14/07/2016

Sky Doll T4 : Sudra

51XCZwjlCcL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_274400.jpgScénariste   : Alessandro Barbucci & Barbara Canepa

Dessinateur : Alessandro Barbucci

Coloriste : Barbara Canepa

Éditeur : Soleil

Sortie : le 15 juin 2016

Genre : Science-Fiction

 

Avis de l'éditeur :

Noa, Roy, Jahu, Cléopatre et Yhala se sont installés à Sudra, planète en paix, où cohabitent de nombreuses religions. Tandis que Jahu passe son temps avec Cléopatre, et que Roy se renseigne sur Sudra, Noa joue la prêtresse, en cachette, pour nourrir ce petit monde. Et elle s'apprête à découvrir de stupéfiantes révélations sur son passé et ses origines, ainsi que sur Agape. La Planète Sudra serait-elle plus complexe et étonnante que paradisiaque ?

Mon avis :

Après quasi une décennie d'attente, voici le grand retour de la plus belle des poupées, à savoir Noa, figure emblématique de la série Sky Doll. Élégante, raffinée, cultivée, franche, la demoiselle agenouille les foules à ses pieds.

La belle accumule les miracles, détentrice de pouvoirs hors-normes. Mais, est-elle vraiment épanouie sur la planète Sudra? Un endroit où de nombreux individus s’agglutinent et déambulent, avides de plaisirs immédiats.

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La planète Sudra, réel organigramme d'ethnies et de religions pourrait se rapprocher finalement de notre monde contemporain et matérialiste. Les parias, laissés-pour-compte se comptent très nombreux, tandis que les pontes bien nourris d'une société égocentrique, prônent la liberté d'expression et l'épanouissement personnel, mais tout cela bien sûr au détriment d'une foule abrutie, réconfortée tant soit peu par des divertissements stupides. La religion, ou plutôt les multiples croyances sont affichées tel un remède pour assouvir un peuple décontenancé.

Bien que la série ne compte qu'à ce jour que 4 tomes (ainsi qu'un hors-série intitulé Sky Doll Factory), celle-ci est déjà devenue culte. La raison est simple : un trait virulent, une héroïne qui aguiche le regard et des couleurs lumineuses à faire pâlir un arc-en-ciel. Car la force majeure repose sur un effet de paillettes "bling-bling" : rosé, mauve, bleu clair, ainsi qu'un blanc subtil dégradé, s'harmonisant parfaitement avec les autres motifs.  On en reste pantois d'admiration, si bien que l'on pourrait faire la comparaison de Sky Doll comme étant la symbiose de Walt Disney avec le 5ème élément de Besson. Ceci dit, en parlant de comparaison, Sky Doll est truffée d'indices en référence à de nombreux artistes cinématographiques, à diverses branches musicales, ou encore, bien entendu en corrélation directe avec la BD. Un bel hommage qui renforce la qualité de cette œuvre.

 

Chef-d’œuvre pour de nombreux adeptes du 9ème art, Sky Doll et la petite Noa vous projetteront dans un univers de délices, harmonieux et fantaisistes. Sky Doll se savoure à pleines dents.

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Coq de Combat

 

06/07/2016

Jour J - Tome 24 - Stupor Mundi

51K4oa0815L__SX373_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_274342.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Igor Kordey

Coloriste : Jean-Paul Fernandez

Éditeur : Delcourt

Sortie : le 13 avril 2016

Genre : Historique

 

Avis de l'éditeur :

Prisonnier des Mongols à Karakorum, la cité d'or, le moine franciscain Guillaume assiste à l'arrivée d'un nouveau convoi qui contient son frère Renaud et le terrible Aleksandar. Alors que Renaud est exécuté par les Mongols, Guillaume et Aleksandar empêchent l'assassinat du Grand Khan, qui les chargent dune mission de paix auprès de Frédéric II, empereur du Saint Empire, surnommé la « Stupeur du Monde ».

Mon avis :

Tout comme la série Histoire Secrète, qui a su tenir en haleine les fervents lecteurs, passionnés de récits historiques et mythologiques, Jour J renouvelle également le genre, gratifié de nombreux points positifs : tirage relativement rapide entre deux albums, thèmes variés et généralement correctement amenés, diversité des auteurs... Nous retiendrons la qualité exemplaire des couvertures (celle de ce 24 ème volume dessinée par Ugon Pinson et Fred Blanchard), donne une réelle impression de dimension visuelle.

Au niveau du dessin, nous retrouvons Igor Kordey, qui remplace Guéra, présent au précédent tome. Malgré le fait que la quasi totalité des protagonistes tirent des grimaces de bout en bout, on peut noter des aspects positifs d'une qualité de trait épais et net. Le découpage des planches se rapproche d'un aspect cinématographique, et le choix des couleurs utilisées par Jean-Paul Fernandez projette les personnages en dehors des bulles.

Ce tome 24 clôture la saga lancée depuis le 22ème volume entre les croisés et les mongoles. On suit le parcours stratégique d'une part entre des chevaliers d'occident, et de l'autre des mongols bien organisés. Un véritable jeu d'échecs, de stratagèmes, au détriment de moins de scènes de tueries en grand nombre.

 

Pour les 30 ans du catalogue Delcourt, la série Jour J prouve que l'éditeur est encore bien présent.

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 Coq de Combat

28/06/2016

Requiem, Chevalier Vampire - Tome 3

9782344014011-L.jpglarge-requiem-chevalier-vampire-tome-2-danse-macabre-thumb.jpgScénariste : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages - épouvante

Sortie : le 25 mai 2016

 

Avis de l'éditeur :

Après un voyage dans ses souvenirs, Requiem se rend compte qu'il est peut-être la réincarnation d'un vampire légendaire, un traître nommé Thurim. Mais le passé attendra. Pour l'heure, toutes les armées vampires sont mobilisées sur le vaisseau amiral de Dracula. Suite à la destruction de sa récolte d'opium noir, le Comte a décidé de contre-attaquer. Une immense bataille se prépare en Lémurie. Et dans le camp adverse, Requiem risque de faire une rencontre inattendue... 

Mon avis :

Attention, chers lecteurs, vous tenez entre vos mains, une pépite du genre. Cette version trash du célébrissime Dracula retentit au delà des frontières, et perce les bulles du temps. Certes, cette série ne s'adresse pas à tout un chacun, et d'ailleurs, les fervents admirateurs d'Olivier Ledroit le savent pertinemment. Ici, tout est démesuré, constatez le scénario sombre à souhait, le dessin hors-normes, ses couleurs vivaces bien que diaboliques. Ceux et celles qui recherchent des sensations extrêmes, soyez les bienvenus!

Et que dire du soin des détails, il suffit de constater la finesse des plats de couverture : net, précis, ajusté. Les persos ont de la vie (bien que la plupart sont morts), et l'arrière-champ est tout simplement superbe, grâce à de la profondeur et de la définition. Les dialogues valent eux aussi le détour, on y cause de mort, de sexe, de vengeance, les thèmes abordés ne surprennent forcément guère, mais tout réside dans la manière, qui excelle.

Ce thème aborde d'une part la relation entre Heimrich et Rebecca, cette fille juive, qu'il traita en catin ainsi que Dame Claudia, protagoniste que l'on retrouve dans une série annexe à son propre nom. Autre Femme de caractère que l'on côtoie, est Vénus, celle qui contribue à une descendance féminine, en castrant de fait les mâles, dés la naissance.

Bien que le public cible s'adresse aux hommes, les femmes seront comblées de constater le pouvoir mis en place par les auteurs à les mettre en première ligne. Mais n'oubliez pas chères dames, le pouvoir de certains guerriers capables de renverser un système mis en place.

Un must dans le genre, qui rappelle Arawn, chez Soleil.

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Coq de Combat

 

 

23/06/2016

La chronique des immortels - Tome 6 - Le coup de grâce (2ème partie)

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Dessin : Chaiko

Éditeur : Paquet

48 pages - Médiéval

Sortie : le 5 février 2016

 

Avis de l'éditeur : 

Qu’a dit Jésus au réprouvé, dans Jean chapitre 15 ? Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu et ils brûlent.

Mon avis :

Il y a de cela une dizaine d'années, lors de la parution du 1er tome dans nos kiosques, la chronique des immortels a su faire parler de lui favorablement. Touche graphique agressive, scénario palpitant, le ton était de suite donné, et les amateurs de récits historiques risquaient fortement de tomber sous le charme de cette pépite.

Voici venu le temps déjà de contempler le 6ème opus d'une saga qui continue à surprendre plus d'un lecteur. Le duo d'auteurs projette une saga violente, faite de rédemption, telle une quête que doit mener le héros, courageux et valeureux, à mi-chemin entre l'esprit du noble samouraï et celui d'un guerrier légendaire.

Les éléments utilisés par le scénariste Von Eckartsberg mettent en évidence le questionnement de la religion, ses préceptes, ses folies par moments, l'introspection personnelle sur le sens de ses actes, et le rapport aux autres. Le genre rappelle irrémédiablement le film Valhala rising de Nicolas Winding Refn avec Mads Mikkelsen, mêlant adroitement combats épiques et inquisition, le tout sur une ambiance à glacer les sangs.

La palette de couleurs et le trait adéquat de Chaiko permettent de pénétrer largement et aisément vers le message qu'il tente de partager. Son style graphique s'apparente davantage à celui d'un grand maitre de la peinture, qu'à un artiste de la BD classique. Les paysages riches en détails, sans toutefois tomber dans le surplus visuel, démontrent la capacité de Chaiko à créer une œuvre particulière et personnalisée, prenant tout son impact à la lecture des pages.

Un grand moment de lecture.

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Coq de Combat