05/11/2015

Claymore T27 : les guerrières aux yeux d'argent

claymore-27-glenat.jpgclaymore01.jpgAuteur  : Norihiro Yagi

Éditeur : Glénat

192 pages

Sortie le 14 octobre 2015

Genre : fantastique

 

 

Avis de l'éditeur :

Après avoir été décimée par Raki et Claire, Priscilla est parvenu à ressusciter en absorbant les abyssaux. Ayant atteint ses limites, aussi bien physiques qu énergétiques, Claire se résout à s exalter. Mais son corps ne réagit pas comme elle l entendait... La longue et périlleuse bataille des guerrières s achève enfin !

 

Mon avis :

Le concept sur lequel repose Claymore met en évidence des protagonistes majoritairement féminins. Des guerrières qui n'ont franchement rien à envier aux hommes, armées ou à mains nues, elles manient différentes techniques qui font d'elles de redoutables adversaires. Car ces félines du combat, excellent dans l'art de l'épée avec une aisance à couper le souffle. Les entrailles des monstres giclent, boyaux et viscères sont systématiquement aux rendez-vous.

Norihiro Yagi ne fournit pas uniquement une distraction de nanas qui combattent en tenue angélique. Il raffine son récit, montrant l'humanité de ces femmes et leur côté bestial. Chacune détient en elle, une réserve vitale, qui peut les faire briller ou leur administrer un tel dérangement qu'elles en perdent tout acte moral. Devenant de véritables machines à tuer, elles font face à leurs propres démons intérieurs, et luttent quelque part, pour ne pas tomber vers le côté obscur, car leurs pire ennemis... c'est en fait elles-mêmes!

 

La hiérarchie prédomine au travers de cette saga : une claymore qui perd son potentiel démoniaque devient une exaltée, à la recherche d'entrailles, affamée et démesurément puissance. Les grimaces et les modifications de comportement des claymore sont expressives, réalistes et finement réussies. Le trait se veut correct, sans toutefois atteindre des sommets. Les néophytes risquent de s'y mêler les pinceaux, entre autres par cette foule de protagonistes, qui pour la plupart sont dessinées sur la même constante graphique.

On ne peut reprocher certains dialogues qui manquent de maturité, dénotant la série, par une naïveté consternante. Mais, ne gâchons pas ce final qui mérite de s'y attarder...

 

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Coq de Combat

 

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30/10/2015

Elfes T11

elfesT11.jpgelfes-t11-kastennroc-soleil-extrait.jpgScénario : Jean-Luc Istin

Dessin    : Kyko Duarte

Éditeur   : Soleil

64 pages

Sortie le 23 septembre 2015

Genre  : Fantastique

 

Avis de l'éditeur :

Kastennroc est une forteresse légendaire et imprenable. Les Elfes bleus et les Yrlanais tentent d'y piéger l'Elfe noire Lah'saa qui cherche, forte d'une armée de goules de cent mille têtes, à envahir les terres d'Arran. L'armée des Elfes bénéficie du pouvoir du crystal bleu et d'un des plus puissants guerriers d'Arran : Redwin le nain. La guerre embrase Kastennroc et nul ne sait qui en sortira vainqueur.

 

Mon avis :

Ce 11ème opus de la saga Elfes, créé par le duo Jean-Luc Istin et Kyko Duarte se situe en étroite corrélation avec le tome six de cette même série. Nous y retrouvons pour l'occasion d'anciens protagonistes tels que Lanawyn et Turin. Un autre protagoniste, Redwin le nain s'est déjà mis en avant par sa série personnalisée réalisé par Nicolas Jarry.

 

L'univers du scénariste Istin et de son comparse Kyko Duarte au dessin, posent de leurs marques le contexte d'Heroic fantasy. Ils étoffent et allongent leurs visions des champs de batailles, affichent des monstres et des créatures toujours de plus en plus impressionnantes, et accélèrent le rythme effréné des situations dynamiques.

Ce nouveau tome démarre en branle-bas de combat, l'énergie virulente bouillonne de partout, les victimes s'enchainent et les corps disloqués jonchent à même le sol. Violence et fourberie sont au rendez-vous. A la tête d'une horde de goules sauvages, l'elfe noir Lah'saa nécromancien continue son ascension, détruisant et anéantissant quiconque se dresse sur son passage.

Un parallélisme entre Game of Thrones et le seigneur des anneaux pourrait conclure sur le monde brutal et sanguinaire d'Elfes. La conquête, la destruction et le pouvoir incarnent les maitres mots de cette aventure, qui risque encore d'en surprendre plus d'un! L'album se lit vite, on l'apprécie jusqu'à sa conclusion et on en redemande.

Jean-Luc Istin publie ses premiers albums juste avant l'an 2000. Ses racines pour la Bretagne l'encouragent à créer une collection de contes et légendes, sous le label "Soleil Celtic". Ayant parcouru son bonhomme de chemin il est, à ce jour, directeur de cinq collection où il scénarise : 1800; Anticipation; Abysses; Soleil Ésotérique et Soleil Celtic. Bourré d’idées et de talents, il est particulièrement suivi par une communauté de fans, toujours à l'aguet de ses nouveautés.

Au dessin, nous retrouvons un espagnol, Kyko Duarte, qui réside à Malaga. Il démarre sa carrière relativement tôt pour des journaux et magazines locaux, avant de s'avancer pour des projets internationaux. En 2003, il a publié sa 1ère bande dessinée aux éditions Bamboo, "De sang froid". La saga Elfes, lui a permis de démontrer toute l'étendue de son potentiel, un univers qu'il maitrise relativement bien. Notons également l'effet qu'apporte le coloriste Héban, permettant de donner davantage de relief au trait de Duarte. Une combinaison payante!

Elfes, tout comme chaque série proposée d'Istin, prouve sa place dans le catalogue enrichissant des éditions Soleil.

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Coq de Combat

 

 

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : elfes, istin, duarte, soleil, 710, fantastique, 092015 |  Facebook | |

21/10/2015

Love in the hell T2

511DtPeA10L__SY344_BO1,204,203,200_.jpg20151007180316_t2.jpgAuteur  : Suzumaru Reiji

Éditeur : Glénat

192 pages

Sortie le 23 septembre 2015

Genre : Humour érotique

 

 

Avis de l'éditeur :

Rintaro Senkawa, le damné accidentel (de son point de vue, du moins) poursuit ses tribulations en Enfer, condamné à expier ses péchés par des souffrances atroces. Il y découvre de nouveaux aspects de la société infernale (surtout les moins reluisants) dans autant de mésaventures qui l amèneront à faire face à ses responsabilités. Un peu. Peut-être. Enfin, c est un début. Le chemin de la rédemption est encore long...

 

Mon avis :

Suite à un premier tome riche en rebondissements, rempli d'humour et de situations cocasses, on espérait voir rééditer le même panache... Résultat des courses, ceux et celles qui ont été enthousiasmé par Love in the Hell seront dorénavant comblés. Les autres, hélas, il vous faudra aller voir ailleurs, sous d'autres tropiques.

Car avouons le franchement, les ingrédients qui ont suscités de l'intérêt réapparaissent pour ce deuxième tome, et déambulent sur le même fil conducteur.  Comme son nom l'énonce, Love in the hell (l'amour en enfer) présente une foule d'individus, tous aussi attachants les uns que les autres, et lorsqu'on y réfléchit à deux fois, n'est-ce pas presque une bénédiction qu'un malheur de se retrouver en pareil endroit?! Car même si la douleur et la persécution sont de mise, l'attrait pour cet endroit loufoque et excitant pourrait y pousser plus d'un. Sans oublier, toutes ces beautés démones et humaines, démones qui, pour certaines semblent y chercher du plaisir et de l'attention, tandis que les humaines pécheresses, n'ont pas jusqu'ici, annihiler leurs mauvaises intentions à caractère entre autres sexuel.

Les scènes de torture efficacement interprétées demeurent fidèles à elles-mêmes. Sachant que Rintaro ne s'est amendé que d'1 seul % jusqu'à présent, sa tâche reste compliquée afin d'un éventuel revers vers le paradis. Plus on souffre en enfer, plus on récolte de sous, plus on équilibre son processus vers un monde moins exigeant.

L'unique regret, finalement est de constater qu'il ne reste qu'un seul titre à cette série. C'est là, la réelle frustration, Reiji Suzumaru nous punit avec un tel sévisse, quel dommage de ne point prolonger davantage cette comédie satirique.

 
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Coq de Combat

 

 

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19/10/2015

La tour fantôme T7

9782344005415-G.jpgPlancheA_212754.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

Collection Seinen

208 pages

Sortie : le 27 mai 2015

Genre : Policier -Espionnage

 

Avis de l'éditeur :

Une chasse au trésor mortelle s’est engagée dans la Tour fantôme. L’équipe formée par Taïchi et Yamashina a réussi à échapper de justesse à un plafond piégé tandis que Tetsuo et Marube doivent subir une épreuve d’escalade où la moindre chute sera fatale. C’est le moment que choisit Marube pour tenter de convaincre Tetsuo de le rejoindre. Le cœur de celui-ci balance. Taïchi a-t-il perdu son ami pour toujours ?

 

Mon avis :

La Tour fantôme n'a jamais accueilli autant de visiteurs. Les duos formés à la quête tant espérée de découvrir ce trésor, mettent tous leurs atouts en avant, sachant que la difficulté est multiple: éviter les nombreux pièges placés minutieusement par l'ombre de la mort, ainsi que de se méfier de tout un chacun, jusqu'à son propre partenaire, car quiconque participant à cette courses effréné utilise autrui pour atteindre le but ultime; celui de toucher cette récompense affriolante et ressortir indemne de cette Tour infernale.

L'équipe formée par Taichi et Yamashina semble la mieux placée dans cette chasse à l'homme. Mais ne vous fiez pas uniquement aux apparences, celles -ci ont le chic d'induire le lecteur en erreur, maintenant que nous connaissons le style de Taro Nogizaka, maître imprévisible, qui surprend à chaque nouveau tome. Tetsuo et Monsieur Marube, quant à eux, tentent au mieux de rester parmi les vivants, chaque couloir qu'ils empruntent regorgent de pièges en tout genre. Le monstre qu'est Marube s'adoucit face à Tetsuo, le complimente, le nargue, lui proposant un marché surréaliste s'ils s'en sortent indemnes. Ce personnage de Marube fascine par ses dédoublements de personnalités, tantôt criminel, tantôt à l'écoute, quoi qu'il en soit, notre héros demeure sur ses gardes face à cette figure à la fois alliée et adversaire.

Plus qu'un tome, et le mystère planant sur cette Tour infernale dévoilera tous ses secrets les plus enfouis. Quoi qu'il advienne, il s'agit ici d'une série remarquable, adroite et fascinante. Pas une seule fois, on ne se sent arnaqué par cette lecture. Une série à conseiller, par sa richesse scénaristique et son style graphique hors du commun.

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Coq de Combat

 

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : la tour fantôme, seinen, glénat, manga |  Facebook | |