26/07/2016

Peacemaker T15

9782344014929-G.jpg2PaJcGHblvD6tlQxe-MXwha4ljo.jpgAuteur : Ryouji Minagawa

Éditeur : Glénat

226 pages - Seinen

Sortie : le 29 juin 2016

Genre : Western apocalyptique

 

Avis de l'éditeur :

Désormais Crimson Executer, Cole se retrouve face à la société Zora. Cette dernière dépêche la troupe de Bosz Barreto pour mettre un terme définitif à l’ambition de Crimson.
C’est l’heure pour les vétérans, les génies et les malfrats des deux organisations de s’entre-tuer. Seulement, il n’y aura qu’un seul vainqueur !

Mon avis :

Suite du 14ème opus qui se déroulait principalement dans un décor d'arènes, où s'affrontaient des guerriers venus des quatre coins du globe, on retrouve désormais Crimson à devoir affronter des vétérans de la société Zora.

On fait face avec des adversaires peu commodes, s'affrontant dans des norias de duels sanglants. Les têtes tombent, et doucement, on commence à voir plus clair.

La dynamique conserve sa qualité qui jusqu'ici à démontré ses preuves. Les personnages se démarquent les uns des autres, avec une profondeur d'âme. Leurs raisons à s'entredéchirer demeurent personnelles mais convergent vers un point de non retour.

Ryouji Minagawa persévère sur sa lignée à enjoliver son crayonné et son fil narrateur. Uns série qui d'un tome à l'autre modifie complètement son terrain de jeu, les arènes donnent place aux bistrots ainsi que sur des ruelles malfamées, quel que soit l'endroit, ça tiraille dans tous les sens. Bref, on ne s'ennuie pas, encore faut-il avoir apprécier la série jusqu'à ce stade.

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Coq de combat

21/07/2016

Hunt - le jeu du loup-garou T1

hunt-1-soleil.jpghunt-1-ext-1.jpgScénariste : Ryo Kawakami

Dessinateur : Koudo

Éditeur : Soleil manga

160 pages

Sortie : le 6 juillet 2016

Genre : Survival - Seinen

 

Avis de l'éditeur :

Un soir, Airi Nishina, en deuxième année de lycée, se fait enlever. À son réveil, elle se retrouve enfermée dans une étrange pièce souterraine en compagnies dautres élèves, à qui lon annonce quils vont devoir participer au jeu du loup-garou quils le veuillent ou non. Ce jeu est une lutte à mort entre les « loups-garous » et les villageois. Pour ceux qui ne respectent pas les règles imposées, une mort atroce. Peur et frissons sont au rendez-vous dans ce jeu mortel ! 

Mon avis :

Tout démarre où un petit groupe de jeunes gens se réveillent dans une pièce, en arc de cercle. D'un parlophone, une voix stridente leur dicte les règles d'une partie à laquelle ils ne peuvent s'y soustraire. D'une part, les villageois, de l'autre, des loups-garous. Les cartes distribuées au hasard, se trouvent en dessous de chaque chaise des participants. Personne ne peut s'y soustraire...sinon une mort immédiate pour les mauvais élèves qui tentent d'abdiquer.

Le but consiste à démasquer les différents loups-garous des villageois en un temps imparti. Chaque journée de duels éliminera d'office des participants. Le gain pour les victorieux tourne autour 100 millions de yens(équivalent à 740000 euros) Il faut impérativement éliminer tous les participants d'une catégorie : soit les loups-garous, soit les villageois. La partie est lancée!

Constat immédiat est de remarquer la énième série qui évolue autour d'un jeu de la mort. Le plus connu demeure King's Game aux éditions Ki-oon, et ses nombreux dérivés toujours en cours (King's Game Extrême) Un véritable phénomène le domaine du survival au travers d'un jeu. Les huis clos demeurent les plus risqués, tout est de connaitre la valeur de la série sur la distance. Plus le terrain de jeu est large (comme pour Btooom aux éditions Glénat), plus on a de possibilité à étendre ses extensions.

Le scénario mis en place par Ryo Kawakami est adroitement tourné. Malheureusement , ses protagonistes manquent de finesse, voir de clairvoyance. Stressés ou abrutis par la sentence du concept de ce jeu mortel, ils tentent malgré eux d'y voir clair, mais le lecteur n'est pas dupe, contrairement aux protagonistes.

Le dessin de Koudo, quant à lui, ne déplace pas non plus des roches. Presque invisible, son crayonné manque de richesse et d'encrage.

Un premier volume qui se lit, sans plus.

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Coq de combat

 

 

14/07/2016

Requiem, Chevalier Vampire T4 : le bal des vampires

61s4jG5UsLL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71gTgGiavKL.jpgScénariste : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages - Sortie : le 22 juin 2016

Genre : Horrifique

 

Avis de l'éditeur :

 L'affrontement contre les lémures s'est soldé par une victoire totale et radicale. Lors des combats, Requiem a retrouvé Rebecca, à présent prisonnière des geôles vampires. Les derniers vestiges de son humanité lui commandent de la libérer. Pendant ce temps, Dracula savoure sa victoire en s'apprêtant à torturer en beauté ses derniers adversaires au cours d'un bal masqué. Mais il ne sait pas que, dans son dos, un coup d'état mené par ses principaux lieutenants se prépare...

Mon avis :

Le ton est donné, ce 4ème opus atteint un niveau exceptionnel d'adrénaline, on monte graduellement dans les tours des hautes sphères des enfers. Une fois encore, on se retrouve accompagné d'une foule de protagonistes, aussi délirants les uns que les autres. Tandis que les combats proposés frôlent avec un réalisme exacerbé.

Les personnages sont en mouvements, créant de la lumière au delà des ténèbres. D'un côté, Rebecca tente de s'extraire de Résurrection, tandis qu'à la grande pyramide archéologique, l’archi-hiérophante prévoie l'avenir avec Black Sabbat, le chancelier du sang de Draconia, dont le but ultime est de détruire complètement Dracula.  Car rappelons-le, le vampire s'est fait nombre d'ennemis, et cela aux quatre coins de Draconia : Pandemonium, la Lémurie, la Dystopie, Hades, Thanatos, Kabbalah, Cyclopie. Tous tentent de réduire au silence Dracula, en le privant de son opium issu d'Atlantide.

Nous retiendrons certaines planches à couper le souffle dont le passage ou l'archi-hiérophante s'approprie la peau d'un jeune guerrier, ce qui lui permet de nourrir son appétit bestial, durant quelques instants; ou encore ce commandant SS, qui se grille une clope, juste avant d'assassiner Rebecca. Mais le sublime visuel demeure ces moments légendaires de guerre entre les berserkers et les loups-garous, où boyaux et carcasses voltigent, telle une danse macabre d'opéra.

Ici les auteurs subliment la mort et taillent un portrait des enfers comparable à un portrait de mode, où celle-ci devient fascinante. Le sang imprègne les pages et projette les âmes dans un circuit dantesque.

Humour noir, gore, protagonistes attachants, traits sublimés, les auteurs ont l'audace de montrer la dimension de leur imagination dans les moindres recoins.

On en redemande! Vivement la suite!

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Coq de combat

 

Sky Doll T4 : Sudra

51XCZwjlCcL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_274400.jpgScénariste   : Alessandro Barbucci & Barbara Canepa

Dessinateur : Alessandro Barbucci

Coloriste : Barbara Canepa

Éditeur : Soleil

Sortie : le 15 juin 2016

Genre : Science-Fiction

 

Avis de l'éditeur :

Noa, Roy, Jahu, Cléopatre et Yhala se sont installés à Sudra, planète en paix, où cohabitent de nombreuses religions. Tandis que Jahu passe son temps avec Cléopatre, et que Roy se renseigne sur Sudra, Noa joue la prêtresse, en cachette, pour nourrir ce petit monde. Et elle s'apprête à découvrir de stupéfiantes révélations sur son passé et ses origines, ainsi que sur Agape. La Planète Sudra serait-elle plus complexe et étonnante que paradisiaque ?

Mon avis :

Après quasi une décennie d'attente, voici le grand retour de la plus belle des poupées, à savoir Noa, figure emblématique de la série Sky Doll. Élégante, raffinée, cultivée, franche, la demoiselle agenouille les foules à ses pieds.

La belle accumule les miracles, détentrice de pouvoirs hors-normes. Mais, est-elle vraiment épanouie sur la planète Sudra? Un endroit où de nombreux individus s’agglutinent et déambulent, avides de plaisirs immédiats.

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La planète Sudra, réel organigramme d'ethnies et de religions pourrait se rapprocher finalement de notre monde contemporain et matérialiste. Les parias, laissés-pour-compte se comptent très nombreux, tandis que les pontes bien nourris d'une société égocentrique, prônent la liberté d'expression et l'épanouissement personnel, mais tout cela bien sûr au détriment d'une foule abrutie, réconfortée tant soit peu par des divertissements stupides. La religion, ou plutôt les multiples croyances sont affichées tel un remède pour assouvir un peuple décontenancé.

Bien que la série ne compte qu'à ce jour que 4 tomes (ainsi qu'un hors-série intitulé Sky Doll Factory), celle-ci est déjà devenue culte. La raison est simple : un trait virulent, une héroïne qui aguiche le regard et des couleurs lumineuses à faire pâlir un arc-en-ciel. Car la force majeure repose sur un effet de paillettes "bling-bling" : rosé, mauve, bleu clair, ainsi qu'un blanc subtil dégradé, s'harmonisant parfaitement avec les autres motifs.  On en reste pantois d'admiration, si bien que l'on pourrait faire la comparaison de Sky Doll comme étant la symbiose de Walt Disney avec le 5ème élément de Besson. Ceci dit, en parlant de comparaison, Sky Doll est truffée d'indices en référence à de nombreux artistes cinématographiques, à diverses branches musicales, ou encore, bien entendu en corrélation directe avec la BD. Un bel hommage qui renforce la qualité de cette œuvre.

 

Chef-d’œuvre pour de nombreux adeptes du 9ème art, Sky Doll et la petite Noa vous projetteront dans un univers de délices, harmonieux et fantaisistes. Sky Doll se savoure à pleines dents.

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Coq de Combat