08/09/2015

The Activity - tome 1

the activity T1.jpgthe activity T1_pl.jpgScénario :  Nathan Edmonson

Dessin : Mitch Gerads

Éditeur : Urban Comics

143 pages

date de sortie : 21 août 2015

genre : espionnage, action

 

 

 

Résumé (éditeur)

Les temps changent, et avec l'évolution brutale des moyens de communication, les conflits internationaux prennent une toute autre ampleur. Les États- Unis comptent aujourd'hui dans leurs rangs une force spéciale parfaitement adaptée à cette nouvelle donne : l'ISA, Intelligence Support Activity. Les agents qui la composent ont pour objectifs d'assister, rectifier, et effacer au besoin toutes traces des missions que leurs collègues de la NSA, du FBI et de la CIA n'auraient pas menées à bien.

 

"Croyez-moi sergent Ryan, nous ne vous recruterions pas si nous ne savions pas déjà que vous êtes ce que nous recherchons"

 

Nathan Edmondson (Punisher Now ; Who is Jake Ellis ; Black Widow Now ) et Mitch Gerads, nous entrainent au cœur du plus secret et énigmatique des services de renseignement américain : L'ISA. Cette agence très particulière peut se charger tout autant de missions de renseignement pur que de missions d'actions à l'étranger ou sur le sol US. De la traque de barons de la drogue, à l'effaçage de preuves gênantes en passant par les réparations des dégâts commis par les autres agences de renseignement, rien n'est épargné à ces soldats de l'ombre que l'on suit ici dans diverses opérations.

 

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On ne sait pour l'instant pas grand chose des membres de l'équipe. L'auteur distille avec parcimonie les informations sur chacun des protagonistes, enveloppant ses personnages d'un halo de mystère. On suit quand même avec intérêt ce groupe et les rapports entre ses membres qui du jour au lendemain peuvent devenir des machines de guerre. On s'aperçoit alors qu'ils sont entièrement dévoués à leurs missions et que leurs vies ne leur appartiennent quasiment plus.

 

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L'auteur base son récit entre réalité et fiction, parsemant les pages de renvois explicatif sur des sigles, des noms de code ou d'opération. Tout cela donne une assise crédible au récit mais le complique aussi. C'est parfois un peu flou, d'autant qu'il n'y a pas véritablement d'intrigue servant de fil conducteur au récit.

 

Concernant le dessin, Mitch Gerads contribue grandement à nous mettre dans le bain glauque et froid des missions à haut risque. Ambiances pluvieuses, scènes de nuit, huis clos dans un avion ou dans un cachot, a chaque fois son trait réaliste fait mouche.

 

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A l'heure ou le renseignement américain est un sujet assez sensible en Europe, ce premier tome qui se lit presque comme un document, devrait ravir les férus du genre. Pour ma part, maintenant que la caution réaliste est mise en place, j'espère une suite plus centrée sur une intrigue faisant la part belle à la fiction et un recadrage sur les personnages.

Rendez-vous en octobre pour le tome 2 ...

 

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Loubrun

 

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02/09/2015

Fiction Squad - Tome 01

paul jenkins,ramon bachs,leonard paciarotti,glénat,fiction squad,fairy quest,jaxom,boompaul jenkins,ramon bachs,leonard paciarotti,glénat,fiction squad,fairy quest,jaxom,boomScénario : Paul Jenkins
Dessins : Ramon Bachs
Couleurs : Leonard Paciarotti
Dépot légal : 06/2015
Editeur : Glénat
ISBN : 978-2-344-00788-4
Nb Planches : 48




Série prévue en trois tomes Fiction Squad est une nouvelle incursion par Paul Jenkins dans l’univers du Bois-des-Contes après Fairy Quest.

paul jenkins,ramon bachs,leonard paciarotti,glénat,fiction squad,fairy quest,jaxom,boomBois-des-Contes est une forêt enchantée où les contes de notre enfance se retrouvent dans des royaumes par genre. Chansons, comptines, royaume du Fantastique, histoires pour enfants etc.

L’action prend place dans la cité de Rimes située dans le Royaume des histoires pour enfants.

Franckie Mack
, détective raté issu d’un roman policier jamais terminé enquête sur la tentative de meurtre subit par Humpty Dumpty, poussé du haut d’un mur.

La comptine qui sert de point de départ à cette histoire pas forcément la plus connue dans nos contrées :

 Humpty Dumpty sat on a wall.
Humpty Dumpty had a great fall.
All the king's horses and all the king's men.
Couldn't put Humpty Dumpty together again.
 

paul jenkins,ramon bachs,leonard paciarotti,glénat,fiction squad,fairy quest,jaxom,boomAu cœur d’une possible guerre entre les reines et les sorcières, à moins que le maire n’ait aussi un rôle à jouer dans cette affaire... Franckie rencontrera au fil de son enquête des personnages comme Alice, Dorothy du Magicien d’Oz, mais aussi des personnages de Fairy Quest.

Paul Jenkins revisite de manière décalée et drôle les contes qui ont bercé notre enfance.
Exemples :

  • Alice et son gang Tea Party : Quel casting !  le chapelier toqué  faisant office de bras droit et le lapin blanc en garde du corps sous anabolisants.
  • L’excellente idée d’avoir inclus Pinocchio comme informateur de Franckie. (je vous laisse réfléchir pourquoi).

Dessins et Couleurs respectivement de Ramon Bachs et Leonard Paciarotti dans un style cartoonesque et coloré, un cran en dessous d’ Humberto Ramos sur Fairy Quest. Dommage.

paul jenkins,ramon bachs,leonard paciarotti,glénat,fiction squad,fairy quest,jaxom,boomA l’opposé d’un Fables de Willingham avec son sérieux et ses arcs narratifs à tiroirs (plus de vingt tomes déjà), Fiction Squad s’avère une lecture plaisante sans pour autant révolutionner le genre. Gageons que la suite continue sur cette lancée pour une série prévue, je le rappelle, en trois tomes.

 

Rafraîchissant.

Note Globale : 07/10

La suite prévue pour août et dernier tome en octobre. 2015. Oui, trois tomes en un an, sont chauds chez Glénat !

 

JaXoM


 

13/08/2015

Letter 44 - tome 1 - vitesse de libération

letter 44,soule,albuquerque,glénat comics,science-fiction,trhiller,politique,anticipation,710,082015letter 44,soule,albuquerque,glénat comics,science-fiction,trhiller,politique,anticipation,710,082015Scénario : Charles Soule

Dessin : Alberto J. Albuquerque

Editeur : Glénat Comics

150 pages

date de sortie : juin 2015

genre : science-fiction, anticipation

 

 

 

Résumé (éditeur)

Dure journée pour Stephen Blades, le 44e président des États-Unis. Au premier jour de son investiture son prédécesseur, Francis T. Carroll, lui laisse un courrier qui va changer non seulement son propre destin, mais très probablement la face du monde. Depuis 7 ans, la Nasa a détecté une construction extraterrestre sur la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Mais la rencontre du troisième type n’a pas encore eu lieu. Dans l’expectative de devoir combattre une invasion d’outre-espace et de pouvoir défendre l’humanité, Carroll a envoyé les troupes américaines sur tous les fronts, inlassablement, ce qui l'a rendu pour le moins impopulaire. Avait-il finalement raison de préparer la nation au désastre imminent ? Et quel sera le rôle de l’équipage du Clarke, le vaisseau d’observation envoyé vers l’« ennemi » voici trois ans déjà ?

 

" le plus grand secret d'État de l'histoire tient dans une enveloppe"



Si ma dernière lecture SF de chez Glénat Comics m'avait quelque peu échaudé, je me félicite d'avoir persisté dans le genre et d'avoir accepté ce service presse. Letter 44 est un pur récit d'action et d'aventure dans lequel se mêlent habilement intrigues politiques et thriller d'anticipation. Charles Soule (Swamp thing) prend son temps pour poser son univers, et mettre en place tous les personnages à tel point que pour l'instant personne – à par le Président des États-Unis - ne se détache vraiment du lot pour figurer comme personnage principal.

Mais l'attention du lecteur est attirée avec une narration faite d'allers retours équilibrés entre intrigues politiques et aventure spatiale. Les deux facettes du récit son passionnantes à suivre et c'est là la vraie force de ce récit.

En complète immersion dans les coulisses du pouvoir ou dans les coursives du vaisseau spatial, le lecteur participe tantôt à l'angoisse du nouveau Président qui veut tout mettre en œuvre pour aider l'équipage du Clarke à accomplir sa mission, tantôt à la vie pesante en huis clos d'un équipage qui ne sait pas vraiment vers quoi il va.

Comme dans les séries TV américaines, les rebondissements de fin de chapitres sont d'une efficacité redoutable et font à chaque fois avancer un peu plus l'intrigue. Bref, on devient vite accroc !

 

Les dessins sont assurés par l'Espagnol Alberto Jiménez Albuquerque – connu aussi sous le pseudo de AJA ( les fugitifs de l'ombre, Elle, dieu des cendres)– qui nous livre ici des planches dans le pur style comics US : un découpage dynamique ajoutant du rythme à un récit très bavard, des gros plans et des décors fouillés.

 

Ce premier tome démarre vraiment bien et me donne envie de poursuivre l'aventure.

 

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Loubrun

 

Le site de Charles Soule :  https://charlessoule.wordpress.com/

Le site de Albuquerque : http://ajaalbertojimenezalburquerque.blogspot.fr/

 

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09/06/2015

Drifter

drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015drifter,brandon,klein,glénat comics,science fiction,space opéra,510; 042015Scénario : Ivan Brandon

Dessin : Nic Klein

Éditeur : Glénat Comics

128 pages

date de sortie : avril 2015

genre : science fiction

 

 

 

résumé (éditeur)

Le futur. Dans sa grande tradition de colonisation, l’Humanité s’est attaquée à d’autres planètes, minant et épuisant les ressources naturelles qu’elle rencontre sur son passage et, accessoirement, en laissant derrière elle des kyrielles de mondes inertes, sans vie... Abram Pollux va connaître un destin peu ordinaire sur la planète Ouro où son vaisseau spatial KF424 s’écrase violemment après une tentative d’atterrissage des plus périlleuses. Lorsqu’il s’éveille péniblement, la mémoire embrouillée, il se retrouve immédiatement confronté à un extraterrestre d’apparence belliqueuse. S’en suivra une confrontation dont notre héros sortira indemne, mais qui lui fera comprendre que sa peau ne vaut pas bien cher en cette lointaine contrée.

C’est quand il débarque dans une ville fantôme qu’Abram comprend véritablement le sens de sa nouvelle mission... Son épopée survivaliste se transformera alors en véritable quête d’humanité.

 

 

"La loi, ici, c'est un concept relatif"

 

 

Sorti en avril dernier en même temps que Lazarus et Sex criminal, Drifter fait partie du trio inaugural du nouveau label comics de chez Glénat. Ivan Brandon et Nic Klein ont déjà travaillés ensemble abordant le registre médiéval sur la série Viking encore inédite dans nos contrées. Ici ils se sont lancés dans une aventure de pure science-fiction, mélangeant – d'après le dossier de presse - western et space-opera. Ce premier tome regroupe les cinq premiers chapitres parus aux États-Unis de novembre 2014 à mars 2015.

L'histoire commence par le crash d'un vaisseau sur une étrange planète. La mise en scène est assez spectaculaire et grandiose, et le pilote Abram Pollux est miraculeusement le seul à survivre à ce crash. Dès qu'il émerge il se retrouve confronté à des créatures extra terrestres, puis à d'autres humains. S'ensuit une errance quasi solitaire du héros sur cette planète qui semble hostile et dont le mystère qui l'habite ne nous sera pas révélé dans ce tome.

L'auteur tente de nous appâter en ouvrant une multitude de pistes qui se finissent toute en eau de boudin et nous montre un personnage qui semble lui-même se demander ou on veut l'emmener. Les personnages qu'il croise sont tous plus énigmatiques les uns que les autres et n'aident pas vraiment à lever le voile sur cette mystérieuse planète. Les pistes sont bien plus que brouillées, elles s'évaporent ! Je me suis d'ailleurs demandé à mi chemin si l'auteur savait ou il allait. Comme le personnage, le lecteur est bringuebalé de ci de là, et finit par ne plus savoir ou il est ni d’où il vient. Bref, je me suis vite noyé dans la lecture de cette histoire très ennuyeuse, ou l'intrigue semble absente, le héros sans intérêt et ou les codes des genres évoqués dans le pitch se télescopent plus qu'ils ne fusionnent.

 

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Vraiment dommage, parce que le dessin, lui, est de très grande qualité. Nic Klein a réalisé des planches d'une beauté époustouflante et d'une grande puissance évocatrice. Dans un style réaliste il s'empare de l'imagerie du space-opéra et du western et, contrairement au scénario, réussit parfaitement à marier les deux. S'occupant également de la mise en couleur et ne reniant pas l’influence qu'a vraisemblablement eu Moebius/Giraud sur son travail, Nic Klein pose des décors et des ambiances soignées motivant le lecteur à poursuivre sa lecture.

 

Malgré un dessin digne des plus belles œuvres de SF, ce space-opéra est bien trop brouillon et manque cruellement de liant pour le faire entrer dans le Panthéon de la science-fiction.

 

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Loubrun