17/03/2016

Polar – Tome 1 - Venu du froid

victor santos,polar,miller,mignola,steranko,dark horse,glénat,jaxomvictor santos,polar,miller,mignola,steranko,dark horse,glénat,jaxomScénario, Dessin & Couleur : Victor Santos
Editeur : Glénat Comics
176 pages
Format à l'italienne

Sortie : 13/01/2016

 

Précisons d'entrée qu'il est fait mention ici du tome un mais que cette histoire peut tout à fait se lire comme un One Shot. Et pour être complet qu'à l'origine Polar est un Web Comics repris par la suite par l'éditeur Dark Horse Comics. Glénat publie ici l'équivalent VO du Season One.


Résumé éditeur :

victor santos,polar,miller,mignola,steranko,dark horse,glénat,jaxomSorti de force de sa retraite, le plus grand espion de la planète – l’ex-agent connu sous le nom de « Black Kaiser » – est à présent menacé de mort. Dans un affrontement sans merci contre son ancien employeur, l’agence « Damoclès », Black Kaiser va devoir faire face à un expert de la torture psychotique ou à une tueuse rousse aussi belle que fatale. Sa mission ne s’achèvera que s’il meurt ou s’il tue tous ceux qui se mettront en travers de son chemin… et mourir n’est pas dans ses habitudes.

Bon, faut bien l’avouer le résumé fait méchamment penser à RED de Warren Ellis. Le comic book hein pas le film. Alors si en plus de ça on me dit que les dessins sont « un véritable tour de force visuel hérité de Frank Miller et Mike Mignola », forcément ça m’attire.

victor santos,polar,miller,mignola,steranko,dark horse,glénat,jaxomPour les visuels je vous laisse vous faire votre avis mais il faut avouer que la ressemblance est frappante avec Frank Miller, pour la comparaison avec Mike Mignola je cherche encore… quitte à citer des noms connus j’aurais plutôt cité James Steranko et son travail sur « Nick Fury, Agent of S.H.I.E.L.D. ».

Victor Santos arrive à nous embarquer dans une histoire classique et rythmée avec des dessins certes « hérités », mais réussis. (Il est quand même plus agréable de voir notre héros en opposition à la rousse ravageuse nommée « Mademoiselle Vian » que de voir Yellow Bastard).

A noter également le travail rigoureux du monsieur sur le découpage dynamique, les angles et les détourages de case (Voir ici la référence Steve Steranko).

Bon, niveau histoire c’est volontairement stéréotypé à souhait, pas toujours très fin et pas très bavard, bref un polar défouloir.

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Très réjouissant à lire sans pour autant révolutionner le genre, Polar nous livre une copie entrainante et rafraichissante, le tout sur plus de cent cinquante pages. Joie dans les chaumières !

Note globale : 08/10

JaXoM

 

 

01/03/2016

Outcast - Tome 2 - Souffrance

outcast,kirkman,azaceta,delcourt,comics,horreur,épouvante,exorcisme,possession,810outcast,kirkman,azaceta,delcourt,comics,horreur,épouvante,exorcisme,possession,810Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
154 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : horreur, épouvante, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes est tourmenté par des possessions démoniaques depuis son plus jeune âge. À la lumière de récentes découvertes et en dépit de terribles cauchemars, il semble commencer à comprendre la nature du mal qui le touche, et à entrevoir les réponses qu'il a cherchées toute sa vie. En revanche, la vie du Révérend Anderson, celui qui le soutient depuis toujours, semble sur le point de s'écrouler.

 

 

Mon avis

A peine 10 mois après la sortie du premier volume regroupant les 7 premiers épisodes parus aux États-Unis, nous voilà avec le deuxième tome de Outcast entre les mains. Le tome 1 m'avait laissé une très bonne impression et laissait présager d'une série au succès garanti. Le succès semble être au rendez-vous puisque la série est en cours d'adaptation pour le petit écran et pour une diffusion en 2016.

Ce deuxième opus aura tôt fait de ferrer le lecteur ! Kirkman sait s'y prendre pour distiller juste ce qu'il faut d'informations pour faire avancer le récit et captiver l'attention. Nous en savons un peu plus sur la relation de Kyles avec son ex-femme et l'on découvre un personnage qui semble décidé à prendre un peu plus les choses en mains pour affronter ses démons et ceux des autres, parce qu'il prend conscience qu'il possède un pouvoir particulier. Parallèlement, le personnage du révérend prend plus de place dans l'histoire et commence à révéler une facette de sa personnalité pas très reluisante. Ses motivations ne sont pas tout à fait les mêmes que celles de Kyles et l'on sent des divergences de point de vue poindre entre les deux protagonistes.

Robert Kirkman amène avec habileté les rebondissements et arrive à surprendre le lecteur à chaque nouveau chapitre. La frayeur s'installe peu à peu, lentement mais sûrement, sans surenchère d'effets de possession telles qu'on peut les connaitre dans la filmographie du genre. Ici, les possédés nous effraient parce qu'ils ne sont pas forcément et systématiquement transformés en bêtes immondes proférant des insanités. Ils sont lucides et tant que le démon qui les habite se tient tranquille, ils ne laissent transparaitre qu'un mal être inquiétant.

Visuellement, le travail de Paul Azaceta sur le dessin et d'Elisabeth Breitweiser sur les couleurs est remarquable. Les ambiances créées sont parfois bien flippantes ! La mise en scène et le découpage sont très efficaces avec notamment l'insertion régulière de petites vignettes carrées faisant le focus sur un détail d'une scène. Ce procédé permet l'usage du gros plan pour apporter une nuance ou bien une information complémentaire quant à la scène, sans nuire à la lisibilité de la page. On a d'ailleurs l'impression que ce scénario a été écrit et pensé dès le début pour le cinéma ...

 

Robert Kirkman nous offre là une série accrocheuse qui va nous mettre les nerfs en pelote et avec laquelle il va falloir désormais compter.

 

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Loubrun

 

http://fox.outcasttvseries.com/

 

Outcast - Tome 1 - Possession

outcast T1.jpgoutcast T1_pl.jpgScénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
154 pages
Sortie : avril 2015
Genre : horreur, épouvante, fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyles Barnes vit reclus dans sa maison, terrassé par un passé douloureux. Il lutte depuis son enfance contre l'emprise de démons sur sa vie et son entourage. Lorsque le révérend de sa ville natale le sollicite pour l'aider à pratiquer un exorcisme, Kyle commence à faire le lien avec la possession de sa mère. Il est sur le point de dévoiler la véritable nature de ses dons, qui vont s'avérer terrifiants.

 

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Mon avis

Robert Kirkman, le génial créateur de Walking Dead, la série à l'origine du renouveau de la mode Zombie, revient sur le devant de la scène avec une nouvelle série d'horreur. Avec Outcast, Kirkman nous emmène sur le terrain des histoires de possession démoniaque et d'exorcisme. Comme dans Walking dead, il réussit à fusionner les ingrédients classiques de cette thématique et son propre style de narration permettant de sortir ce genre d'histoire de la niche dans laquelle on serait tenté de la laisser.

Tout en nous plongeant d'entrée de jeu dans une ambiance lugubre et sombre, ce premier volume démarre très tranquillement, l'auteur prenant le temps de poser l'intrigue et surtout les caractéristiques des personnages. C'est vraiment la patte de Kirkman que de centrer ses histoires sur les personnages plus que sur les évènements. Ainsi, la révélation progressive des traumas du personnage principal nous fait découvrir petit à petit un personnage torturé, assez complexe mais aussi attachant tant on le sent sans cesse sur le fil du rasoir et meurtri de s'être laissé piégé par des forces qui le dépasse. Autre personnage qui parait aussi ambigu, celui du révérend, exorciste de son état, sur lequel on apprend pas grand chose, mais ou l'on devine de lourdes révélations à son encontre.

Le graphisme de Paul Azaceta contribue grandement à la mise en place des ambiances inquiétantes. Le dessin et les couleurs sont sombres, le trait est gras et les aplats noirs sont judicieusement employés contrastant habilement avec des effets de lumières. Le tout donne une tonalité à la fois réaliste et suggestive au récit.

Voilà donc une nouvelle série très bien lancée avec un premier tome qui ne vous glacera pas d'effroi, mais éveillera sans doute quelques frissons laissant augurer d'une suite très prometteuse.

 

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Loubrun

 

 

23/02/2016

Drifter - Tome 2 - Veillée

drifter T2.jpgdrifter t2 pl01.PNGScénario : Ivan Brandon
Dessin : Nic Klein
Éditeur : Glénat comics
112 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : science-fiction, space opera

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Abram Pollux navigue vers l’inconnu. Il a décidé de revenir sur le lieu du crash de son vaisseau, situé à des centaines de kilomètres de la ville, dans les profondeurs inexplorées de Ouro... Qui sait ce qu’il y trouvera d’autre? Mais Abram est bien déterminé à recoller les morceaux du passé et à trouver un moyen de rentrer chez lui. Arrivé sur la face cachée de la planète, il ignore que, contrairement aux apparences, il n’est pas seul...

 

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Mon avis

J'avais refermé le tome 1 de ce space opéra sur un sentiment de déception et d'incompréhension. Le scénario m'avait paru plus que flou et le personnage principal d'un ennui mortel. Les multiples pistes ouvertes dans le premier tome se perdaient dans l'infini spatio temporel....

On revient avec ce deuxième volume sur une trame plus terre à terre : le pilote Abram Pollux, toujours en quête d'éclaircissements sur son passé, veut retrouver son vaisseau pour y récupérer des pièces et bricoler un truc pour rentrer chez lui. Pour ce faire il va devoir arpenter la face cachée de la planète Ouro. Il y fera des rencontres inattendues et détonantes.

Le scénario, moins flou que dans le premier tome, n'en est pas pour autant plus captivant. J'ai rarement vu un personnage principal aussi ennuyeux ! On a vraiment du mal à saisir ce qui anime tous les protagonistes et il est absolument impossible d'avoir un brin d'empathie pour eux.

Ce "space opera introspectif aux accents de western initiatique" ne me convainc toujours pas malgré les dessins sublimes de Nic Klein.

Ce dernier arrive à susciter des ambiances inquiétantes grâce à une mise en scène inspirée et une maitrise parfaite de la colorisation. Certaines planches sont d'une beauté époustouflante, presque envoutante.

Le scénario est pénible à suivre, mais on a au moins la satisfaction d'avoir de belles planches à admirer.

Malheureusement, le dessin seul, aussi beau soit-il, ne suffit pas à faire une bonne BD.

 

 

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Loubrun

 

 Une vidéo qui permet d'apprécier le travail de Nic Klein. Impressionnant !