18/09/2015

Shadow Banking T2 : Engrenage

9782344004982-L.jpgPlancheA_253597.jpgScénaristes  : Corbeyran & Bagarry

Dessinateur : Chabbert

Éditeur        : Glénat

48 pages

Sortie le 9 septembre 2015

Genre : Finance

 

Avis de l'éditeur :

Victime d une machination orchestrée par de grands pontes de la finance internationale, le jeune Mathieu Dorval, blessé par balle, se cache chez un hacker du nom de « Skull ». Ensemble, ils tentent de décrypter la clé USB retrouvée chez Victor de la Salle contenant des informations ultra-sensibles sur la crise financière qui s annonce. Mais s ils en captent l essentiel, le cryptage de certaines données dépasse les compétences de Skull. Devenu à la fois la cible de la police et des assassins de Victor, Mathieu doit se rendre en Espagne pour retrouver la seule personne capable de décoder cette boite de Pandore...
Shadow Banking est un thriller nerveux et grand public permettant d appréhender tout en se divertissant les rouages opaques de la finance internationale. Prenant le parti d'analyser les conséquences de la dette grecque sur l'économie mondiale pour expliquer la crise financière, cette série est plus que jamais d'actualité !

 

Mon avis :

shadow banking,corbeyran,bagarry,chabbert,glénat,0610,finance,092015 Depuis le début des années 90, avec entre autres le célébrissime Largo Winch, le monde de la finance, des opa et des transactions boursières a porté ses fruits avec des séries de qualités à la fois innovantes et efficaces. Notons IRS, les secrets bancaires, et depuis peu, le rédempteur qui pourrait tenir tête à ces brillantes séries précitées.
Et qu'en est-il de ce titre shadow banking édité chez Glénat qi compte à ce jour deux titres?

Lorsqu'on mentionne le nom de Corbeyran, il y a fort à penser que c'est déjà à moitié gagné, étant donné le palmarès grandissant de ce scénariste à succès. Auteur du régulateur, du chant des stryges et du siècle des ombres, pour ne citer qu'eux, la carrière de cet auteur vaut le détour et continue à surprendre. Il a par ailleurs publié plus de 300 albums, tous genres confondus. Avec Shadow Banking, il revient aux origines de la crise financière de 2008, analyse les rouages et les conséquences de la dette grecque et permet aux néophytes d'y voir plus clair. En coordination avec l'actualité récente, ce thriller intelligent dénonce une corruption omniprésente, avarice de tous les péchés.

 

Malgré une trame pleine de qualités, on peut cependant regretter le manque d'action. Beaucoup de dialogues, porteurs d'informations, certes, mais qui peuvent en rebuter plus d'un, par le manque de panache et de surprises. Quant au dessin d'Eric Chabbert, on reste quelque peu sur notre faim. Ses personnages ont les traits tirés et manquent de finition. Ce second titre engrenage porte bien son nom, il indique la direction à prendre autant pour le lecteur que pour les différents protagonistes.

 
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Coq de Combat

 

 

 

17/09/2015

Space Serenade T1

Space_Serenade_episode_1.jpgScénariste   : Jorge Bernstein

Dessinateur : Nikola Witko

Éditeur         : Fluide Glacial

Sortie le 19 aôut 2015

64 pages

Genre : humour décalé

 

Avis de l'éditeur :

La guerre des étoiles en moins guerre, en plus hot...
Imaginez nos histoires de couples projetées dans un avenir lointain. Le temps ne ferait rien à l'affaire. Les rapports homme/femme seraient toujours aussi alambiqués, insondables. Sauf que là précisément, les robots, les clones et autres monstres à trois yeux s'en mêlent pour le meilleur ( demandez à madame ) et pour le pire ( la jalousie de monsieur ne s'en trouve pas apaisée ).
Ces scènes de cyber-ménage sont traitées sous l'angle des Pulp's Comics des années 50... Un véritable chef-d’œuvre de rétro futurisme délicieusement coquin !
Au scénario, une de nos plus belles plumes actuelles : Jorge Bernstein. Au dessin, une recrue de choix : Nikola Witko, qui excelle purement et simplement dans l'exercice. Et qui par son dessin élégant trouvera un lectorat largement au-delà des frontières de notre noble maison.

 

Mon avis :

 Space Serenade peint le récit de Stéfie, à la recherche du grand amour, et de ses nombreuses frasques pour y parvenir. Le sentier menant à la réussite côté cœur est parsemé d'embuches en tous genres, c'est ainsi que Stéfie tombe généralement de Charybde en Scylla, cherchant du réconfort là où elle peut.

 

Space Serenade suit un itinéraire sans queue ni tête, sans réels repères visibles mais s'accompagne uniquement d'un humour grotesque décalé alliant scènes sexy bon marché et monstres aussi laids que bêtes. Finalement, résultat des courses, cela se lit d'une traite, rapidement, certes, dû notamment aux manques de bulles, mais cette déconnexion graphique permet de se détendre tout le long du récit. Chaque protagoniste en prend pour son grade, tout en restant dans l’originalité et le moyennement correct. S'appuyant sur de nombreuses références des comics pulp datant des années 50, les fans de la 1ère heure devraient passer un agréable moment. Par contre, les nouvelles générations risquent d'être rebutées par l'incohérence et le manque d'informations s' y référant. A noter, la nudité quasi- omniprésente, ce côté sexy humoristique à perfusion sans toutefois sombrer vers le vulgaire, s'adresse à un public de 16 ans et plus.

 

Le découpage est classique, sans grande originalité, par contre le jeu des couleurs vaut le détour. Celles-ci affichent clairement de la luminosité, mais par contre, certaines planches se définissent par une couleur unique, cela ne dérange nullement, et permet justement de comparer les pages colorées à celles uniformisées. Cet album se rapproche énormément de la série Futurama de Matt Groening, pour laquelle zombies et martiens s'épanouissent dans une débauche gratuite affriolante et décontractée.

 

 

Devenu l'un des piliers de la BD indépendante, Nikola Witko alterne les salles d'exposition, les concerts ainsi que des performances graphiques. L'artiste a démarré sa carrière aux Beaux Arts de Tournai et travaille dorénavant de manière régulière pour les éditions Humanos et le Lombard. Le scénario, quant à lui est travaillé par Jorge Bernstein qui se défoule dans tous les sens avec ce titre.

Un album sympathique, sans réelle envergure, mais qui permet de délirer un bon moment.

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Coq de Combat

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14/09/2015

Freak Island T1

freak-island-011.jpgtumblr_n9erlhfeY91r4xqamo1_500.jpgAuteur  : Masaya Hokazano

Éditeur : Delcourt

Sortie le 19 août 2015

160 pages

Genre : Epouvante

 

 

Avis de l'éditeur :

Les six membres d'un club de fouilles s'approchent de l’île déserte de Kikuike pour visiter ses ruines. Alerté par ce qui lui semble être un naufragé, Higashiyama rejoint le rivage et se retrouve face à un homme à tête de cochon ! Tandis que ce dernier lui explose littéralement la cervelle à coups de marteau, le bateau des étudiants fait naufrage. Ils n'ont pas d'autre choix que de se réfugier sur l’île.

 

Mon avis :

Les scénarios avec comme fil conducteur le genre "survival" ne manquent pas. Il suffit de citer Battle Royale; Btooom; ou encore les différents tomes King's Game pour se faire un aperçu du contenu de ses séries macabres. Et pourtant, la palme semble revenir à ce nouveau titre, dont le 1er plat affiche une tête de porc, remarquablement bien structurée. 

 

En y réfléchissant bien, Freak Island (l'île des monstres) s'apparente de près à la saga d'Higanjima, l'île des vampires (série d'une trentaine de tomes aux éditions Soleil). Un endroit perdu à des lieus de toute civilisation, une tribu sectaire et des meurtres vide tripes, dont le but est d'accentuer au maximum l'effet hémoglobine. Mêmes ingrédients utilisé pour Freak Island : sang et cruauté. Malgré son contexte violent, l'auteur ne pousse pas le bouchon dans le politiquement incorrect, ne fournissant pas de gros plans de séquestration ou de tortures interminables, comme le feraient certains auteurs publiés au lézard noir. On reste donc, dans un seinen pour lecteur avertis, sans toutefois basculer vers une violence gratuite et démesurée. Le suspense est crescendo, les protagonistes se distinguent clairement les uns des autres et les moments de panique et de désespoir sont nettement visibles des différents acteurs. Quant au bad guy, cet énergumène à la tête de porc, son but s'oriente uniquement à découper, et trucider un maximum de victimes.( il s'adonne clairement à sa passion)

L'auteur, à la fois scénariste et dessinateur, n'est certes pas un débutant dans l'âme. Il est à l'origine d'Inugami, le réveil du dieu chien, une série atypique d'une quinzaine de tomes, datant du début des années 2000. Une trame narrant le récit d'un chien, au potentiel quasi illimité, plus efficace qu'un groupe de savants, et plus destructeur que des ogives nucléaires. Une série, qui malheureusement, n'a pas été rééditée et difficile à compléter.

 

Freak Island se caractérise par son originalité et sa tension palpable. Il ne manque, hélas, que ce côté sans complexe, comme le ferait Ladyboy Vs Yakuzas(dans lequel chaque page s'apparente à un chef d’œuvre) Un premier tome sympathique qui allie humour noir et "slasheur" moderne, vu et revisité par de nombreux réalisateurs. Attendons la suite, pour se faire un réel avis plus en profondeur.

 

 
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Coq de Combat

 

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07/09/2015

La tour fantôme T6

9782344005408-G.jpg9782344005408_pg.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

192 pages

Sortie le 18 mars 2015

Genre : Détective

 

 

 Avis de l'éditeur :

Taïchi et Tetsuo se retrouvent à la merci de Dokuro Marube, qui les force à travailler dans son manoir. Face aux humiliations que lui inflige le maître des lieux, Tetsuo n a pour seul réconfort que la présence de son ami. Mais ce dernier possède également un secret inavouable qui risque de mettre leur amitié à rude épreuve lorsque Tetsuo l apprendra...

 

Mon avis :

Avec ce sixième tome, on sent l'intensité monter à vive allure, d'autant que l'on se rapproche du dénouement à grandes enjambées. L'étau se referme, les différents protagonistes affichent leur véritable identité au grand jour, les complots ainsi que les les liens s’avèrent être plus fragiles que jamais. Monsieur Marube, incarnant le vilain du récit, ce procureur sans état d'âme savoure déjà sa victoire, même si tout laisse désormais à supposer qu'il ne s'agit pas de l'horloge de la mort. On reste encore en totale expectative à ce stade. Ce dernier décide de libérer de nombreux criminels en attente de jugement dans un but précis : les utiliser comme cobayes afin de déceler les différents mécanismes que renferme la tour fantôme. Cet endroit qui correspond à la source de toute l'énigme comporte de nombreux pièges mortels. Et cette même tour détient un trésor inimaginable que Marube compte bien s’approprier. Il propose dés lors, de former des équipes de deux et affirme que les premiers arrivés seront les bénéficiaires du trésor... même si le rusé et l'opportuniste qu'il est compte bien devancer tout le monde.

Taro Nogizaka assure une fois encore le spectacle en démontrant les rouages que dissimule cette sacrée tour fantôme. Le découpage est spectaculaire, l'intrigue est comparable à une énigme d'un Sherlock Holmes doublé d'un jeu de massacre à la Dario Argento. Et les liens pourtant si forts jusque là entre Taichi et Tetsuo s'effritent même si on se doute que la manche n'est pas encore terminée.

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Coq de Combat

 

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