07/08/2017

Requiem Chevalier Vampire T5 et T6

61m045a+u9L__SX373_BO1,204,203,200_.jpg61EXBCQ4hRL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg9782914420013_pg.jpgScénariste   : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages / Tome

Genre: Épouvante

Sortie : le 31 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Le bal de Dracula bat son plein. Pourchassés par Otto et ses hordes de dragons sanguinaires, Rebecca et Requiem tentent de retrouver leur amour perdu dans un déluge de feu. Mais lors de l'affrontement, la personnalité de Thurim, combattant légendaire et ancien bras droit du Comte, refait son apparition, permettant aux amants de s'en sortir sans dommage. Pendant ce temps, alors que plane la rébellion de Mortis et Black Sabbath, les goules attaquent une cargaison d'Opium noir afin d'affaiblir les chevaliers vampires...

Mon avis :

Requiem Chevalier Vampire rassemble le gratin des horreurs. Chaque héros ou anti-héros, selon la vision personnelle que l'on a des protagonistes, renferme une identité chaotique, un passé lourd de tribulations, certains voués à la torture éternelle, d'autres aux délices les plus aphrodisiaques.

De suite, à la vue des premières pages, voire même des plats de couverture, le lecteur se sentira poussé ou répulsé par cette lecture sombre et apocalyptique.

C'est la guerre sur Résurrection! L'équipe de médiums noirs est cruellement rationnée, dû au manque d'opium, qui leur permet d'augmenter leurs pouvoirs psychiques.

Des goules, des vampires, des gobelins, des créatures malfaisantes, Dracula et ses nymphomanes diaboliques, de la drogue à outrance...le monde établit par Mills et Ledroit façonnent les enfers comme on souhaiterait certainement le reluquer.

Car ces enfers là offrent une distraction de premier choix : le pouvoir, l'immortalité, la luxure, les plaisirs, les souffrances... très proche finalement de notre monde humain, avec une touche de fantaisie à l’extrême.

Clin d’œil, à la vampire Claudia, qui s'adonne dans les cales de Satanik à la luxure débauchée, au kamasutra vampirique. Notons que les albums de Claudia auront également leurs versions améliorées d'ici peu, également prévu chez Glénat.

Visuellement, on se reçoit une claque en plein visage, si toutefois on apprécie ce style graphique, fort appréciable pour les admirateurs de séries telles que le Fléau des Dieux ou Arawn aux éditions Soleil.

La fin de chaque album offre un glossaire montrant l'attirail de chaque personnage, en bonus par rapport à la précédente édition.

Mélange d'un porno gore tout à fait immoral : à savourer ou à renier, à vous de voir!

 

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requiem chevalier vampire,ledroit,mills,glénat,710,épouvante,052017

 

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Coq de Combat

04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

28/07/2017

Bianca de Crepax

516CUHH7o9L__SX377_BO1,204,203,200_.jpgbiancapl.jpgAuteur : Crepax

Éditeur : Delcourt

272 pages 

Érotique

Sortie : le 24 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Suivez Bianca dans ses voyages fantastiques, scabreux, sensuels et oniriques. De la planète Van Diemen à Brobdingnags, d'Houyhnhnm à l'île de Laputa qu'elle parcourt à la manière de Gulliver, ou encore d'Odessa en 1905 jusqu'aux pièces surréalistes d'une maison folle, vous prendrez rapidement conscience que le lieu importe peu. Vous n'aurez d'yeux que pour Bianca la brune.

Mon avis :


Voici l'un des auteurs qui a marqué une génération de lecteurs, avides de femmes filiformes, durant les années 70.

Les éditions Delcourt ressortent une belle édition au format intégral de Guido Crepax, cet artiste italien, décédé en 2003 dans sa ville natale de Milan.

Avec du recul, on sent néanmoins que son style graphique n'est plus du tout à la mode de maintenant. Déjà ses femmes comme il les dessine ont à peine la peau sur les os, mannequins certes, mais à l’extrême ( à peine de la poitrine, fesses inexistantes, visages creusés...), contre- courant entre deux époques totalement opposés.

Même si ce récit ne pointe pas au rire, les visages des protagonistes féminins tirent une tronche désespérante de bout en bout, et pourtant l'une des forces de l'auteur s'oriente justement à soigner des morceaux du corps comme l'illustre fort bien le 1er plat de couverture.

Crepax jongle avec le génie lorsqu'il retranscrit à sa sauce personnelle les diverses tortures sado- masochistes. (tout de même fortement influencées par "Le Marquis de Sade" pour lequel il illustre les protagonistes de "Juliette" et de "Bianca", ou pour d'autres de ses récits dont "Emmanuelle Arsan" ou encore "Georges Bataille")

D'un point de vue scénaristique, le lecteur se perd dans un dédale incompréhensible d’informations, n'ayant queue ni tête, ne cohabitant guère les unes avec les autres. C'est tout simplement une histoire érotique sous LSD, mélangée à d'autres psychotropes hallucinogènes. Impossible avec de l'eau plate d'en saisir son sens.

De la 1ère case à la dernière, on suit le parcours étrange, fascinant, morbide et inquiétant de cette drolasse, qui se retrouve propulsée d'un monde à un autre, sous d'affreuses tortures. Un déchirement du corps mais surtout de l'esprit, car la jeune femme ne maîtrise en rien son sort, mais semble tout de même prédisposée à la soumission et l'obéissance.

Un jeu du voyeurisme défile sous nos yeux. Perversion et cruauté? "Peut-être". Jouissance et quintessence sexuelle, "sans aucun doute"!

Chimères de l'esprit, fantasmes enfouis, cette BD adulte plaira par son raffinement. A l'heure du libertinage, où les expressions sexuelles s'affirment avec intensité.

D'une part enfoui dans le temps, et de l'autre précurseur sur son époque, tout comme Manara, Serpieri et Pichard l'auraient abordés : Crepax grave sa marque avec style et grandiloquence.

 

On aime ou on reste indifférent. Faites votre choix!

 

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Coq de Combat

Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : bianca, crepax, delcourt, 710, érotique, 052017 |  Facebook | |

25/07/2017

Elfes T17 : le sang noir des sylvains

sans-titre.pngPlancheA_304035.jpgScénariste : Nicolas Jarry

Dessinateur : Gianluca Maconi

Éditeur : Soleil

56 pages

Sortie : le 17 mai 2017

Genre : Heroic Fantasy

 

Avis de l'éditeur :

 

Ilaw a sept ans quand ses parents l'abandonnent. C'est à son oncle, un bâtard de Sylvain et de Bleu, capitaine de navire, que revient la tâche de l'élever. Au fil des années, le jeune elfe oublie tout de sa vie dans la forêt. Après plus d'une décennie passée en mer à voguer de port en port, son oncle se fait tuer. Ilaw est alors livré à lui-même.

 
 
Mon avis :
 
Véritable phénomène incontournable de l'univers de l'Heroic Fantasy, Elfes persévère sur sa belle lancée. Nous voici plongés dans un nouvel arc, suite à celui de la Nécromancienne, qui fût porteur de son lot sanguinaire.
 
Nous suivons le parcours d'Ilaw, un jeune sylvain livré par son propre père à son oncle pour le former dés ses huit ans. Des démons intérieurs relativement puissants le consument peu à peu, laissant germer un cavalier sombre qui tente de le dominer.
 
Un long parcours du combattant l'attend, déchiré entre la tentation de céder à ses penchants ou de résister à la folie.
 
D'un point de vue graphique, Gianluca Maconi privilégie les portraits des personnages aux décors plutôt maigres en consistances. Des héros relativement bien dessinés si ce n'est le personnage central, Ilaw, pas gâté pour un sous.
Ses traits approximatifs et son changement omniprésent d'allure, empêchent radicalement de le mettre en valeur.
 
 
 La série Elfes demeure une valeur sûre, tout comme Nains pour les admirateurs de fantasy.
 

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Coq de Combat