30/01/2017

Outcast - tome 3 - une petite lueur

outcast, kirkman, azaceta, delcourt, horreur, possession, exorcisme, outcast, kirkman, azaceta, delcourt, horreur, possession, exorcisme, Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
119 pages
Date de sortie : novembre 2016
Genre : horreur, épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes doit pratiquer l’exorcisme le plus émotionnellement intense de sa vie, alors qu’il commence tout juste à maîtriser  ses capacités… et à comprendre ce qui se passe réellement autour de lui… Les pièces du puzzle se mettent petit à petit en place, et des secrets sont révélés. Des secrets qui risquent de tout changer…

 

 

 

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Mon avis

Reprenant les chapitres 13 à 18 de la version US, ce troisième volume est sorti fin 2016 alors que la première saison de la série TV a été diffusée en France en juin 2016.

Robert Kirkman est très habile pour nous mettre les nerfs en pelote. Sa recette ? Partant d'histoires 100 fois rabâchées (les zombies et possédés sont légions en BD et en romans d'épouvante), il fait mine de nous emmener sur des sentiers battus et nous fait subrepticement dévier de la route pour nous embarquer sur des chemins de traverse. Sur ces chemins de travers, il place des personnages d'apparence tout à fait ordinaire dont le caractère tourmenté se révèle petit à petit au fil de l'histoire et surtout, il implique leur famille toute entière dans la trame de son récit. Enfin, les héros de l'histoire n'en sont pas vraiment et leur créateur aime à nous présenter leurs forces et leurs failles. Et c'est avec ces dernières qu'il joue le plus. Il aime malmener ses personnages et les mettre en péril. Et puis bien sûr, Robert Kirkman n'a pas son pareil pour mettre en scène des ambiances dérangeantes et créer un suspense qu'il distille au compte goutte. C'en est même parfois pénible tant la diffusion d'informations se fait avec parcimonie.

 

Sa recette fonctionne à plein régime dans Outcast. L'histoire de possession et d'exorcisme démarre de façon assez traditionnelle et prend une tournure inattendue avec l'apparition de personnages énigmatiques prennant tranquillement de l'ampleur au fil des chapitres. Dans ce tome 3, le ton monte d'un cran. Kyle Barnes prend davantage d'ampleur et d'implication dans les évènements en devant exorciser sa soeur Mégane et les entitées démoniaques se révèlent quelque peu différentes de ce a quoi on pouvait s'attendre. Mais surtout, elles ont l'air de bien connaitre Kyle...

Le récit s'achève sur un cliffhanger redoutable qui nous fait déjà frissonner d'angoisse quant à la suite.

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Le travail de Paul Azaceta sur le dessin est de la même veine que dans les tomes précédents. Il va à l'essentiel et ne tombe pas dans une surenchère d'effets spéciaux notamment dans les scènes de possession. Son procédé consistant à placer des petites vignettes carrées pour faire un gros plan sur des détails de scènes, permet de faire passer un tas d'informations et d'enrichir la narration.

 

Outcast s'installe tranquillement comme une série référence dans son genre.

 

 

 Loubrun

 

 

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Les tomes 1 et 2

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27/01/2017

Lady Mechanika

Lady Mechanika - Tome 01 & Tome 02

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Scénario : Joe Benitez

Dessin : Joe Benitez
Couleurs : Peter Steigerwald

Éditeur : Glénat
112 pages & 112 pages
Date de sortie : 06/2016 & 10/2016
Genre : Comics steampunk

 

Présentation de l'éditeur :

joe bonitez,peter steigerwald,lady mechanika,glénat,jaxomElle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée : “ Lady Mechanika ” !

Mon avis :

joe bonitez,peter steigerwald,lady mechanika,glénat,jaxomUne histoire classique de recherche d'identité dans un univers steampunk sur le papier cela fait envie. A la lecture on découvre un Joe Benitez pas très inspiré avec un récit qui s'essouffle vite et des personnages caricaturaux (l'héroïne amnésique, l'ami alcoolique, la méchante qui a un passif avec l'héroïne, le riche sans scrupule, etc.). Les dialogues sont volontairement typés 1900 avec des tournures de phrases qui tiennent plus d'un verbiage qu'autre chose. Exemple : Page 4 : "Foutre-dieu", "Fougueux petit bougre", Page 5 : "Bonté gracieuse, tu parles bel et bien".

joe bonitez,peter steigerwald,lady mechanika,glénat,jaxomEt les dessins alors ? C'est Joe Benitez quand même !

On le retrouve comme on l'aime avec un beau travail sur les personnages, les accessoires et les costumes. Par contre, les décors n'étaient visiblement pas dans le cahier des charges, majoritairement il n'y en a presque pas. Bon. Soit.

Dans l'ensemble on a affaire à une mini-série sympa sans plus, qui mise tout sur l'aura de Joe Benitez. Une aura bien présente en France.

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Un mot sur l'édition VF.

Le tome 01 comprends les épisodes US #1 à 3 + 8 pages de couvertures, recherches et croquis.
Le tome 02 les épisodes US #4 et #5 et une trentaine de pages de bonus (Interview, illustrations de Lady Mechanika par des dessinateurs US, preview d'une autre série de Joe Benitez : Wraithborn et preview du Tome 03 avec Lady Mechanika : The Tablet of Destinies. Le tout couvre le premier arc scénaristique de cette mini-série de Joe Benitez parue chez Aspen Comics / Benitez Productions. Pas de réelle fin à ces deux tomes et aucune réponse aux questions que posent le récit. Dommage.

Je ne comprends pas pourquoi Glénat a découpé en deux tomes cinq numéros US alors que sur le même mois en 06/2016 chez Glénat : Lady Killers T1 5# US, Harrow County T1 4# US, Sex Criminals T3 5# US. A noter qu' il existe également une édition collector limitée avec couverture spéciale pour le tome deux et pour finir une édition qui reprend les épisodes US #0 à 5 de la mini-série. Quatre éditions pour une mini-série qui tient en une seule. Mes félicitations à Glénat.

 

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JaXoM 

25/01/2017

Letter 44 - tome 4 - le temps des sauveurs

letter 44, albuquerque, soule, glénat, comics, science-fiction,10/2016,letter 44, albuquerque, soule, glénat, comics, science-fiction,10/2016,Scénario : Charles Soule
Dessin : Alberto J. Albuquerque
Éditeur : Glénat comics
160 pages
Date de sortie : octobre 2016
Genre : Science-fiction

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le Major Gabriel Drum est arrivé sur Terre, émergeant de l’astéroïde où il avait été laissé un an auparavant. Il a l’air quelque peu… différent. Bien déterminé à parler avec le président, il ne laissera personne entraver son chemin, et il semble que Blade n’ait d’autre choix que d’écouter ce qu’il a à lui dire. Il est venu lui annoncer la destruction de la Terre, et la possibilité qui lui était offerte de sauver un nombre très limité de vie qu'il devra lui-même choisir.

Pendant ce temps, l’équipage du Clarke, qui ne sait pas que Drum est en vie, doit subir les conséquences pour s’être opposé aux souhaits des Constructeurs. Gomez n’étant plus là, personne n’est à l’abri de la colère des aliens…

 

 

 "Monsieur le Président, ce que j'ai à vous dire est très important .... et terrible."

 

Mon avis

Ce quatrième tome prend un virage un plus SF que dans les précédents bien qu'il y ait toujours les trois arcs narratifs se succédant à vive allure. La dimension politique qui allait crescendo dans les trois premiers volumes, a visiblement atteint son sommet dans le tome 3 avec la guerre mondiale due à la révélation au monde de la présence extraterrestre. La tension politique n'est plus de mise, la guerre est finie et seul l'ancien président trame quelque chose.

Charles Soule réussit néanmoins à garder son lectorat captif en révélant quelques infos sur les intentions des aliens et en chamboulant les certitudes qu'on aurait pu avoir dans les épisodes précédents. Reste l'équipage du Clarke, qui semble de plus en plus livré à lui-même, à moins qu'il ne soit devenu l'instrument des aliens.

Avec un récit un peu moins dynamique qui semble constituer une charnière, cet épisode est un cran en dessous des précédents, même si rebondissements et surprises sont multiples et si l'intrigue ne manque pas d'intérêt.

Le dessinateur Alberto J. Albuquerque assure toujours autant avec un trait rempli de fougue et d'énergie.

Je reste accroc, et tombe à nouveau dans le piège du cliffhanger tendu par Charles Soule !

 

 

Loubrun

 

 

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 les tomes précédents

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10/01/2017

Dead Body Road

dead body road, jordan, scalera, delcourt, comics, polar, vengeance, 11/2016, 3/10dead body road, jordan, scalera, delcourt, comics, polar, vengeance, 11/2016, 3/10Scénario : Justin Jordan
Dessin : Mattéo Scalera
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie : novembre 2016
Genre : polar

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Du pur polar qui tache entre Banshee et les films de Tarantino ! Un nouveau récit noir et ultra violent par le scénariste de Luther Strode et le dessinateur de Black Science !
Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime. 

 

 

" Tu es venu m'en empêcher, Yab ? Essayer de me convaincre ? Me dire de ne pas interférer ? "

 

Mon avis

Tout est parti d'un braquage qui a mal tourné, au cour du quel la femme d'Orson Gage a trouvé la mort alors qu'elle accomplissait son devoir de flic en faisant face à la bande de malfrats. Pour accomplir sa mission vengeresse, Orson sera mis sur la piste d'un des gangsters par la police elle-même, et verra sa tâche facilitée par la scission de la bande.


Débranchez vos neurones et mettez votre cerveau sur off. Justin Jordan ne perd pas son temps à poser l'intrigue et à décrire le caractère des personnages. Tout cela tient en deux pages et nous sommes plongés en deux temps trois mouvements dans le cœur de l'action. Et l'action, c'est le crédo de cet album ! Le récit ultra-dynamique au découpage très cinématographique ne laisse aucune place à la réflexion. Ça court, ça défouraille et ça jure à tout va. Tout s'enchaine dans un déferlement de violences et de vulgarité jusqu’à l'issue sans surprise de la quête menée par le gars Orson. Les dialogues, du niveau d'une cours de récré de collège, sont sans intérêt, et même pénibles à lire. Le dessin très anguleux de Mattéo Scalera semble beaucoup moins travaillé que sur Black Science. Certes, il répond à la dynamique de la narration avec son aspect taillé à la serpe, mais l'impression générale qui se dégage est plus proche du bâclage et du brouillon.


Pour reprendre le pitch de l'éditeur, on est quand même assez loin des films de Tarantino desquels se dégagent, au milieu de la violence, au moins un peu d'humour et une forme d'esthétique, complètement absents ici.


Pour se défouler après une dure journée de boulot, pourquoi pas. Et encore ...

 

Loubrun

 

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