18/11/2015

Uchronies Epilogue saison 2

9782344002131-L.jpgPlancheA_257619.jpgScénario : Eric Corbeyran

Dessin    : Aurélien Morinière

Éditeur   :  Glénat

Sortie le : 4 novembre 2015

Genre    : Science-Fiction

 

Avis de l'éditeur :

New Moscow. L’impératrice Katherine III prend d’assaut le QG de la mafia et retrouve, captif, Aleksander Paskévitch. Elle décide d’en profiter pour refaire le plein de matière noire dont la quasi-totalité venait d’être détruite. Et pour l’aider dans sa tâche, elle lui adjoint l’aide d’une équipe d’experts issus des réalités parallèles : la famille Kosinski et Ludmilla, l'amante de Zack. Ensemble, ils vont unir leurs forces et tenter de retrouver la réalité originelle, celle dont découlent toutes les autres dimensions...

Corbeyran conclut la seconde saison de cette grande fresque de SF où les destins des protagonistes se fusionnent au gré d’univers parallèles. 20 albums pour 6 univers interconnectés, du jamais vu dans l’histoire de la BD ! Aurélien Morinière, dessinateur du cycle New Beijing, est au sommet de son art dans cet ultime épisode.

 

Mon avis :

Le pouvoir d'apparaitre et de disparaître à volonté, au travers de plusieurs réalités. Cette fiction tant convoitée devient la triste réalité. Charles Kosinski, pionnier en matière d'ouverture vers d'autres dimensions, a ouvert la voie à l'universalité. Tandis que des réseaux mafieux tentent d'utiliser cette énergie vers des fins douteuses et criminelles,dans le but d'embellir leur autorité mondiale, l'impératrice Catherine 3, quant à elle, dicte sa condition sine qua non, celle d'expulser tout opposant vers d'autres réalités, et cela contre Vents et Marées, même si le sang de nombreux innocents doit couler à flot.

 

On ne présente plus Eric Corbeyran, cet auteur de talent, éclectique, capable du meilleur comme du plus anodin. Une collection de + de 300 titres à son actif, mélangeant les genres, les époques et les situations. Auteur de la série Châteaux Bordeaux, qui compte actuellement 5 tomes, littéraire dans l’âme, il percute notamment par la SF, avec le Régulateur, série d'anticipation ou encore Shadow Banking, un thriller moderne palpitant.

Au dessin, on retrouve Aurélien Morinière, qui s'est déjà illustré par Demon Yäk et les Aventures d'Irial aux éditions Soleil. Avant de se lancer pour Uchronies, il a réalisé également Aetherman en 2011. Son trait manque quelque peu d'envergure, et ne parvient hélas jamais à décoller. Les maigres décors qu'il pourvoie et son côté stéréotypé d’aligner ses héros manquent d'originalité.

L'encrage et les couleurs de Johann Corgié sont nettement mises en valeurs, principalement pour la seconde partie de l'album : les coloris foncés des récifs rougeâtres accompagnant les gens du voyage ainsi que les cieux bleutés dans la pénombre renforcent la qualité graphique.

Corbeyran ne récidive pas le succès qu'il a connu pour le chant des stryges, néanmoins, il marque de son empreinte la série Uchronies par l'ingéniosité de mêler différentes univers interconnectés. 20 albums pour 6 saisons, à savoir : New Harlem, New Beijing, New Delhi, New Byzance, New York et New Moscow. Presque 1000 pages pour clôturer cette saga, qui au final partageront les avis des lecteurs. Certains crieront au chef-d’œuvre, d'autres au scandale! Bref, difficile de plaire à tout le monde et de faire l'unanimité.

 

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Coq de Combat

 

 

 

 

16/11/2015

La Tour Fantôme T8

9782344008744-G.jpgalbum-page-large-27607.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

224 pages

Sortie : le 23 septembre 2015

Genre : Détective

 

Avis de l'éditeur :

Au plus profond de la Tour fantôme, une pièce circulaire avec douze portes, dont une seule conduit à la salle du trésor. Taïchi a-t-il choisi la bonne ? A-t-il distancé l horloge de la mort ?
Taïchi n est plus le même qu au début de son aventure, mais sa résolution nouvelle sera-t-elle suffisante face à ce terrible ennemi ?

Mon avis :

La Tour Fantôme brille à tous les niveaux, qu'il s'agisse de sa trame exceptionnelle ou de son trait à couper le souffle!

Pour chaque nouveau tome, le niveau d'intensité augmente et de manière considérable! Ce 8ème opus part dans tous les sens : un protagoniste principal décède atrocement,d'une balle en pleine tête, on découvre enfin l'identité de l’Horloge de la Mort, qui connait une fin tragique, mais dont l'auteur préfère le ressusciter en fin d'album, et cela de manière plutôt crédible... car tout assassin qu'il est, le sort qui lui est destiné est pire que la mort. Taïchi, de con côté, connait un second souffle et démontre tout son talent de détective : adroit pour résoudre les énigmes, malin comme un singe à démanteler les crimes! Comme le 1er plat de couverture le souligne, il découvre le fameux trésor et se permet de cultiver désormais des rêves de luxure, assoiffé de pouvoir et de richesse.

Nous soulignerons surtout l'évolution de la relation naissante entre Tetsuo et Marube, et le dessein de ce dernier, qui se la joue finement, tel un diable machiavélique. Le secret finalement, ne provient pas de l'identité de l'Horloge de la Mort, ni même de la découverte du trésor enfouis, mais d'un lien héréditaire, plutôt surprenant!  Sans spoiler quoi que ce soit sur ces événements et leurs origines, Taro Nogizaka continue à surprendre, à hausser son niveau, à divertir de manière exceptionnelle, les lecteurs qui ont tenu jusqu'à ce huitième tome.

La Tour Fantôme incarne le must du genre! Cette série contient tout ce qu'un lecteur passionné attend d'un auteur. On parle ici de quintessence à l'état brut, dont chaque élément, chaque case de lecture frôle avec le génie.

Le dessin, comme à son habitude est parsemé de détails, que l’œil décortique et mémorise à l'infini. Le découpage excelle, il s'acclimate parfaitement en fonction du rituel présenté.

Remercions également la présentation des éditions Glénat ainsi que Yohan Leclerc, pour son travail méticuleux.

Plus qu'un tome avant son dénouement... et quoi qu'il arrive, La Tour Fantôme fait déjà partie du panthéon des Mangas à absolument posséder!

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Coq de Combat

12/11/2015

PeaceMaker T14

Couv_257615.jpgPlancheA_257615.jpgAuteur : Ryouji Minagawa

Collection Seinen -

Éditeur : Glénat

226 pages

Sortie le 28 octobre 2015

Genre : Action - Western

 

Avis de l'éditeur :

Au deuxième tour du Guns of Domination, il ne reste plus pour s'affronter que la crème des combattants. Mais le tournoi est interrompu par l'apparition brutale de Cole Emerson. qui surprend tout le monde en énonçant un nouveau règlement ! Derrière cette attitude pleine d'aplomb se cache en réalité un long et douloureux voyage au cœur de la violence.

 

Mon avis :

PeaceMaker incarne le mélange subtil d'un western futuriste et celui des arènes romaines de l'époque. Comprenant une multitude de personnages, chacun présentant des caractéristiques atypiques, on suit le parcours d'Ichimura Tetsunosuke qui entreprend une vengeance personnelle, suite au décès de ses parents, violemment assassinés.

Sa route, parsemée d'embuches en tous genres, sera longue mais fructueuse, car à chaque nouvel adversaire qu'il affronte, sa technique, sa rapidité et son ambition ne font que croître. Ses ennemis portent un nom : le clan Chochu, servant l'empereur, tandis que de son côté, Ichimura rallie un groupe de samouraïs, guerriers farouches sous le clan "les Loups de Mibu".

Ce 14ème tome nous plonge en plein cœur de l'arène pour le glorieux "Guns of Domination". Les combattants les plus remarquables s'affrontent sans retenue, variant les disciplines ancestrales et contemporaines.

 

PeaceMaker percute à l'adrénaline, ça canarde dans tous les sens, ça se bastonne à tout va, coups bas et autres stratagèmes sont de mise. Les gueules patibulaires sont également au rendez-vous. Lorsqu'on pense avoir croiser le pire individu, il suffit de tourner quelques pages plus loin, afin de voir et constater le pire.

Ryouji Minagawa tourne adroitement son histoire, il ne s'agit pas uniquement d'un récit de baston et de gros calibres, la trame se veut pertinente, autant que son trait caractérisé par un style sans pitié: l'indifférence des protagonistes pour leurs ennemis, les grimaces abusives démontrent l'atmosphère pesante qui règne au travers de ce contexte chaotique. Les duels, à mains nues ou à l'arme blanche s'accompagnent d'un dynamisme omniprésent. Quelques personnages féminins accentuent encore le récit.

On ne peut qu'espérer que PeaceMaker continue sur sa lignée, et d'ailleurs, aucune raison pour qu'elle ne le fasse. Cette série brille par son adresse, sa créativité, et ses nombreux retournements de situation.

 
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 Coq de Combat

06/11/2015

Lacrima Christi T1

9782344009161-L.jpgScénariste   : Didier Convard

Dessinateur : Denis Falque

Éditeur         :  Glénat

56 pages

Sortie : le 14 octobre 2015

Genre : Historique

 

Avis de l'éditeur :

 

Jean Nomane est le Rectificateur. Agent d’élite du Triumvirat, véritable machine à tuer, il est envoyé en mission à Pyongyang, en Corée du Nord. Sur place, le despote mégalomane Cho Ihn Kyang a fait construire dans le plus grand des secrets un laboratoire capable de synthétiser le Lacrima Christi. Sous le poétique nom de « Larmes du Christ » se cache en réalité la souche de la plus effroyable peste que l’humanité ait jamais connue, élaborée des siècles auparavant par le  célèbre alchimiste Biancofuori. C’est le Gardien du Sang Bencivenni qui l’a découvert au large d’Haïfa, onze mois plus tôt. Et celui-ci n’a pas hésité à trahir ses commanditaires pour vendre cette arme terrible au plus offrant...

Cette année, découvrez la toute nouvelle saison du Triangle Secret ! Toujours orchestrée de main de maître par l’architecte Didier Convard et dessinée par le trait précis de Denis Falque, Lacrima Christi est un récit d’espionnage haletant sur fond de mystères religieux, nous montrant les dérives de la science quand celle-ci est utilisée à des fins mercantiles.

 

Mon avis :

En avril 2000, les lecteurs ont eu l'opportunité de découvrir une série qui aura longtemps fait parler d'elle, il s'agit bien entendu du Triangle Secret. Aux commandes : Didier Convard, déjà à maintes fois récompensé par ses scénarios surexcités et diaboliquement bien ficelés. Commence ensuite la saga Inri en 2004, Hertz en 2006 et tout récemment Lacrima Christi en 2015.

L'histoire démarre en Corée du sud, où le Lacrima Christi(larmes du Christ) dévoile sont potentiel destructeur, renfermant un pouvoir inégalé en matière de virus, créé par un alchimiste de renommée Biancofuori.. Attiré par la convoitise, Bencivenni, un gardien du sang, trahit, vole et spécule au plus offrant.

 

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 Ce 1er tome met en scène les différents protagonistes et leurs rôles. Une nouvelle intrigue s'incruste au fil des pages mais malheureusement, cette dernière provoque rapidement un ennui profond. Cette impression de déjà vu, déjà raconté et déjà vécu, est subtilement réajusté pour enflammer les troupes. Forcément, reprendre le flambeau d'une saga pareille consiste à attirer les fans de la 1ère heure, ainsi que de nombreux curieux, afin de les replonger vers une énième épopée à plusieurs volumes.

Les séries à rallonge contenant de nouveaux cycles sont particulièrement à la mode ces derniers temps. L'exemple le plus concret reste 13 de Van Hamme, repris depuis par une nouvelle équipe, tant au dessin que pour la trame. Est-ce favorable? Ne tire-on pas en longueur les mêmes éléments revus et corrigés afin de façonner et stéréotyper le lecteur?

Certains crient au scandale, tandis que d'autres en réclament toujours plus. Bref, pour une série de l'ampleur du Triangle Secret, chaque avis personnel se veut pertinent, mais laissons lui, la possibilité de voir venir, et de ce qu'il a dans le ventre!

Le trait de Denis Falque s'acclimate en fonction de la thématique, il est davantage convainquant sur l'arrière-champ; les détails sont riches, qu'il s'agisse de situations de pénombres ou en plein jour. Par contre, quel manque de rigueur au niveau des visages des personnages, qui, la majeure partie du temps apparaissent déformés, aux yeux fatigués, lèvres coupées sans réelles consistances.

Bref, je n’administre pas plus qu'un moyen pour ce tome d'introduction. Affaire à suivre... pour certains.


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Coq de Combat