21/12/2010

LARGO WINCH -IMAGES EN MARGE 1990-2010

Couv_118616.jpgDessin : Philippe Francq -   scénario : Jean Van Hamme

Editions Dupuis

Sortie le  26/11/2010

Prix conseillé : 28 €

Genre : aventures

 

Résumé (de l’éditeur)  Vingt ans d'ex-libris, frontispices, croquis et dessins nous racontent la légende Largo Winch. Véritable phénomène de la bande dessinée, Largo Winch a rejoint le club des héros mythiques du 9ème art, ceux dont le nom évoque à lui seul un univers de référence connu de tous. L'aventurier milliardaire le plus populaire de la BD se dévoile dans ce beau recueil truffé d'inédits.

 

Mon avis : Magnifique album édité par les éditions Dupuis ! Pour fêter les 20 ans de Largo Winch, Dupuis sort une magnifique compilation de tous les travaux graphiques annexes à la BD de Philippe Francq, dans le cadre de la série. Vous pouvez donc admirer des ex-libris, des affiches, des projets de publicité, etc…

Cet album permet de mettre en lumière le travail graphique du dessinateur de Largo Winch et la colorisation spéciale, spécifique à la série.

Quant à Jean Van Hamme, il se fend d’une introduction où il explique sa relation avec Philippe Francq.

Un magnifique livre d’art que les inconditionnels se procureront. Seul bémol, c’est le prix.

Je vous rassure, beau mais pas indispensable…

 

7/10

 

Capitol.

 

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PlancheA_118616.jpg

20/12/2010

ALDO REMY - Tome 3: La rage au coeur.

Couv_114856.jpgPlancheA_114856.jpgDessin et  scénario : Tibet

Editions le gang

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 18 €

Genre : policier/aventures

 

Résumé (de l’éditeur) Aldo Rémy est un brave gars qui a souffert d'amnésie. Il en a profité pour se reconstruire une vie plus sympa que celle d'origine. Par exemple, il vit avec la jolie Manon avec qui il doit passer des vacances dans une maison prêtée par un ami. C'est là que les choses se compliquent. A peine arrivés, ils découvrent un squatteur sort en fanfare en assenant un coup de bâton dans la tronche du pauvre Aldo. Malgré cela, ils retapent la baraque et passent de bons moments. Quand Edmond, un ami, les emmène en ville, ils ne pensent qu'à l'excellente soirée qu'ils vont vivre. Seulement Manon a noté qu'une des mendiantes changeait de bébé entre deux passages. Elle décide de mener l'enquête, ce qui l'embarquera dans une drôle d'embrouille.

 

Mon avis : C’est la dernière série en date de Tibet. Son éditeur historique, le Lombard, avait refusé la série, estimant qu’elle risquait de casser l’image de Tibet. Après 55 ans de métier, Tibet avait encore envie d’innover. Il se tourne alors vers Glenat qui va publier cette nouvelle série. Les résultats des ventes n’étant pas extraordinaires, l’éditeur va arrêter les frais après les deux premiers tomes. Sans éditeur, Tibet faire confiance à un petit éditeur, le gang, pour sortir ce troisième tome. Entre-temps, Tibet décède. Il s’agit donc d’un album posthume dont le premier tirage est  tiré à 3000 exemplaires. En fin d’album, un carnet de dessins « hommage à Tibet » complète l’ouvrage.

Voilà pour  ce qui concerne la genèse de l’album. Reste maintenant la critique. Je dois bien avouer que je n’ai pas lu les deux premiers tomes mais cela n’empêche pas de comprendre l’histoire et de se faire une idée précise du travail de Tibet. Tout d’abord, Tibet s’occupe seul du dessin et du scénario. Pas d’André Paul Duchateau mais ce n’est pas une nouveauté pour Tibet puisqu’il a déjà travaillé de cette façon sur la série « Chick Bill ». Il garde le même style de dessin que sur Ric Hochet (appelé par certains « semi réaliste »).Le récit est raconté à la première personne, c’est Aldo Remy qui raconte. Et on ne peut pas dire que c’est langue de bois. C’est direct, c’est moderne. Le personnage principal est un peu « brut de coffrage », son langage n’est pas très châtié. Sa copine Manon est plus nue qu’habillée (Elle fait le ménage avec un petit tablier,…rien que le tablier)…Le ton est donné. Plus rien à voir avec l’amour platonique entre Ric Hochet et Nadine…La trame de l’histoire est plutôt dramatique mais le traitement du sujet met une touche de dérision, le cocasse est de bon aloi. Cela donne un album décalé et tout à fait différent de ce que faisait habituellement Tibet.

Une remise en cause d’un grand dessinateur qui n’a pas eu peur de s’exposer à un revers éditorial. Je dois bien avouer que j’ai plutôt acheté cet album par curiosité mais j’ai été agréablement surpris et plutôt séduit par l’audace. A découvrir.

 

7/10

 

Capitol.

 

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17/12/2010

BORGIA - Tome 4: Tout est vanité.

118042_c.jpg118042_pla.jpgDessin : Manara - Scénario : Jodorowsky

Editions Drugstore

Sortie le  01/12/2010

Prix conseillé : 13,90 €

BD Adulte

Genre : Historique/Erotique

 

Résumé (de l’éditeur) : Sexe, pouvoir et sang : la fin du règne tumultueux de la famille Borgia. La famille Borgia a défrayé la chronique au XVe siècle, en donnant à l’Italie et au monde chrétien deux papes d’une sulfureuse renommée. Les Borgia furent accusés entre autres de simonie, d’empoisonnement, de fratricide et d’inceste… ils incarnent les plus flamboyants symboles de la décadence de l’Église à la fin du Moyen Âge et, par bien des aspects, en tenant Rome et la chrétienté sous leur joug, sont les premiers parrains de l’Histoire. Violence, luxure, manipulation et conspirations au Vatican forment la trame de cette épopée historique

 

Mon avis : Un sticker rouge collé sur la couverture annonce la donne : « L’épilogue sanglant de la saga - pour public averti ». Tout est dit, on ne peut être plus clair ! Les auteurs nous racontent l’apogée puis le déclin et la fin des Borgia. Ce n’est qu’un chapelet de morts violentes, souvent mûrement préméditées. De plus, ces mises à mort relèvent plus du supplice. Elles sont exécutées, pimentées avec un cynisme et un raffinement certain. Rien ne tourne rond dans cette famille, dans cette société…Lucrèce est appelée « la putain incestueuse ».Elle  empoisonne et humilie ses proches à tour de bras. Le père Borgia est un pape pas très catholique et qui n’a de pape que le nom. César, le fils, tue son frère Juan pour prendre la première place de la succession de son père. Et j’en passe et des bien pires… Evidemment, les mœurs sexuelles sont plus que « borderline »…On a droit à tout les détails qui tuent…Les Borgia sont vraiment infréquentables et on voit bien que les auteurs prennent un malin plaisir à décrire tout cela par le détail…Même ce brave Léonard de Vinci est mis à contribution ! Il va s’ingénier à construire des machines de guerre dévastatrices moyennant une liaison avec le fils Borgia….C’est un livre d’histoire que l’on feuillette avec fracas à coup de boucheries innommables…Le dessin de Manara est en couleurs directes et il allie très bien ce mélange de séduction trouble et de dégoût alors que Jodorowsky, un autre monument de la BD, donne le maximum de son talent pour un sujet qu’il connaît et a étudié sur le bout des doigts. C’est probablement le sujet qui le tient le plus à cœur. C’est fort, c’est violent et on n’en sort pas indemne. Certains lecteurs ne termineront probablement pas l’album, dégoûtés, et je peux tout à fait le comprendre. Il faut vraiment avoir le cœur bien accroché.Pour lecteurs avertis, en effet.

 

7/10

 

Capitol.

 

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16/12/2010

IL ETAIT UNE FOIS EN FRANCE -Tome 4: Aux armes citoyens!

Couv_115654.jpgPlancheA_115654.jpgDessin : Sylvain Vallée - Scénario : Fabien Nury

Editions Glenat

Sortie le  27/10/2010

Prix conseillé : 14,50 €

Genre : Historique

 

Résumé (de l’éditeur) : Juillet 1944. Joseph Joanovici voit la ligne d’arrivée. Depuis le début de la guerre, il court, pour avoir toujours une longueur d’avance sur ses adversaires. Après les nazis, bientôt hors course, un autre camp est entré dans la partie, pas moins dangereux pour lui : la Résistance. Sa carte de la Gestapo l’a tiré de plus d’un mauvais pas, et ses amitiés l’ont rendu riche…N’étant plus à un paradoxe près, il dénonce et sauve, ravale émotions et morale et finance la Résistance avec l’argent des nazis. Car la libération arrive, et avec elle, Joano le sait, la honte d’un peuple qui a aidé à commettre un génocide. Pour conjurer cette honte, il va falloir trouver des coupables. Et pour ne pas faire partie de ceux-là, Joano tombe dans un puits de noirceur, où le pardon sera impossible à retrouver.

 

Mon avis : C’est probablement une des meilleures séries actuelles ! Librement inspirées d’une histoire vraie, la vie de Joseph Joanovici est loin d’être un long fleuve tranquille. Après avoir fait fortune dans la ferraille avant la guerre, après avoir collaboré sans vergogne avec les nazis alors qu’il est lui-même juif, il va arroser la résistance pour se refaire une virginité et ne pas passer pour un traître à la libération, lui, l’ami de la gestapo…Et cela ne va pas être évident d’en sortir indemne. C’est ce que nous raconte le scénario avec talent. C’est captivant, c’est criant de vérité. Rien ne nous est caché de cette période trouble de la libération, le temps de tous les espoirs mais aussi le temps de la revanche, des règlements de compte, d’une justice parfois expéditive…Sylvain Vallée excelle également au dessin. Il me fait penser au graphisme d’Uderzo, période Michel Tanguy et Ernest Laverdure. Franchement un beau duo au service d’une série « référence ». Si vous ne connaissez pas cette série et que vous vous intéressez un peu à la 2e guerre mondiale, cette série est incontournable et à découvrir de toute urgence.Un vrai coup de cœur pour moi. Mais je n’ai pas attendu le tome 4 pour le crier…

 

9/10

 

Capitol.

 

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