18/08/2015

Gigantomachia

9782344007662-G.jpgAuteur  : Kentaro Miura

Editeur : Glénat

Date de sortie le 15 juillet 2015

240 pages

Genre : Heroic-Fantasy

 

 

Avis de l'éditeur :

Dans la mythologie grecque, la Gigantomachie narre la lutte épique des Dieux, menés par Zeus, contre la révolte des géants, frères des Titans et fils de Gaia. Dans ces récits, Zeus remporte la victoire en faisant notamment appel à Héraclès, car seul un humain pouvait battre les géants.Kentaro Miura, auteur du mythique Berserk, s'empare de cette légende et livre ici un récit similaire qu'il s'amuse à placer néanmoins 100 ans dans le futur. Delos, un ex lutteur, mené par Prome, une mystérieuse jeune fille, se voit transporté dans l'avenir afin de lutter contre les forces insectoïdes du géant Alcyon.Ce one-shot, créé en 2013, est la première réalisation de l'auteur hors Berserk depuis 20 ans. On y retrouve tout son talent, maturé de ses décennies de travail sur sa série principale, tant dans la conduite de l'histoire que dans la créativité du dessin.

 

Mon avis :

Lorsqu'on évoque le nom de Kentaro Miura, notre esprit nous ramène immédiatement à son œuvre majeure, Berserk, toujours en cours depuis quasiment 30 ans. Presque considéré comme le manga le plus long sur l'échelle du temps : il est battu par l'univers de Jojo's bizarre adentures, qui le dépasse non seulement en durée mais également en nombre de volumes parus, il n’empêche, la saga chaotique de Kentaro Miura, est truffée de potentiel, et ce malgré une perte de vitesse sur les derniers volumes. 

Et qu'en est-il de ce one shot, Gigantomachia?...qui signifie combats de géants Un album qu'il délivre entre deux albums de berserk, en sachant qu'il faut compter généralement une année pour obtenir un nouveau tome de la série. Résultat des courses, l'auteur s'est octroyé une récréation temporaire pour nous faire languir sur le sort de Guts et de Casca...

Gigantomachia présente deux personnages qui gèrent le récit : Delos, un ancien lutteur, au corps crépu et massif accompagné d'une jeune fille, Promé, aux dons qui allie la science naturelle et la magie ancestrale. Un duo complexe et ingénieux. Malencontreusement, ils tomberont aux mains d'une tribu aux méthodes primitives. Les autochtones les prennent pour des envoyés de l'Empire, les ennemis jurés, responsables de nombreuses pertes des leurs. C'est ainsi, que Delos, devra affronter Ogun, un guerrier à la peau recouverte d'une carapace calcinée, extrêmement résistante.

 

Suite à un duel original, nos deux protagonistes se retrouvent face au dieu de la fertilité Hapy, dans un monde étrange regorgeant de créatures dont Miura possède le don indéniable, à les créer démesurément drôles et effrayantes (éléphants gigantesques crachant du feu de leur trompe, gueules tranchantes et affutées sortant de sables mouvants, créatures mythologiques de temps immémoriaux, transformées à sa sauce personnelle) Le final tout droit sorti d'une fusion d'Ultraman et d'un Bioman montre une guerre entre deux géants plutôt réussie et créative. On sent que Miura s'est fait plaisir avec ce titre, apportant un souffle de fraicheur, car Berserk, tout aussi bon soit-il, peine depuis quelques volumes, dû notamment par ce côté mielleux et enfantin, à des années lumières du sang, du sexe et des champs de bataille, qui ont fait la réputation de la série.

Notons enfin que la magicienne Promé, renferme un pouvoir immense (à vous de le découvrir en le lisant), et qu'elle peut se montrer à la fois convaincante et terriblement efficace.

Au final, nous nous retrouvons avec un album sympathique, qui se savoure, essentiellement pour la patte magique de Miura.

 

 

 

   : a08-3e78906.gifma cote générale de l'album.

 

 

 

Coq de Combat

 

 

img000016.png

14/08/2015

Arachnid T2

51FJe809EHL__SX350_BO1,204,203,200_.jpgalbum-page-large-26426.jpgScénariste   : Shinya Murata

Dessinateur : Shinsen Ifuji

Éditeur        : Soleil manga

210 pages

Sortie le 24 juin 2015

Genre : fantastique

 

Avis de l’éditeur :

Alice est une lycéenne pas vraiment populaire qui vit avec son oncle tyrannique. Un jour, ce dernier est assassiné sous ses yeux par un homme surnommé l'araignée. Au lieu de fuir, elle va violemment l'agresser et ainsi révéler son incroyable instinct de survie. Aux côtés de l'araignée, elle va peu à peu découvrir ses nouveaux pouvoirs.

 

Mon avis :

 Grâce à une introduction efficace, Arachnid possède ces ingrédients qui incitent le lecteur d'en découvrir davantage. Alice, une jeune fille renfermée sur elle-même, n'en mène pas large : brimée par d'autres filles au lycée et presque abusée par son oncle alcoolique, elle n'en ressort indemne que par un individu bien étrange du nom de l'araignée. Ce dernier, en conflit direct avec un surnommé la guêpe, prendra les devants et ralliera Alice à sa cause.

Sauvée par un inconnu, mais pas sans raisons; car Alice n'est pas une jeune fille ordinaire, elle referme au plus profond d'elle, une énergie et une aura incalculable.
Nous découvrons ainsi l'apprentissage d'Alice, qui peu à peu parvient à maitriser son potentiel. Plus le scénario se développe, plus on ressent cette pression qui se met en place et qui vaut réellement le détour. En deux albums seulement, les auteurs créent une ambiance tonitruante, une héroïne, qui tente de se démarquer malgré les apparences et des caïds bien sauvages. 

 

Shinya Murata accentue le côté hiérarchique et de vassalisation. La pauvre Alice déguste dans ce second tome et se retrouve piégée à marcher à quatre pattes, nue, face à face aux condisciples de son lycée. Une légère touche érotique est adroitement placée par l'auteur, de quoi sensibiliser certains et exciter d'autres.

 

Le style graphique de Shinsen Ifuji allie à la fois grâce et dynamisme. Sans toutefois atteindre des sommets, son trait précis et efficace accentue les situations saugrenues.

 

 

 a07-3e78901.gif


Coq de combat

 

PlancheA_246942.jpg

 

12/08/2015

Crueler than dead T1

9782344006207-G.jpgPlancheA_250805.jpgScénariste   : Tsukasa Saimura

Dessinateur : Kozo Takahashi

Éditeur        : Glénat

208 pages

Sortie le 24 juin 2015

Genre : morts-vivants, zombies

 

 

 

 Avis de l'éditeur :

Elle se réveille dans un monde décharné. Elle ne sait ni qui elle est, ni où elle est. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle est en danger, une proie dans un monde envahit par les zombies.
Tuer, se cacher, courir encore et encore, trouver des armes, trouver à manger, fuir pour un endroit où survivre autant que possible. Et chercher à comprendre pourquoi. Pourquoi ce monde, pourquoi ces zombies… et pourquoi, elle, saine, vivante, humaine, vient de vomir…. des doigts d’humains !

 

 

Mon avis :

Crueler than dead annonce un titre plus cruel que la mort... est-ce vraiment le cas? D'autant plus que conseillé par le légendaire Mad Movies, il serait inhumain de ne pas s'y fier. Pour ma part, l'ayant lu d'une traite, mon avis est partagé et cela pour diverses raisons :

Commençons par le style graphique à l'ancienne, directement inspiré d'Akira de Katsuhiro Otomo, comprenant peu de décors arrière-champ, si ce n'est les scènes extérieures.Ce style rétro refaisant surface surprend, bien entendu, à l'heure de Boichi, Akio Tanaka ou autre Naoki Serizawa, entre temps, le découpage et les détails artistiques ont nettement évolués. Ceci dit, notons le détail de certaines planches de Kozo Takahashi, trop peu nombreuses à mon goût mais qui relèvent le niveau d'ensemble. La planche d'ouverture montrant Maki Akagi (l’héroïne du récit) est adroitement calibrée, son regard perdu et ses nombreuses entailles démontrent l'oppression de celle-ci. Les monstres contaminés, quant à eux, expriment la tension et la douleur aveuglante qu'ils ressentent mais l'action affichée se résume à quelques pages, tout comme l'hémoglobine, présente en effet, mais par saccades. Donc, au final, légèrement déçu par ce titre au panache désirant bien faire mais n'allant pas jusqu'aux bout de ses limites.

La trame se veut correcte, elle énumère les ingrédients maintes fois connus et visités par cette thématique. À la différence, et cette caractéristique se veut de taille est d'y insérer des zombies redevenus humains grâce à un vaccin spécifique. Magnifique itinéraire inversé mais finalement maigre en qualité. L'intérêt scénaristique de ce titre repose sur de nombreuses petites scènes. Quant aux dialogues, ils sont classiques, et n'apportent ni leur lot d'humour noir, ni de frayeurs quelconques.

Au final on est loin du niveau graphique de Crossed chez Panini Comics, et le scénario n’atteint pas I am a hero ou des séries américaines telles que True Blood ou Walking dead. Crueler than dead s'adresse aux férus du genre. Sans être pour autant mauvais, ce titre n’apparait pas non plus comme vraiment concluant.

 

 

a05-3e788c9.gif :Ma cote générale de l'album 

 

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album chez Glénat Manga: ICI.

 

 

Coq de Combat.

 

crueler_8.jpg

18/07/2015

Furious

img_comics_8657_furious-tome-1-star-dechue.jpgP2_zpszaizojbu.jpgScénariste   : Bryan Jason Lee Glass

Dessinateur : Victor Santos

Éditeur       : Glénat

144 pages

Sortie le 9 juin 2015

Genre : Super Héros

 

 

Résumé de l'éditeur :

Comment gère-t-on son image quand on est super-héros ?

Première super-héroïne de la création, Furious décide de purger ses péchés passés en exerçant une justice expéditive à la force rageuse de ses points. Elle fait face à un paradoxe : bien qu elle essaie désespérément de faire le bien, ses méthodes musclées ne passent pas auprès du grand public qui a du mal à admettre que ses motivations sont pures. Pour tout dire, la quête de sensationnel de notre héroïne couplée au feu des médias nuit quelque peu à la crédibilité de sa rédemption, sans parler de son identité secrète... Et les autorités commencent à en avoir un peu marre de ses actes incontrôlés.
Bryan J. L. Glass et Victor Santos signent un récit d action/aventure sans temps mort où célébrité, médias et super-héros se mélangent dans un cocktail parfaitement dosé, mais totalement explosif !

 

 

Mon avis :

Comme son nom l'indique, Furious est une ascension effrénée mettant en scène une super-héroïne peu commode. D'allure plantureuse, flottant dans les airs comme Batman, elle tente d'incarner au mieux la justice, une justice irréprochable qui malgré elle va la conduire vers les méandres de la folie. Car la belle, sous ses apparences de bimbo a un sacré grain dans le ciboulot. Entêtée et radicale, elle cogne dur et sec, jusqu'à ce que le sang de ses victimes éclabousse à souhait. Voulant venir en aide à son prochain, elle se met autant la flicaille que la majeure partie de la populace à dos... ce qui l'a pousse à se déchainer de plus belle.

De l'action à gogo, vous en trouverez avec ce titre décalé, brutal et chaotique. Cependant par son trait enfantin et coloré à l’extrême, le sang et la violence apparaissent comme un banquet nuptial, presque ironique par moments.


Un album difficilement classable, j'imagine que la plupart des adultes n'y verront que peu d'intérêt et ce malgré l'implication des auteurs à vouloir faire de leur mieux. Certains monologues méritent le détour et une mélancolie bien marquée ressort de l’héroïne, au pseudonyme de la La Vigie, dont le commun peuple la nomme sans cesse la Furie. L'autre protagoniste aux entités de la super-héroïne au costume bleu, incarne une super-vilaine du nom de Cadence Lark, vicieuse jusqu'au bout des ongles, prête à tout pour obtenir des médias la premières place.

 

Notons qu'en fin d'album, un cahier graphique gratifiant est proposé. Un titre à prendre au second degré, original mais qui au final laisse un arrière-goût.

 

a05-3e788c9.gifMa cote

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album chez Glénat: ICI

 

 

 

Coq de Combat.

 

P3_zpsmhwghppr.jpg