine de titre par année dont une dizaine en jeunesse et une autre dizaine en « graphique », ce qui est déjà raisonnable par rapport aux grosses maisons.
Il faut savoir aussi que je fais très attention au scénario, la porte d’entrée est bien sûr l’image mais je suis très sensible à la qualité narrative, au scénario, à la qualité des dialogues. Un peu comme au cinéma, c’est d’abord un bon scénario qui fait un bon film.

Comment choisissez-vous les BD proposées ?

C'est moi qui les choisis, qui travaille avec les auteurs, la relecture, le travail sur le scénario, le story-board.

Comment définiriez-vous le style Sarbacane ?

lavabre,sarbacane, interview,lavabre,sarbacane, interview,Du point vu visuel, c’est très varié mais j’aime quand un humain, un personnage avec un destin « fort » marque de son empreinte l’histoire réelle ou non. Dans la BD Peirera prétend, cela se passe au Portugal sous la dictature, pour Bibow Bradley dans l’Amérique profonde des années 60lavabre,sarbacane, interview,. Bref, cela peut être très différent mais ce qui m’intéresse ce sont des destins pris par une histoire plus grande que la leur.
Le lien, c’est en somme, des BD engagées avec une notion sociétale et historique. Mais on peut aussi trouver dans la BD de Pierre Henry Gomont une belle dose poésie par exemple.

Des projets pour la suite ?
De beaux projets dont une belle fiction qu’on va vous laissez découvrir mais avec pas mal de référence au cinéma.
L’air de rien, je fais pas mal de rapprochements avec le cinéma car je suis rentré dans la BD sans vraiment connaitre les auteurs, sans connaitre le milieu. J’avais donc une certaine fraîcheur mais pas de carnets d’adresse. On arrive sur un marché très structuré avec des libraires spécialisés, un peu naïf mais j’ai appris au fil de nos parutions. Maintenant, je sais que les auteurs regardent nos catalogues, les libraires et les journalistes nous font confiances. On reçoit actuellement beaucoup de projets et la difficulté c’est de garder une certaine exigence.


Et pour la distribution ?

Je suis bien distribué car c’est Flammarion. La difficulté vient surtout de trouver sa place à côté des blockbusters. Une stratégie par exemple pour Peirera est de sortir en août où il y moins de sorties et où on peut exister. On essaye aussi de bien travailler avec un lien de proximité avec les libraires en s’appuyant le plus possible sur eux pour faire connaitre nos titres.

Un bon tirage, c’est ?

Si je vends 5-6-7000 albums, je suis content. Aujourd’hui, scorer au-dessus de 10.000, c’est très très difficile.
Et j’essaye de tendre vers la BD « populaire » qui s’adresse à tout monde mais avec une certaine ambition un peu comme l’arabe du futur.

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Voilà, un grand merci à Frédéric Lavabre pour sa gentillesse et sa disponibilité et je vous invite déjà à visiter leur site pour faire connaissance avec leur catalogue et on attend avec impatience les premiers services de presse pour vous proposer les titres de cet éditeur enthousiaste et passionné.

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15/09/2016

L'usine à bulles, sa 1ère édition à Liège.

Le WK du 9 au 11 septembre 2016 s’est déroulé le 1er festival international de Liège appelé « Usine à bulles ».

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Direction la cité miroir (une ancienne piscine reconvertie en salle d‘exposition) pour une partie de l’équipe de SambaBD. On pouvait voir dans cet espace assez magique les sculptures de Stephane Halleux (Mr Hublot), les boules de Berga, les robots «  poétiques » de Go Jeunejean, des expos sur les crocodiles de Thomas Mathieu, les petits mythos de Philippe Larbier et d’Urban de Roberto Ricci. On pouvait aussi s’intéresser à la BD alternative avec pas mal d’auteurs de fanzines, d’illustrations ou de créations. Dans une autre partie (un peu cachée par l’espace dédicace) était mise en avant la BD numérique avec des rencontres, des conférences, des projections etc. On pouvait même assister à un spectacle de Philippe Geluck : «le chat fait des petits».

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Mais la grande majorité des visiteurs ne sont souvent obnubilés que par une seule chose, la chasse à la dédicace. Comme il s’agissait d’une première, les organisateurs ont un peu essuyé les plâtres.

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Quelques petites remarques pour améliorer la prochaine édition :

1er, avoir 2 caisses enregistreuses pour la librairie car attendre 1H30 pour se procurer 2 albums, c’est un peu long.

Oubliez les tickets numérotés, ça engendre trop de nervosité dans les files d’attente ou alors il faut limiter le nombre d’achat par passage à la librairie pour éviter les frustrations. Par contre, bannir les valises ou mallettes est une excellente chose.
Je suis aussi assez surpris de voir certaines personnes attendre des heures et de n’échanger aucune parole avec les auteurs. Le but n’est-il pas un échange privilégié avec les auteurs ?
SambaBD arrive à se faufiler dans cet espace particulier qui se veut chaleureux et on tombe sur un Christophe Cazenove toujours aussi sympathique. Le scénariste qui ne compte plus ses albums nous annonce sa future reprise de Boule et Bill et une nouvelle série sur les châteaux de la Loire. Skippy en profite pour lui parler d’une passion commune : la mythologie.
On se dirige ensuite vers Nicolas Dumontheuil pour un album qui nous a enthousiasmé : « la forêt des renards pendus ». Il nous annonce son prochain album qui sera un reportage sur les éléphants du Laos. Il a en effet marché pendant 2 mois à côté de ces pachydermes actuellement menacés.

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Ensuite, je rencontre un de mes artistes préférés, Roberto Ricci pour Urban. Le tome 4 est malheureusement un peu retardé (1er semestre 2017) à cause d’un problème avec la coloriste.

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Il me confesse aussi que la vente de ses planches est une bonne source de ses revenus.
Je profite ensuite de la présence de Sébastien Gnaedig (direction éditorial de Futuropolis) pour avoir une discussion très intéressante sur sa philosophie éditoriale, du marché, des lecteurs cibles et bien d ‘autres choses comme la défunte collection futuropolis 32.
Voilà, il est temps pour nous de quitter le festival et de se rafraichir car la journée fut longue et chaude.
Santé à tous.

07/09/2016

Festival BD de Bruxelles.

Ce dimanche 4 septembre, SambaBD s’est rendu à Bruxelles pour son festival BD. Un festival qui prend de l’ampleur au fil des années(90.000 visiteurs ).

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( de 7 à 77 ans )


Direction l’hôtel Thon où Skippy à rendez-vous avec Jean-Paul Krassinsky, auteur du crépuscule des idiots pour sa première interview. Une interview qui nous laisse une très bonne impression mais je laisse à Skippy le soin de vous en dire plus dans sa chronique parue ce mardi 5/9.

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On enchaîne avec Devig pour le tome 4 de Scott Leblanc (pour jeudi 7/9). L’interview se passe bien mais on sent l’auteur un peu perplexe sur la réussite de son album.

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On évite la drache nationale de peu et on se rend au parc royal où se déroule le festival.

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On commence timidement notre visite, notre but est de trouver les attachées de presse avec lesquelles nous collaborons. J’en profite pour faire ma seule dédicace du jour avec un artiste que j’apprécie énormément : Joël Alessandra, une belle rencontre.

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On se dirige ensuite place du Sablon pour se restaurer. Une fois rassasié, un petit tour chez Paquet et la chance nous sourit, on tombe sur Caroline qui s’occupe des relations presse. Très bel accueil et on se retrouve avec une grosse pile d’albums à chroniquer. On doit maintenant se rendre chez Casterman pour une nouvelle interview de Casado et Nicolas Perge pour les aventures ahurissantes de Benjamin Blackstone( pour vendredi 16/9). Je dois bien avouer que ce titre ne nous inspirait pas trop au départ mais la rencontre fut assez mémorable. D’ un côté un Nicolas Perge passionné par son travail et d’un autre côté, la musique de la langue espagnole de Casado traduit par Valérie (attachée de presse de Casterman). Un enthousiasme vraiment communicatif qui sera certainement retranscrit par Skippy dans sa chronique.

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Ensuite on rencontre un ministre des affaires étrangères, des anglais célèbres et même un super-héros.

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Skippy n’arrête pas puisqu’ il réalise une interview improvisée en anglais SVP de Wibert van der Steen pour Ayak et Boris chez Kramiek.

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Voilà qui a bien rempli notre journée ….je pense que l’année prochaine pour faire mieux, il faudra avoir un don d’ubiquité.

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La dédicace dans la peau.

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La parade des ballons .


Samba.

30/06/2016

SambaBD en deuil .

C’est avec tristesse que je vous annonce le décès de Marc Dufays alias Capitol suite à une longue maladie.

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Tu resteras à jamais dans nos cœurs. Comment oublier cette grande carcasse dont les réparties claquaient avec intelligence mais aussi avec beaucoup d ‘humour . Comment oublier ta générosité et ta gentillesse pour les personnes que tu appréciais . Comment oublier ton talent de conteur quand tu écrivais une chronique ou quand tu nous parlais de tes souvenirs. Comment oublier ton érudition qui en bluffait beaucoup .
J’espère que là où tu trouves, il y a une grande bibliothèque pour assouvir ton besoin de lecture.
Il n’empêche que ce foutu crabe, il fait bien chier car tu nous quittes bien trop tôt.
Que serait SambaBD sans tes initiatives et tes nombreuses chroniques ?
Toute l’équipe de SambaBD adresse ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Vous pouvez retrouver toutes ses chroniques ICI , du haut du Capitol qui n'ont jamais aussi bien porté leur titre.
Ciao mon bon Marc.

Samba.