24/10/2008

Gaijin,les derniers feux de l'été.

Gaijin2_28082008_232514gaijin2_plaAuteurs :Blengino et Gallo.
Editeur :Delcourt.


Le résumé.
Tokyo est en proie à la folie d'un pyromane : le Phénix (Hi-no-tori). Ce "vengeur" semble cibler les jageya, des yakuzas spécialisés dans la recherche de terrains constructibles. Le clan Higarashi n'hésitant pas à accuser le clan Shiratori d'être à l'origine de ces attaques, une nouvelle guerre est sur le point d'éclater entre les quatre grandes familles. Une guerre qu'un seul homme peut empêcher : Alex Otoishi, le Gaijin.

Mon avis.
On ne peut pas dire que cette série déchaine les foules sur le net. Un peu dommage car cette BD mérite qu’on s’y attarde un peu plus au lieu de partir au galop. Un album assez semblable au premier du point vue de sa structure et de son déroulement. Vous y trouverez toujours un brin de violence, de l’honneur et plein de bagarre. On commence aussi à mieux connaître les personnages et ils prennent d’ailleurs plus d’envergure .Pour le dessin au début du tome, je me suis fait la réflexion qu’on trouvait plus des tronches d’américains que d’asiatiques, pour un histoire qui se déroule à Tokyo, c’est un peu étonnant. Sinon les précisions des décors urbains vous feront vite oublier les petites anomalies physiques rencontrées de temps en temps.
Au final, une BD qui se lit facilement, divertissante et qui s’adresse à un public aimant la pétarade et l’univers japonais.
surprises.smileysmiley.com.7
On n'en parle pas sur le forum sauf si vous venez y creer le sujet.


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22/10/2008

Vinci,L'ange brisé.

Vinci1_13092008_110215Albvinci1_13092008_110215Auteurs :Convard et Chaillet
Editeur :Glénat.


Le résumé.
Abbaye de Vauluisant. 1519. Le roi François Ier confie à la discrétion des moines un mystérieux tableau, à ce point ignoble et dérangeant que personne ne devra plus jamais y poser le regard. Cette toile, un portrait, a pourtant été peinte par un génie. Un homme célébré comme l'une des lumières de son siècle : Léonard de Vinci. Comment cet artiste total, à la sensibilité esthétique parfaite, a-t-il pu accoucher d'une œuvre aussi torturée ? Et quel sombre secret François Ier veut-il éviter de voir répandu sur la place publique pour ainsi cacher la dernière toile de cet homme qu'il admirait par-dessus tout ? Peut-être faut-il pour le savoir remonter quelques années en arrière, en 1494, à Milan, à l'époque où démarra une étonnante série de meurtres impossibles, commis par un insaisissable tueur, le "voleur de visages". Artiste délicat et cultivé, au faîte de sa gloire, Léonard n'avait théoriquement aucune raison de s'intéresser à cette étrange affaire. Théoriquement...

Mon avis.
Après l’abandon après 20 pages de  « l’assassinat dans la rue Morgue » (oui, c’est bien un titre d’une BD !), je n’étais pas plus chaud pour ce « Vinci ». Mais force est de constater  que j’ai passé un bon moment de lecture. Certes, c’est parfois un peu lent mais Convard cultive bien le mystère qui plane autours de Léonard de Vinci. Je pense bien deviner que notre chère Léonard n’est pas l’auteur des meurtres mais c’est ce qu’on  voudrait nous faire croire mais on n’est pas dupe, enfin je l’espère. Par contre, que cache le tableau ? Un portrait de sa bien aimée qui ne doit pas cacher son visage pour des prunes ? Bref, de quoi bien remplir le tome 2 et aussi l’intérêt du public.
Le dessin de Chaillet est très détaillé et nous donne un bel aperçu du Milan du XV ème siècle. On regrettera néanmoins, les personnages trop statiques mais c’est presque une marque de fabrique pour ce  style de BD historiques.
A noter que le scénariste c’est visiblement très bien renseigné sur cet inventeur d’avant-garde, quoiqu’un peu romancé, c’est surprenant de découvrir des idées avec 400 ans d’avance.
6.5/10
On en parle sur le forum ICI.

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17/10/2008

INJU.

inju01_78381Planche_bd_10663_injuAuteurs :Ponzio,Rampo,Schroeder.
Editeur : Carabas.


Le résumé.
Venu au Japon pour la promotion de son dernier roman, Alex Fayard, auteur fameux, rencontre une geisha menacée de mort par un ancien amant. Celui-ci pourrait être un romancier japonais dont Alex est un spécialiste. Un homme à la fois naïf et arrogant soudain confronté à un mystère qui mêle fiction et réalité.

Mon avis.
Il s’agit d’une adaptation d’un film du même nom, une sorte de thriller sulfureux. Le problème c’est que pour le sulfureux on repassera car c’est le climat sibérien qu’on nous sert.  Il ne suffit pas de nous montrer une ou deux scènes SM pour appâter le chaland, il faut y mettre un peu de vie, et là, on la cherche. Je me demande si le choix de Ponzio était judicieux, oh j’ai tout de suite reconnu le style du dessinateur de Genetiks , une sorte de roman photo retravaillé avec une prédominance au sépia , mais c’est froid comme trait, je dirais même glacial. Ok pour l’ambiance thriller ça colle mais heureusement qu' Alex Fayard nous dit qu’il est envouté car sinon on ne l’aura jamais deviné. Quand à l’histoire, elle est moins poussée que l’on pourrait croire, il s’agit d’une belle manipulation mais ça s’arrête là.
A éviter donc nom d'INJU.

surprises.smileysmiley.com.4
L'affiche du film.


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16/10/2008

Le protocole du tueur, Mortel souvenir.

ProtocoleDuTueurLe2_03092008_113755AlprotocoleDuTueurLe02pl_77394Auteurs : Convard et Falque.
Editeur :Glénat.


Le résumé.
Un crime, perpétré selon le modus operandi du sinistre tueur à la ficelle, un serial killer nouant les chevilles de ses jolies victimes à l'aide d'une cordelette. Des indices, qui tous désignent le député-maire Lestrade, amant de la dernière victime du tueur. Du pain béni pour le commissaire Zélian. Si ce n'est que Lestrade est un ami. Mais un ami qui semble avoir de bien étranges secrets à cacher. Et qui a vraisemblablement manipulé le jeune commissaire afin que ce dernier couvre ses sombres agissements. De quoi mettre Zélian dans une colère noire, et lui donner l'envie de faire tomber le puissant Lestrade, pressenti pour un poste de ministre... La confrontation entre les deux hommes est proche. Elle sera terrible.

Mon avis.
Le protocole du tueur c’est d’abords un polar efficace  fabriqué par Convard avec une bonne intrigue. C’est intelligemment amené et le dénouement est surprenant. Le petit hic, c’est que ce diptyque est intéressant mais pas passionnant. En effet, j’ai trouvé ce tome un peu trop lent par moment, je me suis  même surpris à utiliser la lecture en oblique sans perdre la ficelle de l’histoire. Un polar à la française en somme. Un récit crédible proche de la réalité mais pas avec le coté divertissant de nos amis US.
Falque au dessin, on aime ou pas compter les dents, mais il faut lui laisser qu’il a un style propre, bien reconnaissable , j’apprécie.
Les amateurs du genre peuvent donc acheter ce policier.

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