01/02/2012

Bienvenue à Hoxford

Bienvenue à Hoxford CouvertureBienvenue à Hoxford PlancheBienvenue à Hoxford

  • Scénario/Dessin et Couleurs : Templesmith, Ben
  • Dépot légal : 08/2011
  • Editeur : Delcourt/Collection : Contrebande
  • ISBN : 978-2-7560-2754-8
  • Planches : 144

 

Résumé :

Enfant battu, adolescent à problèmes, militaire traumatisé, Raymond Delgado n'a pas eu une vie facile. Condamné à perpétuité pour meurtres avec actes de barbarie, il fait partie d'une population carcérale à haut risque que le système pénitencier américain ne parvient plus à gérer. Lui et ses congénères vont être transférés à Hoxford, un établissement privé russe aux méthodes uniques et radicales...

Vol au-dessus d’un nid de psychopathes :

J’ai découvert ce one-shot grâce à la preview de BDGest. J’ai été assez intrigué pour feuilleter le bestiau en librairie. J’ai été très désagréablement surpris, le pitch étant relativement simple: lycanthropie et univers carcéral, bof bof, rien de bien novateur. Je ne pensais pas l’acheter. Pis comme j’avais un peu de temps devant moi, j’ai lu la petite préface de Ben Templesmith et là j’ai vu son travail sous un autre angle et finalement j’ai fait chauffer la carte bleue.

Amis du politiquement correct, culs bénis et autres vierges effarouchées ne poursuivez pas plus en avant la lecture de cette chronique !!! Ce Comics n’est absolument pas pour vous !!! Ici, vous ne trouverez que violence, haine, folie, décadence, bestialité, vulgarité ….. Je vous aurai prévenu.

Comme Ben Templesmith l’explique fort bien dans son introduction, les loup-garous, c’est nul ! Alors pourquoi faire une histoire autour de ces bestiaux peut-être afin de laisser libre court à la violence/bestialité que peut engendrer la rencontre de deux univers la prison et la lycanthropie ?

Ici point de héros, que nenni, vous avez affaire à une bande de sales types plus antipathiques les uns que les autres. Bref, la lie de notre société, tueurs en série, prêtre violeurs d’enfants, cannibale, nécrophage …. Que des gens que vous rêvez d’inviter pour le baptême de votre petit dernier. Si vous pensez que les gardiens de prisons relèveront le niveau, détrompez-vous. Ici aussi point de salut pour vos âmes, que noirceur et sang. Le seul rayon de «lumière » de ce Comics vous sera apporté par le Doc Jessica Ainley, la psychiatre qui suit Raymond Delgado. 

Belle brochette de fous furieux


Voilà le décor est planté, bienvenue à Hoxford !!!!

C’est ici que Ray Delgado vient d’être transféré après avoir encore commis un nouveau meurtre, un de trop pour le système normal. Ray notre « héros » se prend pour Kronos seigneur des Titans, il pense avoir été enlevé par des extraterrestres. Il parle avec une souris qui n’est autre que sa mère, il entend des voix… Bref, il est complètement à la masse et à une sale manie, il égorge ses codétenus avec ses dents. La seule personne avec qui il entretient un semblant de normalité est sa psy.

 

Un compagnon des plus charmant



Cette histoire débute par une séquence flashback qui nous permet de nous rendre compte de ce que Ray a enduré et ce n’est pas joyeux. Nous sommes de suite dans le bain de ce Comics, folie, violence et barbarie et cela ne fera qu’empirer tout au long de la lecture.

 

Sympa le papa



L’ambiance de ce Comics est pesante, glauque, dérangeante, violente ce que les dessins de Ted Templesmith rendent parfaitement. Ici pas de place pour les fioritures, les petits détails travaillés à l’extrême, rien que l’essentiel. Les dessins vous sautent au visage comme s’ils voulaient vous mordre. La mise en couleur est très réussie et colle parfaitement aux diverses ambiances de cette histoire, voir l’utilisation du rouge lors de scènes sanguinolentes/gore.


Les dessins et la mise en couleur sont en parfaite adéquation avec l’histoire mais ils peuvent aussi rebuter nombre d’entre vous. Je pense qu’ici, il n’y a pas de juste milieu soit on adore, soit on déteste.

Vous vous trouvez en présence d’un récit très violent visuellement et que dire de certains dialogues, qui d’un seul coup « dérapent » avec des passages ultra grossiers. S’il fallait trouver un rapprochement cinématographique, je dirais la rencontre d’Hannibal Lecter et de Quentin Tarantino.

 

Revedefer

Ma note 8.5/10


Dessins/colorisation : 9/10


Scénario : 8/10


C'est qui qui cause

29/01/2012

Wolf-man Volume 1.

Wolf-man1t.jpgwolfman02_p2.jpgAuteurs: Kirkman et Howard.
Editeur: Merluche Comics.
Sortie:10/2010.

Morsure


Quand Gary Hampton est retrouvé laissé pour mort après une agression en pleine forêt, il ne sait pas encore qu’une malédiction pèse sur lui : il a désormais le pouvoir se transformer en loup-garou à la pleine lune. Il décide alors de mettre ses nouveaux pouvoirs au service de la justice, il devient : WOLF-MAN.

Moisissure ?


Je vais aller à l’encontre des avis que j’ai lus sur le net pour ce Wolf-man car j’ai plutôt bien aimé ce nouveau super héros qui entre dans l’univers d’invincible.


Déjà à la base, j’aime assez l’atmosphère des vampires et des loups garous alors un de plus, c’est un essai transformé à tous les coups. Et pour une fois que je ne montre pas les dents, profitez en. Bon, n’allez pas boire mes paroles comme du p’tit lait car ça reste du comics pur-sang à 100%. Mais notre ami poilu a un ami intrigant qui m’a mis l’eau à la bouge surtout que son monde n’est pas aussi lisse qu’une incisive, c’est de la canine lui. Pour le dessin, Howard arrive à bien faire bouger son monde et croque très bien son lycanthrope malgré un encrage assez gros  qui nuit à la finesse de la nuit (je sais ça veux rien dire mais je trouvais ça chouette à écrire).A propos d’écrire, La traduction est parfois un peu bancale, certainement que le préposé à cet exercice  avait lui aussi une petite soif. Allez santé tout le monde surtout si vous êtes mort.


Samba


Scénario : 7.5/10
Dessin : 6.5/10
7-17b0.gif Global.

Wolf-man1.jpg


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19/01/2012

Brit T1 : Baroudeur.

Brit1.jpgBrit1p.jpgAuteurs : Kirkman,Moore et Rathburn.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 08/2011

SOS monstres.


Il est indestructible et cogne sur tout ce qui se met en travers de son chemin. Il ne fait pas dans la dentelle, a participé à deux guerres mondiales, vit avec une strip-teaseuse qui pourrait être sa petite-fille, est en âge de bénéficier de la carte Senior, et pourtant, il est le dernier recours de la nation en détresse. Quand les super-tordus menacent le sol américain, on envoie Brit. Lorsque des dictateurs frappadingues envahissent leurs pays voisins, on envoie Brit. Et si une bande d'aliens baveux fait de la Lune le poste avancé de leur future invasion de la Terre, on bombarde la zone de missiles nucléaires, puis on envoie Brit faire le ménage.

Au service du Pentagone.


Chérie, tu veux bien rentrer le gosse, il y a des aliens qui attaquent.


Voilà la vie de tous les jours de notre bon vieux Brit , âgé mais costaud le bougre , on dit même qu’il serait indestructible.  Un super héros qui s’intègre parfaitement dans le monde de la série  Invincible, d’ailleurs le scénario global est plus ou moins le même : un peu de vie de famille, de gros combats contre des super-vilains et un peu de rigolade .C’est que ça sait se montrer cocasse le super héros.


Franchement, il ne faut surtout pas prendre cette lecture au sérieux, c’est surtout un bon défouloir .Je pense que les auteurs (de fameuses pointures dans le genre) doivent bien  s’amuser à écrire ou à dessiner cet univers. Euh, je te fais un monstre avec 10 tentacules ? Et pour la suite,  tu ne pourrais pas m’envoyer Brit dans une dimension avec des hommes grenouilles ?


C’est basique voir parfois assez burlesque mais  au final on s’amuse et c’est bien là l’essentiel .Il faut dire qu’on s’attache assez vite à ce personnage sans costume seyant qui sort un peu des stéréotypes des supers héros.  Ah, oui, encore un truc qui me fait toujours réagir, 50 morts déchiquetés, aucun souci  mais une paire de seins, là, on occulte, décidément ces américains et leur pudibonderie ridicule me surprendront  toujours.


Dessin : 7/10
Scénario : 7/10
7-17b0.gifGlobal



On en parle sur le forum.

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08/01/2012

INVINCIBLE, tomes 1-6

9782756027531v.jpg9782756027531_pl02.jpgLa sortie du tome 6 d’Invincible est l’occasion de tourner les projecteurs sur « l’autre » série de Robert Kirkman.

 

 

Mark Grayson est un adolescent pas comme les autres, enfin pas encore. Il attend avec impatience que se révèlent ses pouvoirs de super-héros qu’il a hérité de son père, Omni-man. Pour le moment son quotidien est surtout rythmé par les cours, son petit boulot, les amis, les BD, les filles, sa vie de famille avec sa mère femme au foyer s’occupant avec amour de son fils unique, et son père monopolisé par son emploi du temps de super-héros. Lorsque le grand jour arrive enfin, Mark est impatient d’enfin passer à l’action.

 

 

Invincible n’invente rien.

Il rassemble avec originalité tous les ingrédients qui font un bon comics.

 

 

On ne présente plus le scénariste Robert Kirkman. Celui qui s’est déjà réapproprié le mythe des morts-vivants (Walking dead) signe ici une saga de super-héros, hommage aux héros de son enfance. Il fait évoluer Invincible dans un univers dense, plein de super-héros et de super-vilains. C’est frais, jeune, drôle et original. La lecture rapide permet de passer sans concessions de l’action à l’intimité d’un adolescent. Car derrière le costume d’Invincible, Kirkman nous démontre qu’il a bien compris le No man’s land dans lequel se situe l’adolescence : trop grand pour être un enfant et trop jeune pour être un adulte. Il déploie tout son talent pour donner une réelle consistance à ses personnages.

 

 

Beaucoup comparent Invincible à Spider-man. C’est vrai qu’il s’agit de deux jeunes super-héros avec leur quotidien d’adolescent.

 

 

Le succès de cette série doit autant à Robert Kirkman qu’au dessin de Ryan Ottley. Invincible a vu le jour sous le crayon de Cory Walker avec un trait plus épuré et plus figé que celui de Ryan Ottley qui l’a réellement fait grandir. Il a su lui donner du mouvement et de la souplesse.  Le passage d’un dessin à l’autre, opéré sur le tome 2 (chez nous), s’est fait assez discrètement (certains n’y ont vu que du feu). On est loin de la transition au hachoir de Walking Dead.

 

Invincible.jpg

                    L’Invincible de Cory Walker…  et celui de Ryan Ottley.

 

 

Les éditions DELCOURT nous fournissent des albums au format comics standard et accompagnent chaque numéro (ou presque) d’une galerie d’illustrations (plus ou moins inspirées), mais surtout d’un sketchbook (sur le 5 et 6) qui permet d’admirer tout le talent de Ryan Ottley sur de magnifiques crayonnés commentés par Robert Kirkman. On est des petits gâtés.

 

 

Le + : Originalité, fraicheur, humour, Invincible est une vrai réussite très facile d’accès aux novices en super-héros et qui ne s’essouffle toujours pas au bout de six tomes. Le duo Ottley/ Kirkman fonctionne à merveille.

 

Le - : Invincible ouvre parfois trop de nouvelles pistes en même temps mais, au final, rien de vraiment dérangeant. 

 

 

Infos en vrac (tome 6)

 Série / recueil comics

 Prix : 14,95 euros

 Scénario : Robert Kirkman

 Dessin : Ryan Ottley

 Editions DELCOURT

 Parution: novembre 2011

 

www.editions-delcourt.fr

 

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P.S. : la rumeur parle d’une adaptation cinéma scénarisée par Robert Kirkman pour la Paramount.

 

 

 

Monsieur William