04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

28/07/2017

Bianca de Crepax

516CUHH7o9L__SX377_BO1,204,203,200_.jpgbiancapl.jpgAuteur : Crepax

Éditeur : Delcourt

272 pages 

Érotique

Sortie : le 24 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Suivez Bianca dans ses voyages fantastiques, scabreux, sensuels et oniriques. De la planète Van Diemen à Brobdingnags, d'Houyhnhnm à l'île de Laputa qu'elle parcourt à la manière de Gulliver, ou encore d'Odessa en 1905 jusqu'aux pièces surréalistes d'une maison folle, vous prendrez rapidement conscience que le lieu importe peu. Vous n'aurez d'yeux que pour Bianca la brune.

Mon avis :


Voici l'un des auteurs qui a marqué une génération de lecteurs, avides de femmes filiformes, durant les années 70.

Les éditions Delcourt ressortent une belle édition au format intégral de Guido Crepax, cet artiste italien, décédé en 2003 dans sa ville natale de Milan.

Avec du recul, on sent néanmoins que son style graphique n'est plus du tout à la mode de maintenant. Déjà ses femmes comme il les dessine ont à peine la peau sur les os, mannequins certes, mais à l’extrême ( à peine de la poitrine, fesses inexistantes, visages creusés...), contre- courant entre deux époques totalement opposés.

Même si ce récit ne pointe pas au rire, les visages des protagonistes féminins tirent une tronche désespérante de bout en bout, et pourtant l'une des forces de l'auteur s'oriente justement à soigner des morceaux du corps comme l'illustre fort bien le 1er plat de couverture.

Crepax jongle avec le génie lorsqu'il retranscrit à sa sauce personnelle les diverses tortures sado- masochistes. (tout de même fortement influencées par "Le Marquis de Sade" pour lequel il illustre les protagonistes de "Juliette" et de "Bianca", ou pour d'autres de ses récits dont "Emmanuelle Arsan" ou encore "Georges Bataille")

D'un point de vue scénaristique, le lecteur se perd dans un dédale incompréhensible d’informations, n'ayant queue ni tête, ne cohabitant guère les unes avec les autres. C'est tout simplement une histoire érotique sous LSD, mélangée à d'autres psychotropes hallucinogènes. Impossible avec de l'eau plate d'en saisir son sens.

De la 1ère case à la dernière, on suit le parcours étrange, fascinant, morbide et inquiétant de cette drolasse, qui se retrouve propulsée d'un monde à un autre, sous d'affreuses tortures. Un déchirement du corps mais surtout de l'esprit, car la jeune femme ne maîtrise en rien son sort, mais semble tout de même prédisposée à la soumission et l'obéissance.

Un jeu du voyeurisme défile sous nos yeux. Perversion et cruauté? "Peut-être". Jouissance et quintessence sexuelle, "sans aucun doute"!

Chimères de l'esprit, fantasmes enfouis, cette BD adulte plaira par son raffinement. A l'heure du libertinage, où les expressions sexuelles s'affirment avec intensité.

D'une part enfoui dans le temps, et de l'autre précurseur sur son époque, tout comme Manara, Serpieri et Pichard l'auraient abordés : Crepax grave sa marque avec style et grandiloquence.

 

On aime ou on reste indifférent. Faites votre choix!

 

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Coq de Combat

Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : bianca, crepax, delcourt, 710, érotique, 052017 |  Facebook | |

25/07/2017

Elfes T17 : le sang noir des sylvains

sans-titre.pngPlancheA_304035.jpgScénariste : Nicolas Jarry

Dessinateur : Gianluca Maconi

Éditeur : Soleil

56 pages

Sortie : le 17 mai 2017

Genre : Heroic Fantasy

 

Avis de l'éditeur :

 

Ilaw a sept ans quand ses parents l'abandonnent. C'est à son oncle, un bâtard de Sylvain et de Bleu, capitaine de navire, que revient la tâche de l'élever. Au fil des années, le jeune elfe oublie tout de sa vie dans la forêt. Après plus d'une décennie passée en mer à voguer de port en port, son oncle se fait tuer. Ilaw est alors livré à lui-même.

 
 
Mon avis :
 
Véritable phénomène incontournable de l'univers de l'Heroic Fantasy, Elfes persévère sur sa belle lancée. Nous voici plongés dans un nouvel arc, suite à celui de la Nécromancienne, qui fût porteur de son lot sanguinaire.
 
Nous suivons le parcours d'Ilaw, un jeune sylvain livré par son propre père à son oncle pour le former dés ses huit ans. Des démons intérieurs relativement puissants le consument peu à peu, laissant germer un cavalier sombre qui tente de le dominer.
 
Un long parcours du combattant l'attend, déchiré entre la tentation de céder à ses penchants ou de résister à la folie.
 
D'un point de vue graphique, Gianluca Maconi privilégie les portraits des personnages aux décors plutôt maigres en consistances. Des héros relativement bien dessinés si ce n'est le personnage central, Ilaw, pas gâté pour un sous.
Ses traits approximatifs et son changement omniprésent d'allure, empêchent radicalement de le mettre en valeur.
 
 
 La série Elfes demeure une valeur sûre, tout comme Nains pour les admirateurs de fantasy.
 

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Coq de Combat
 
 
 
 
 

21/07/2017

Dragon Ball Z - 7ème partie : le réveil de Majin Boo T6

61mMXZRj+0L__SX321_BO1,204,203,200_.jpgMajin_buu_2.pngAuteur : Akira Toriyama

Éditeur : Glénat

176 pages - Arts Martiaux

Collection Shônen

Sortie : le 7 juin 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Le sacrifice de Végéta a été vain : Majin Boo a ressuscité ! Babidi se sert alors de la puissance du djinn pour retrouver Piccolo, Goten et Trunks afin de se venger.

 

Mon avis :

Nous y voici! Le règne de Majin Boo démarre! Vegeta a néanmoins tenté le tout pour le tout, se faisant exploser littéralement, augmentant son potentiel énergique jusque dans ses retranchements...Le prince des saiyans s'est sacrifié, comme l'aurais fait autrefois, Goku... et pourtant ce diable de Boo se recompose à partir de rien...

Entretemps, Piccolo, Goten et Trunks se réfugient chez Dendé, le très-haut, observant le triste spectacle de loin.

Goku reprend quelques forces après son douloureux combat face à Vegeta, et vu la situation on ne peut plus catastrophique, annonce la triste nouvelle à tous : Gohan et Vegeta sont morts, tués lors de l'affrontement avec Majin Boo.

Il ne reste alors qu'une hypothèse envisageable : la fusion! Fusion qui ne peut être efficace et complète qu'entre deux individus de même gabarit et de niveau semblable. Trunks et Goten feront l'affaire.

La journée de sursis parmi les vivants accordée à Goku s'achève à grand pas...La relève devra prendre place par Piccolo, qui peaufinera la fusion des garçons.

Par contre, en bas, le monde vit presque ses derniers instants. Babidi et Majin Boo saccagent à tout-va!

La fin du tome nous permet de savourer la 3ème transformation de Goku qui cherche à intimider Majin Boo.

Comme toujours, on se délecte face au concept de Toriyama, l'étendue de son univers, son aspect humoristique et tragique.

Un Must incontournable!

 

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Coq de Combat