14/12/2015

Millenium T6

Couv_252538.jpg20151005111906_t6.jpgScénario : Runberg Sylvain

Dessinateur : Manolot Caro

Éditeur : Dupuis

64 pages

Sortie le 25 septembre 2015

Genre : Policier

 

Avis de l'éditeur :

Niedermann toujours en cavale, Lisbeth qui s'apprête à faire des révélations lors de son procès... les membres de la "section" s'affolent et cherchent à liquider les gêneurs, au premier rang desquels Mikael Blomkvist. Le troisième roman de Stieg Larsson, La reine dans le palais des courants d'air, trouve ici sa conclusion et met en lumière comme jamais Lisbeth, l'héroïne lanceuse d'alerte et libertaire. 

 

Mon avis :

Conclusion de cette trilogie adroitement adaptée par Sylvain Runberg d'après l’œuvre de Stieg Larsson. Cet album questionne sur le sort de la condamnée Lisbeth Salander, cette protagoniste à fière allure autant physiquement par son style endiablé, que par sa personnalité débordante de vitalité. On a droit au rituel de la plaidoirie, ainsi que des éclaircissements jusqu’alors obscurs sur des tomes antérieurs. Le récit est habillement amené, mais il manque ce petit coup de tonus pour franchement décoller.

 

Sylvain Runberg a d'abord tenté sa chance en tant que libraire avant de présenter ses projets pour les Humanoïdes Associés. L'écriture représente pour lui une vocation, et il apprécie de pouvoir partager avec le public ses ressentis. Ses œuvres traduites en plusieurs langues émanent de son vécu personnel qu'il ajuste en fonction de la littérature. N'arborant pas un genre en particulier, il préfère la diversité, et ainsi pouvoir jongler sous différents tableaux. On lui doit ainsi entre autres L'ombre des Shinobis se déroulant en plein Japon médiéval, à la lignée entre Okko et Samurai légendes; Orbital de la SF avant gardiste, mélange subtil entre un Ridley Scott et Jodorowsky; l'écrivain particulièrement éclectique s'avance même sur des terres historiques telles que Les carnets de Darwin se déroulant en Angleterre fin du 19ème.

Au niveau du dessin, Manolot Caro est connu pour "El hombre con miedo" et "Kung fu Kiyo. Son trait s'embarrasse peu de détails, ces derniers étant floutés. Il privilégie les plans rapprochés de face et de profil. Malgré un trait homogène et plutôt de qualité, certains profils font peine à voir. A commencer par la page 4, illustrée au dessus, l'avant dernière case de la planche où l'on aperçoit la copine de Viktor Goransson, celle-ci de dos, parait non seulement être un homme, mais aussi avoir pris 40 ans d'âge en une seconde. Autre exemple marquant se trouve en page 14, avec deux éléments qui frappent d’entrée de jeu : le personnage de Micky sur la 5ème case affiche un rictus disproportionné ainsi que des yeux fermés, or il est en colère, assez troublant que d'émettre un discours sous l'effet de la colère les yeux complètement fermés. Mais bon, d'une manière générale, reconnaissons tout de même le talent de Manolot qui parvient à justifier sa présence pour ce tome. Malheureusement, il n'atteint pas le niveau structuré et minutieux de ses prédécesseurs, auxquels il faut avouer leur parfaite symbiose avec le scénariste.

La palette de couleurs d'Alex et Mirabelle encadrent judicieusement le contenu des bulles. Les couleurs verdâtres comme le montre la couverture, démontrent la justesse de leurs méthodes habilles et raffinées.

Les avis seront certes partagés pour cette conclusion. Certains d'entre vous s'attendaient certainement à un calibre de plus haut niveau, d'autres seront satisfaits sans plus. Un avis moyen pour ce 6ème opus, mais une note élevée pour l’intégralité de cette série culte.

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Coq de Combat

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (2) | Tags : millenium, runberg, man, dupuis, 092015, policier, 610 |  Facebook | |

04/12/2015

La Tour Fantôme T9

9782344008751-G.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

256 pages

Sortie : le 18 novembre 2015

Genre : Détective

 

 

Avis de l'éditeur :

Taïchi a remporté la chasse au trésor et tué l’horloge de la mort. Tetsuo quant à lui, s’apprête à renaître dans un corps d’homme via un échange de cerveau avec Marube.
Taïchi a cependant un message important à lui transmettre avant qu’il ne commette l’irréparable. Mais devant sa beauté spectaculaire, il ne peut même plus le regarder dans les yeux. Parviendra-t-il à raisonner Tetsuo ?

 

Mon avis :

Les masques tombent, l'aboutissement de l'intrigue machiavéliquement ficelée atteint son apogée. Taïchi sait pertinemment que son temps est compté. Chaque seconde est vitale pour délivrer Tetsuo des griffes de Marube, cet être perfide, dont l'âme noirâtre et souillée n'a d'égale que sa grandiloquence.

Marube et Tetsuo partagent un secret depuis prêt de deux volumes, mais les enquêtes de Taichi le mènent vers une compréhension radicale, et ce dernier va jusqu'à mettre sa vie en jeu pour sauver son ami, qu'il aime profondément.

Cet énième tome est trash, on ne rigole plus du tout, même si on n'a jamais vraiment ricané avec la Tour Fantôme. Marube souhaite une transplantation d'organe, changer de cerveau et pouvoir jouir d'un corps juvénile... mais la folie de cet homme ne s'arrête pas en si bon chemin, il souhaite également pouvoir donner naissance. Il savoure déjà sa victoire, puisque Tetsuo a accepté don offre... sans réelles connaissances des tenants et aboutissants.

Tant de choses peuvent être racontées sur cette fin et ces 256 pages de lecture. J'irai droit au but sans dévoiler les nombreux ingrédients de ce chef-d’œuvre. Lisez mes chroniques précédentes pour vous faire un avis sur la Tour Fantôme, et ceux et celles qui voudraient partager un avis personnel, je serai ravi d'en discuter avec eux.

J’administre la côte maximale pour ce 9ème tome, mais également pour sa continuité durant toute l'évolution de la série. L'auteur tend le lecteur à emprunter un sentier qui de prime abords parait anodin, mais qui très vite dépasse le simple roman policier. Durant cette lecture, le temps semble s'arrêter, et offrir plus qu'un divertissement. La vie, la mort, la jeunesse, la beauté, l'horreur, l'instant présent, tant d'éléments que tend à justifier la trame de Taro Nogizaka, et qui au final procure une véritable introspection vers les méandres de l'esprit.

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 Coq de Combat

03/12/2015

Minimum T6

9782344009437-G.jpgMinimum-T_IV-2.jpgAuteur : Maya Miyazaki

Éditeur : Glénat

194 pages

Sortie le 18 novembre 2015

Genre : Collection Erotic

 

Avis de l'éditeur :

Tiraillé entre Haru et Maaya, Ito ne sait plus où donner de la tête. Malheureusement, un paparazzi dérobe des clichés compromettants et révèle au grand jour la liaison entre notre héros et la célèbre idole ! La situation se complique encore lorsque d’étranges “moisissures”, provoquant de terribles brûlures, apparaissent à différents endroits de la ville… ainsi que sur toute la planète ! Le monde deviendrait-il fou ?

 Mon avis :

Les avis sont plutôt partagés concernant l'évolution de la série Minimum. Depuis deux tomes, la trame s'oriente principalement vers le rayon de la SF, les personnages centraux deviennent robotisés et n'émettent que peu d'émotions. Ceci dit, selon l'angle de vue, et le regard que l'on porte aux protagonistes, la vision peut être tout autre : Haru déverse des torrents de larmes telle une humaine, rigole ou sombre vers des accès de colère. Certains lecteurs pourront rétorquer qu' Haru correspond à un virus, transmis d'une plate-forme informatique, dont le but étant de nuire à l'humanité, et que tout virus qu'elle est, envisage de corrompre et de tromper les humains. Quoi qu'il en soit, pour ma part, je persévère à croire en cette magnifique série, déjà par son contenu au design à couper le souffle et à la parfaite maitrise de Maya Miyazki : élégance et raffinement des héroïnes, et des mecs pour les filles, soyons courtois, découpage adéquat avec ni trop peu, ni trop de bulles de lecture, décors urbains particulièrement réalistes, ambiance au suspens progressif, dynamique des protagonistes... ainsi que par des couvertures racoleuses, qui incitent à dévorer leurs contenus, certes mais ô combien efficaces.

Par contre, le délai de parution entre deux tomes devient excessif, il est clair et fort probable que Maya Miyazaki, perfectionniste dans l'âme,  nécessite de temps pour créer et réaliser ses projets, mais la patience du public risque aussi de se faire ressentir.

Pour les puristes, les précédentes œuvres de l'auteure, pourvus d'une grande créativité, à découvrir sont : "Kanjyuku clinic" et Blush-DC, reconnaissable pour leur style atypique.

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Coq de Combat

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27/11/2015

Love in the hell T3

9782344003534-G.jpg20151121140313_t3.jpgAuteur : Reiji Suzumaru

Éditeur : Glénat

160 pages

Sortie : le 18 novembre 2015

Prix  : 6,90 euros.

Genre : Erotic soft

Avis de l'éditeur :

Rintaro Senkawa, damné égocentrique condamné à expier ses péchés dans la souffrance s’il veut quitter l’enfer un jour, sera confronté dans ce volume à la plus terrible épreuve de toutes : son propre passé. Parviendra-t-il enfin à faire face à ses fautes et à accéder à la rédemption ?

 

Mon avis :

3ème et dernier tome qui clôture cette agréable série qu'est Love in the hell. Au travers de cette lecture, vous verrez si oui ou non Rintaro parvient à libérer son âme de cet enfer dans lequel il fût plongé malgré lui... et à quel prix. Car finalement, ce petit monde rempli de diablesses coquines et de démons attachants, libère sur bien des points de nombreux visiteurs, qui n'ont pu se permettre autant de récréation durant leur vivant.

Soyons honnêtes, ce 3ème opus n'atteint pas le degré d'intensité des précédents volumes. La 1ère partie du récit n'apporte guère de nouveauté, et l'humour pourtant orienté au centième degré est loin d'être désopilant. Fort heureusement, la seconde partie du scénario redore légèrement le niveau, grâce à de nouveaux protagonistes ou d'anciens perdus en cours de route. Mais là encore, quelle déception de ne pas gratifier davantage ces personnages. Cette impression que l'auteur voulait trancher net, ou qu'il ait reçu des instructions de clôturer ce scénario. Car, avec un, voir deux tomes supplémentaires, on aurait pu voir venir, découvrir plus en profondeur l'étendue de ce royaume des enfers.

Sa relation avec la démone de son cœur Koyori prend évidemment une tournure radicale, loin de s'apparenter à un contexte érotique, on bascule presque vers une romance classique.

Rintaro en bout de course découvrira la raison de sa venue en enfer, et comment il peut racheter sa mauvaise action. Le final quoi que bien ficelé est légèrement téléphoné, pour ceux et celles avec un minimum de clairvoyance.


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Coq de Combat

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