15/07/2015

BTOOOM! T14

51iYIfnp2VL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgbtooom-2626705.jpgAuteur : Junya Inoue

Sortie le 1er juillet 2015

Éditeur : Glénat

194 pages.

Genre : Survival

 

 

 

Résumé de l'éditeur :

Ryota Sakamoto a échoué dans un havre de paix baptisé "sanctuaire" par ses membres. Seulement, son arrivée a bouleversé l'équilibre précaire instauré par les survivants et attisé les instincts les plus coupables. Le sanctuaire n'est plus désormais qu'un véritable champ de bataille !Torio, le véritable assassin, use d'un guet-apens particulièrement vicieux pour se débarrasser un à un des autres joueurs. Ryota parvient à déjouer ce piège in extremis mais la bataille ne fait que s'engager… La fin du sanctuaire n'est plus très loin !

 

 

Mon avis :

La série BTOOOM présente déjà son 14ème tome et semble prouver une nouvelle fois son efficacité à engendrer un vif intérêt. Le précédent volume tournait autour du nouveau groupe d'individus que devait fréquenter Ryota, suite à son luisant échec de tentative d'évasion. Ne sachant ce qu'il est advenu d'Himiko, voici Ryota résolu à tenir ferme et avancer pas après pas dans ce dédale obscur parsemé d’embuches.

 

De prime abords, le groupe de 7 personnes s'étant lié d'amitié paraissait sympathique et fiable. Mais la venue de Ryota déstabilise l'intégrité de ce petit groupe et un individu malveillant tente d'éliminer un par un ses occupants. Les duels au corps à corps et aux "Bim" reprennent de plus belle et chacun redevient le primate naturel assoiffé de vengeance et de désir de liberté. Torio, ce gamin au profil discret et au sourire angélique n'est entre autres que le véritable mystificateur des hostilités. Ryota, plus vif et fier que jamais démontre les raisons pour lesquelles il est l'un des 10 meilleurs joueurs planétaires et reproduit sur l'île, les mêmes techniques qu'il utilise sur le jeu online.

 

La force majeure de Junya Inoue est de montrer sa présence aux moments opportuns. A chaque fois que l'on perd un tant soit peu d'intérêt à la lecture de sa série, il intervient tel un magicien à placer finement et adroitement un atout majeur, de quoi propulser la série à son firmament. Car en toute honnêteté, le début de cet ouvrage n'apporte que peu d'originalité. ( séquences d'action téléphonées, ennui par moments..) Mais ce léger versant négatif donne rapidement naissance à un dynamisme efficace.

 

A la manière d'un "I am a hero", d'y introduire sans cesse un nouveau panel de personnages, la série s'étend en longueur, attise de la curiosité ou raidit par sa lenteur. Quoi qu'il en soit, tant que Junya Inoue danse et frôle avec le génie, on ne peut que l'encourager à ce que sa série s'éternise et se prolonge.

 

Son dessin, tout comme pour les précédents volumes rayonne par sa finesse et son découpage alléchant. Les deux derniers tomes n'étant pas vraiment indispensables au cheminent du scénario, on comprend, qu'il garde le meilleur pour la suite. Le 15ème tome s'avèrera revenir sur les bases conquises des premiers volumes, davantage de sexe et de duels serrés, bref, ce qui a suscité une grande passion lors de l'introduction de la série.

 

 

a08-3e78906.gifMa cote

 

 

 

Coq de Combat.

 

Btooom.jpg

 

10/07/2015

Kokkoku T1 - Seita Horio - Glénat

kokkoku-1-glenat.jpga45d5464ee802325f40631070b41f436.jpgAuteur : Seita Horio

Sortie le 18 mars 2015

Éditeur : Glénat

224 pages

Science-Fiction

 

 

 

Résumé de l'éditeur :   Juri Yukawa tente de recoller les morceaux entre un grand-père bougon, un frère cloitré chez lui, un père dépressif et son neveu. Mais la journée ordinaire vire au cauchemar : deux membres de la famille ont été kidnappés. Les ravisseurs exigent cinq millions de yens en liquide, à payer dans la demi-heure, sinon les otages seront exécutés ! Malheureusement, ils n’ont aucun moyen de se rendre à l’heure au lieu-dit. À moins d’utiliser une magie occulte transmise de génération en génération et capable de figer le temps. Mais dans ce monde inerte, régi par des règles dangereuses, les Yukawa vont découvrir qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir se déplacer librement…
Nominé aux Taisho manga awards 2011, ce titre mélange polar et SF dans une intrigue qui nous rappelle Umezz (auteur de Baptism, L’École emportée…). Alors que l’on suit le rapt de deux membres d’une même famille, le scénario bascule dans le fantastique par l’entremise du temps arrêté. Mais l’auteur ne se contente pas d’un pitch rocambolesque, il adjoint à cette possibilité d’arrêter le temps une réflexion sur le monde existant entre les secondes, qui réfère aux théories des mondes parallèles. Le scénario se nourrit parfaitement des nombreux rebondissements de situation pour livrer une œuvre dense et complète en 8 volumes.

 

 

 

Mon avis:Un album peu conventionnel. Qu'il s'agisse de sa trame ou de son style graphique, difficile de le classer dans un genre spécifique. L'histoire présente une famille banale, Tsubasa, 28 ans sans emploi, accro aux jeux vidéos, un paternel qui semble du même calibre, Makoto le petit neveux et Juri, jeune femme qui travaille comme quatre pour subvenir à la famille. Voulant bien agir, Tsubasa se rend à l'école de Makoto, le récupérer et le ramener au foyer familial mais sur le chemin du retour, ils vont se faire kidnapper. Le décor présente une traditionnelle demande de rançon mais le scénario emprunte subitement un virage inattendu : suite à l'appel téléphonique, en demande d'argent, le grand-père présente une pierre artisanale qui renferme des pouvoirs magiques, celui d'arrêter le temps! On nage en pleine confusion, et c'est peu dire...

 

Ce 1er tome affiche certes des qualités graphiques spectaculaires ( un papillon coupé en deux parties grâce à cet étrange pouvoir, quelques prises aériennes qui valent le détour...), néanmoins, de par une trame fortement découpée, le lecteur termine cette lecture sans réellement en comprendre son sens majeur. Donc, on se retrouve avec un brouillon incompréhensible. L'apparition d'insectes gigantesques, d'êtres qui voyagent dans un monde parallèle, n'arrangent rien au récit. Si le but de l'auteur enquérait à se poser une multitude de questions sans réponses, le résultat est alors réussi. Bref, pas réellement convaincant, mais  peut-être que les suivants tomes risquent d'éclairer la lanterne des lecteurs.

 

 

a05-3e788c9.gifMa cote générale

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album sur le site de Glénat: ICI.

 

 

 

Coq de Combat

 

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27/06/2015

Sherlock Hommes Society T1 : L'affaire Keelodge.

album-cover-large-26368.jpgsherlokholmessocietypl02.jpgScénario : Sylvain Cordurié

Dessin   : Stéphane Bervas

Éditeur  : Soleil

Sortie : le 6 mai 2015

56 pages - cartonné

Genre : Détective

 

 

 

Avis de l'éditeur : De 1891 à 1894, Sherlock Holmes s'est fait passer pour mort. Peu de personnes savaient quil avait survécu à son affrontement avec James Moriarty aux chutes de Reichenbach. Pas même le docteur Watson. Puis, après bien des épreuves, Holmes a mis fin à cette duperie et repris son activité de détective-conseil. Il travaille aux côtés de Scotland Yard pour arrêter un copycat de Jack l'Éventreur quand son frère Mycroft vient solliciter son aide. Keelodge, un village enclavé entre la mer et la côte a été isolé. Personne ne peut en sortir. Mycroft explique que les gens du village sont tous devenus fous, sanguinaires et cannibales. Il a besoin de lui sur le terrain car ce drame découle vraisemblablement d'un acte criminel. Commence alors l'enquête la plus sombre que Sherlock Holmes ait connue.

 

 

 

Mon avis : Sherlock Holmes, ce détective charismatique légendaire affiche de multiples visages. Personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887, il élucide les enquêtes les plus complexes en domaine criminels. Accompagné par son fidèle Docteur Watson, ils forment la paire gagnante grâce à leur flair hors-norme. 

De nombreuses adaptations ont vu le jour en fonction de l'époque et de l'auteur. Notons qu'il existe plus de 260 films dont les principaux demeurent : la version muette de 1900 d'Arthur Marvin; le chien des Baskerville de 1939 avec Richard Greene, la panoplie réalisée par Roy William Neill ainsi que la version plus récente avec Robert Downey Junior. Différentes époques ,exhibant des crimes passionnels avec à chaque fois, une prestation du célèbre détective British qui marque ou non les esprits par rapport à son prédécesseur, comme le ferait en quelque sorte James Bond avec sa panoplie d'acteurs.

 

De nouveau à Scotland Yard, le détective le plus investi dans ses enquêtes reprend le flambeau pour des nouvelles affaires sordides...

 

Et que dire des éditions Soleil, qui proposent une gamme enrichissante qui comblera certainement les plus difficiles des lecteurs. L'univers Sherlock Holmes 1800 parcours le mythe, l'ajuste à sa sauce personnelle, la modernise par un dessin sombre, qui rappelle sans contexte, les grands moments enfouis dans les méandres de l'esprit des lecteurs de la première heure. Scénarisé par Sylvain Cordurié, les tomes se lisent par arcs ou époques : Crimes Alleys, Les vampires de Londres, Le necronomicon... apparait dorénavant le versant Society, programmé en 4 tomes. La série adopte un rythme de parution plus soutenu, à savoir d'un tome par trimestre. Face à des énigmes toujours de plus en plus astreignantes, le détective devra se reposer sur des alliés fiables et durables.

 

Concernant les auteurs, nous ne présentons plus Sylvain Cordurié, déjà scénariste sur les anciennes œuvres parues chez Soleil et précitées plus haut. Ayant bossé avec Stéphane Créty chez Delcourt, il intègre par la suite les éditions Soleil par Jean-Luc Istin, pour laquelle, il écrit trois minis-séries de Sherlock Holmes ainsi que Ravermoon, une saga d'héroic-fantasy.

 

Au Dessin, Stéphane Bervas a excellé dans le domaine du jeu vidéo. Provenant de Madagascar, le dessinateur signe le diptyque avant gardiste 2021 avant de se lancer pour ce tome de Sherlock Holmes. Son trait brutal montre à la fois la froideur de ses protagonistes, leurs tendances immorales mais marque également les esprits par une finesse du détail rappelant par moments le style d'Eric Stalner. Chaque nouvel album se verra mis en dessins par un auteur différent, de quoi, ainsi satisfaire un public plus varié. Quant au coloriste, Jean Bastide, ses couleurs claires et grisâtres, s'adaptent au récit, et donnent un sacré coup de fouet, de quoi immortaliser des planches très réalistes.

 

Après lecture de ce volume, de nombreuses questions demeurent sans réelles réponses, est-ce là le désir profond de Sylvain Cordurié de nous faire languir, espérons le. Le fait d'y insérer des zombies justifie un sacré risque, mais au final, suivant la trame riche en rebondissements, ce coup de joker est réussi, du moins pour le moment.

 

Ce premier tome convainc par sa teneur et sa cadence. La suite devrait être du même acabit.

 

 

a08-3e78906.gifMa côte

 

 

 

Coq de combat.

 

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18/06/2015

Gold of the dead One Shot

Couv_248896.jpg9782888904694_pt01.jpgScénario : Fred Weytens

Dessin   : Yan le Pon

Éditeur   : Paquet

64 pages - one-shot

Genre : aventures

 

 

 

Résumé de l'éditeur :

Amérique centrale, 1952. Trois aventuriers sans scrupules attaquent un archéologue et son guide et lui dérobe un trésor Maya en ignorant que ce trésor est maudit. Ils embarquent à bord d’un cargo mixte en partance pour la France où les attendent un acheteur potentiel. Mais un marin, trop curieux, va déclencher la malédiction. Les passagers et les marins vont faire face à des zombies possédés. Mais Jones, le plus salauds des trois aventuriers ne se laissera pas faire !

Ce huis clos maritime, rend hommage aux Pulps, aux histoires de morts vivants et autres esprits frappeurs.

 

 

 Mon avis :

Trois fumiers de 1ère catégorie qui ont roulé leurs billes de par le monde tentent de se lancer à la recherche d'un fameux trésor Maya. L'ayant dérobé à un pauvre malheureux,n'étant plus là pour en parler, ils se rendent en direction de la France afin de revendre leur trouvaille. Prêts à tout pour en découdre, ces assassins sont capables de tuer père et mère pour arriver à leurs fins. Ils se retrouvent à bord d'un cargo de séjour dont l'équipage profite des plaisirs de la vie. Sans se douter un seul instant du danger, chacun fornique à sa façon. L'ornement Maya détenteur d'un pouvoir d’au-delà les âges, va brusquement émettre des vibrations et le danger que guettent les occupants du cargo semble bien réel. Commence dés lors, un déluge de morts à bord du navire dont seuls les plus aguerris pourront s'en sortir vivants...

 

Le 1er plat de couverture parle pour lui-même : Un symbole Maya, 3 guérilleros patibulaires, une brune plutôt bien faite, une vielle gâteuse rongée par la folie; Gold of the dead affiche un scénario insolite truffé d'action pure. On se croirait revenus dans le temps avec ces films séries B, à mi-chemin entre un San-Antonio de Frédéric Darre et histoires sans héros de Van Hamme, le tout accentué par une touche fantastique insérant des zombies en quête de sang frais.

Graphiquement, un élément particulier frappe l'attention au fil des pages. Certaines planches particulièrement fades et grotesques ternissent le fil conducteur. Essentiellement, les scènes en mouvements, qui certes, apportent du tonus et du dynamisme à l'intrigue mais paradoxalement déforment les traits des personnages. Des séquences d'action au dessin étiré perdent de leur charmes de par leur exagération. Quant aux poses statiques, celles-ci relèvent nettement le niveau, et affichent une précision qui se démarque.

 

La palette des couleurs, quant à elle surprend par ses brillances vives. Les nuances éclairées jaunâtres et orangées mettent le dessin de Yan Le Pon en relief. Malheureusement, les teintes sombres entachent le paysage et grossissent les traits des protagonistes.

 

La fin de l'album est gratifié d'un carnet de croquis de 8 pages, des plus succulents.

Une aventure convenable, on lâche du lest, on prend le bateau avec ses potes, on se perd en mer à affronter des morts-vivants et on se rince l’œil avec une brune et une blonde plutôt peu vêtues. Des arguments qui demeurent un peu faiblard mais en fin de compte, on passe un agréable moment de lecture.

 

 

 

a07-3e78901.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album chez Paquet: ICI.

 

 

 

Coq de Combat

 

 

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