07/03/2016

Graveyard Shift

9782344011980-L.jpgPlancheA_269531.jpgScénario : Jay Faerber
Dessin et Couleur : Fran Bueno
Éditeur : Glénat Comics
112 pages
Sortie : le 3 février 2016
Genre : Fantastique

 

Avis de l'éditeur :

Liam, membre des forces spéciales de la criminelle, fait une perquisition qui tourne mal chez un suspect. Ce dernier, d’une force surhumaine, force l’équipe de police à le cribler de balles pour s’en débarrasser. Le soir même, Liam et sa petite-amie, Hope, sont attaqués en représailles. La jeune femme est mordue et se retrouve transformée… en vampire ! Déboussolée, elle ne sait pas comment gérer ce nouvel état qui provoque de nouvelles sensations en elle : des pulsions souvent violentes et incontrôlables. Liam promet de la sauver, mais leur amour résistera-t-il à ce terrible coup du sort ?

Mon avis :

Pour la énième fois, on a droit à une histoire vampirique avec son lot de situations connues et revisitées. On détaille les forces de ces suceurs de sang : énergie vitale et physique décuplés, sens en éveil, ainsi que leurs points faibles : le feu, la décapitation, l'eau bénite... et bien entendu les rayons du soleil. Bref, rien de bien nouveau à l’horizon concernant ces chers vampires.

Coté auteurs, le duo Jay Faerber et Fran Bueno ont déjà collaboré sur le titre Noble Causes. Avec Graveyard Shift, ils tentent pour un mieux d'associer une énigme fantastique et une romance impossible. L'ancien couple composé d'un agent de police Liam et de sa plantureuse copine Hope, devenue vampire lors de circonstances pénibles, apparait comme réchauffé, ne tenant pas réellement la distance et s'enlise rapidement.

Côté dessin, on se relaxe les yeux essentiellement par les pages d'illustrations entre différents chapitres, ainsi que quelques plans rapprochés qui valent le détour. Fran Bueno excelle en utilisant des couleurs à teintes mauves, qui ressortent lors des séquences se déroulant en boîte de nuit, ou par des jets de lumières de néons d'une ville en effervescence.

L'album est gratifié de croquis en annexe finale.

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Coq de Combat

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02/03/2016

Star Wars Icones : Han Solo

cc3ceccce300ef03f244e129272cd606.jpgPlancheA_268226.jpgScénario : Ron Marz
Dessinateur : Jeff Johnson & Joe Corroney + Collectif
Éditeur : Delcourt
128 pages
Sortie : le 13 janvier 2016
Genre : Science-Fiction

 

 

Avis de l'éditeur :

Qui a tiré le premier ? Han ou Greedo ? Au-delà de cette question qui continue à tarauder l’esprit des fans de Star Wars, Han Solo n'en reste pas moins l'un des personnages emblématiques de la saga, et le contrebandier préféré de ces dames. Retrouvez Han & Chewbacca dans une série de récits inédits en albums.

 

Mon avis :

Les six mini-récits qui composent cet album de la saga de Star Wars mettent en évidence le personnage emblématique d'Han Solo. Ces scénarios se déroulent durant l'Empire, et la panoplie de protagonistes connus répondent pour la plupart présent.

Le récit d'introduction "Coup de bluff" place Han Solo en bien mauvaise posture. Ce dernier prisonnier par Jab Kopatha ne voit son avenir providentiel que par la rescousse de Chewbacca et de Sheel responsable de sa capture. Ce premier volet ne captive pas réellement, et le dessin, plutôt fade, montre des personnages fatigués et sans âme, si ce n'est l'apparition de Vador, partiellement représentatif.

Le second volet "Fraternité et Rébellion" offre déjà un autre standing. Le dessin d'Adriana Melo, davantage soigné, se savoure autrement. La trame particulièrement naïve et expéditive joue sur des lumières éclatantes, et de vifs rebondissements. Les vaisseaux spatiaux plairont aux adeptes du genre.

Nous retiendrons de même l'épisode "Pour quelques miettes de plus", se déroulant quelques mois avant l’épisode 4, un nouvel espoir. Ce gras double de Jabba est à l'honneur. Drôle et captivant, la lecture est fluide et truffée de détails visuels.

La fin d'album est agrémentée d'illustrations de divers auteurs dont Kilian Plunkett et Adam Hugues. Un 1er tome réussi, comprenant différents clins d’œil à cette saga fabuleuse.

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Coq de Combat

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23/02/2016

Jour J - Tome 23 - La République des esclaves

51hiHir3y2L__SX371_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_270716.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau
Dessinateur : Fafner
Éditeur : Delcourt
56 pages
Sortie : 10 février 2016
Genre : Péplum

 

 

Avis de l'éditeur :

58 avant Jésus-Christ. La République des affranchis, fondée par Spartacus en Sicile, défie l'armée romaine et fait trembler Rome depuis treize ans. Mais la crainte dune nouvelle guerre contre Carthage redonne à la Sicile un statut de terre stratégique. Jules César est donc chargé, plutôt que d'aller en Gaule, de conduire les légions qui attaqueront Spartacus et les siens. 

 

Mon avis :

La série Jour J s'attaque cette fois à un grand versant historique, à savoir le personnage fascinant de Spartacus. Vouloir vivre et mourir en homme libre, telle était sa devise, et celle de milliers d'esclaves qui l'ont suivi dans son périple. Le récit dès son ouverture montre un Spartacus déjà fier conquérant, à ses côtés son fidèle ami Crexus (clin d’œil au passage pour tous les fans de la passionnante série télévisée comprenant 39 épisodes de Steven S. DeKnight) et son campement à Bruttium en Italie. Aidés par les Ciliciens, ils parviennent sans peine à s'introduire en Sicile, et s'emparent des lieux. Dés lors, la Sicile devient la République des Affranchis, et reste prospère durant 13 longues années, avant une bataille décisive.

Au scénario, le duo Duval - Pécau parvient à distiller un récit particulièrement alléchant. De suite, on se retrouve en plein action, les différents protagonistes (César- Crassus - Spartacus...) misent leur va-tout, et les différentes stratégies prennent une sacrée envergure dont l'unique but consiste à désabuser l'ennemi. Le sage Spartacus souhaite la paix pour lui et son peuple, et n'envisage nullement de pourchasser les Romains, si de leurs côtés, ils restent courtois. Mais bien entendu, les résolutions ne s'accomplissent pas à l'amiable, et de nombreuses têtes tombent...

 

Côté dessin, Fafner taille des vues panoramiques assez efficaces. Les images bougent comme un bon film péplum et captivent l’œil, et ce malgré un manque de précision de ses protagonistes. Certaines femmes ressemblent à des déterrées, le personnage de Crassus aurait pu interpréter Dracula, et que dire de la première apparition de César, robotisée tout autant que Servilla, grimaçant telle une sorcière. Hormis ces incohérences, voulues ou non, la touche graphique et les couleurs de Fafner parviennent à créer un effet désirable, mais il manque malheureusement ce petit plus qui placerait l'album deux crans au dessus.

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Coq de Combat

 

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17/02/2016

Sherlock Holmes Society - Tome 4

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Dessinateur : Ronan Toulhoat
Éditeur : Soleil
52 pages
Sortie : le 27 janvier 2016
Genre : Détective

 

Avis de l'éditeur :

À force de persévérance, Sherlock Holmes a contraint le Concile, le groupe de fanatiques religieux ayant causé la perte de Keelodge, à se révéler. Il sait maintenant quel dessein ils poursuivent, mais cette découverte lui a coûté cher. Isolé et affaibli, il est livré à la férocité des créatures qui ont envahi Londres. Si son destin comme celui de la ville semblent scellés, il reste encore un espoir d'empêcher la victoire des ennemis de l'Angleterre. Un espoir que le détective ne peut toutefois incarner à lui seul.

 

Mon avis :

Ce 4ème tome clôture de manière brillante cette saga, sans temps morts. Ce n'est point donné à tout le monde de pouvoir mener à bien une aventure du célébrissime Sherlock Holmes, et pourtant Sylvain Cordurié a réussi à bercer le lecteur vers l’Angleterre victorienne avec brio. Londres est en alerte, la population a été évacuée dans le désordre, et la peur guette à chaque coin de rue, mais cela importe peu pour les nantis, qui tentent de sauver les ministres de la couronne. Seul un homme peut contrecarrer l'épidémie, il s'agit d'Eward Hyde du centre médical de recherches, qui a élaboré un remède contre le poison qui ravage la ville.

 

La profondeur de champ permet de savourer à pleine dents les duels acharnés entre forces de l'ordre et créatures maléfiques. On suit le parcours prolifique de Sherlock Holmes, personnage charismatique et énigmatique, au travers d'une introspection approfondie. Sylvain Cordurié recourt à de nombreux monologues pour son protagoniste, il se questionne et tente d'élucider chaque mystère à part entière. Une véritable chasse à l'homme se déroule entre Holmes et ses poursuivants sanguinaires. Il ne doit son salut qu'à l'intervention providentielle d'une milice bien armée.

La palette de couleurs offre un panel sombre virant vers un coloré bleuâtre foncé, tandis que le trait atypique de Ronan Toulhoat s'acclimate avec cette atmosphère pesante que connaît la population londonienne tout le long du récit.

 

Sherlock Holmes Society a du répondant et se savoure allègrement.

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Coq de Combat

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