28/10/2010

LES TUNIQUES BLEUES - Tome 54: Miss Walker

Couv_114339.jpgPlancheA_114339.jpgDessin : Willy Lambil

Scénario : Raoul Cauvin

Editions Dupuis

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : Humour/Western

 

Résumé (de l’éditeur) : Un nouveau médecin est arrivé au campement des Bleus : le Dr Mary Edward Walker n'est pas du genre à se considérer comme une faible femme et à se laisser marcher sur les pieds par quiconque, gradé ou pas ! Flairant la bonne planque, Blutch s'est empressé de se mettre sur les rangs pour assister le nouveau médecin à l'infirmerie. Mauvais calcul... Mary Edward Walker n'a pas du tout l'intention de le laisser se la couler douce, pour la plus grande joie de Chesterfield. Mais ce à quoi personne ne s'attend, c'est que le franc parler de Mary Edward Walker va réveiller la conscience des soldats sur les dangers réels de la guerre. Une prise de conscience qui ne fait pas vraiment l'affaire de l'Etat-Major...

 

Mon avis : Lors de ma dernière chronique des Tuniques bleues (tome 53), j’avais décrit toute ma déception. J’estimais que le traitement du scénario avait complètement raté sa cible. C’est donc avec appréhension que j’ai commencé ce 54e tome consacré au Docteur Mary Walker, un personnage qui a réellement existé. A nouveau, Cauvin plonge dans l’histoire de la guerre de sécession pour trouver une histoire avec une base véridique. Mais cette fois, l’auteur a tiré tout le potentiel du sujet pour en faire un scénario enlevé, à la sauce Chesterfield et Blutch, avec cette pincée d’humour qui caractérise la série. Cauvin nous a donc concocté un bon scénario et du coup la lecture a été facile et agréable. Lambil nous livre toujours un dessin impeccable et sans surprise. Le personnage Docteur Mary Walker bénéficie d’un dessin plus conventionnel et moins caricatural que les autres personnages, personnage historique oblige… Pour les amateurs de western et d’humour.

 

7,0 /10

 

Capitol.

 

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27/10/2010

GAME OVER - Tome 5:walking Blork

Couv_113872.jpggameover5.jpgDessin : Midam et Adam

Scénario : Midam et www.gameoverforever.com

Editions Mad fabrik

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Quand Kid Paddle joue aux jeux vidéo, il a son avatar : le Petit Barbare. Ce héros virtuel cherche inlassablement la sortie sans jamais y parvenir.
Lorsqu’il n’erre pas dans un labyrinthe sans fin, il tente vainement de sauver une princesse aussi idiote que maladroite et d’échapper aux blorks, monstres plus bêtes que méchants.
Un véritable exercice de style puisque tous les gags doivent se terminer par la mort de ce héros virtuel au travers d’un incontournable GAME OVER !

 

Mon avis : Kid Paddle et sa série Spin off « Game over » sont un phénomène éditorial dans le monde de la BD. Midam s’est affranchi petit à petit des éditions Dupuis pour vivre sa propre aventure éditoriale. Cela nous donne une façon d’approcher la BD décoiffante, où l’innovation trouve plus facilement sa place face à des mastodontes plus difficiles à faire bouger. « Game over » est la bande dessinée « sans dialogue » la plus vendue au monde (c’est du moins ce que l’on lit sur le site internet de la série…).C’est aussi une série qui pratique le « crowdsourcing ». Qu’est ce que c’est que ça pour une bête ? Un site internet permet aux lecteurs et scénaristes potentiels d’envoyer un script pour un gag. S’il est retenu, l’auteur du script est rémunéré au tarif professionnel et son nom est repris dans l’album. N’importe qui peut donc devenir scénariste de « Game over ».Une façon comme un autre de pérenniser plus facilement la série…Une véritable « bible littéraire » défini les bases de la série qui doivent être respectées pour pouvoir remettre un script. En d’autre terme, c’est rendre la série interactive via l’internet et rapprocher ainsi l’auteur de ses lecteurs. A noter également que la couverture  a bénéficié d’un traitement très spécial. Sur la couverture, une véritable empreinte en 3D en forme de patte de blorks (les monstres de la série). La résultat est d’un joli effet…Ah, l’innovation !...Cet album est le premier vrai album de BD édité par Mad Fabrik, la maison d’édition de Midam. Pour la circonstance, trois planches de Kid Paddle ponctuent la découverture du tome 5 de « Game Over ». Pour moi, ce fut une lecture sans prise de tête et pleine d’humour. « Game Over », on aime ou on n’aime pas. La répétition peut laisser rapidement certains voire même provoquer un phénomène de rejet. Pour ma part, j’en suis sorti indemne ! Les fans de la série ne se feront pas prier…

 

7,5 /10

 

Capitol.

 

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LES BIDOCHONS - Tome 20: Les Bidochons n'arrêtent pas le progrès.

Couv_114492.jpgPlancheA_114492.jpgDessin et scénario : Binet

Editions Fluide glacial

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 10,40 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Mais qu'est-ce qui pourrait les arrêter, nos rouscailleurs favoris?!? Certainement pas le dernier purificateur-ionisateur, le ramolibeur (pour ramollir le beurre, hein!), l'indispensable estimeur de distance ou le non moins nécessaire gant de toilette auto-savonnant! Robert Bidochon semble avoir pillé l'intégralité des catalogues pour hommes modernes, sillonné toutes les boutiques de gadgets attrape-gogos, racheté sur e-Bay les cadeaux pourris de tous les déçus de noël. Il entraîne Raymonde, ses voisins et nous-mêmes dans ses expérimentations enthousiastes, autant d'aventures domestiques qui ne pourront finir qu'en fiascos retentissants... et parfaitement désopilants !

 

Mon avis : C’est le retour des Bidochons! Robert Bidochon a toujours « le » gadget pour se faciliter la vie, pour épater les amis. Et en plus , c’est qu’il pousse le concept jusqu’au bout, le bougre, même si Raymonde Bidochon, son épouse, apprécie modérément et si cela relève inévitablement du flop complet…Binet n’a pas son pareil pour aligner des scènes de la vie quotidienne qui vont virer rapidement en eau de boudin. Et tout cela, au départ disparate, fini par trouver un fil conducteur, une vraie ligne de conduite. Le décalage permanent amuse beaucoup et je dois avouer (oui, avoue!) que j’ai laisser éclater quelques éclats de rire salvateurs. Le « running gag » du poivrier qui éclaire votre assiette en même temps qu’on l’emploie vaut son pesant de cacahuète tout au long de l’album. Le dessin, rien à relever. C’est du Binet. A noter qu’il n’y a pas de couleur dans cet album mis à part l’épisode de la panne de voiture ou on voit en couleur la veste jaune fluo de Robert. La classe !… C’est la seule note de couleur de l’album. Minimaliste mais pas sans poésie…Si vous avez envie de vous payer une bonne pinte de rires, cet album est pour vous…

 

8 /10

 

Capitol.

 

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22/10/2010

XIII MYSTERY - Tome 3: Little Jones

Couv_114862.jpgPlancheA_114862.jpgDessin : Eric Henninot - Scénario : Yann

Couleurs : Bérangère Marquebreucq

Collection dirigée par Jean Van Hamme

Editions Dargaud

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 11,50 €

Genre : Thriller

 

Résumé (de l’éditeur) : Pas facile d'être Noir dans le ghetto de Chicago, à la fin des années 60, entre le racisme des Blancs et le radicalisme des Black Panthers. Certains, pourtant, cherchent une troisième voie. C'est le cas du major Wittaker, héros du Vietnam et fils du grand pasteur Martin Calvin X. La petite Jones, jeune orpheline débrouillarde, s'accroche à lui comme une sangsue car elle ne veut pas tomber dans les mêmes pièges que son frère Marcus, qui accomplit de sales boulots pour le compte des Black Panthers. Pour Jones, son avenir est tout tracé : elle a décidé de rejoindre l'armée...

 

Mon avis : XIII mystery, c’est comme l’Arlésienne. A chaque sortie, revient le même débat sur la série XIII et son spin-off. Est-ce réellement indispensable à la série initiale ? Quelle est l’utilité d’une telle série annexe ? Et de parler dans la foulée des marchands du temple qui allongent à l’envie la sauce pour racketter les pauvres petits lecteurs incultes et incapables  de discernement…Cela me fait bien rire…C’est certain que les auteurs auraient pu arrêter la série à la fin du premier cycle et que le second cycle n’est pas du même niveau du point de vue du scénario. Mais peut-on jeter la pierre aux auteurs et éditeur qui en ont fait une série « culte » ? Certains lecteurs en ont tiré leurs propres conclusions et ne veulent pas entendre parler des suites. C’est leur droit et je salue leur décision.

Pour ma part, j’ai toujours été un fan de la série que j’ai suivie depuis le début. Je n’ai pas arrêté de lire la série lors du deuxième cycle. J’estime qu’un second cycle un peu plus faible n’en reste pas moins toujours une excellente série, bien supérieure à pas mal d’autres. Reste enfin la série mystery XIII. C’est appelé une spin-off. Rien que le terme, montre bien que l’éditeur joue carte sur table. Ce n’est pas la série principale, donc annexe et moins indispensable…

Et pourtant, je pense que ce troisième tome est le plus réussi des trois. Il est sur le plan du scénario, le plus abouti, le mieux balancé, et surtout amène une réelle plus value à la série principale. On y découvre des éléments déterminants qui donnent un éclairage différent sur Jones, James Elroy Wittaker ou encore le colonel Carrington. J’ai beaucoup apprécié la background historique donné à cet album qui fait référence à Martin Luther King (I have a dream), à l’affaire Sharon Tate. Bien évidemment, le scénariste a changé grossièrement les noms, il a changé certains détails, complètement inventés, pour « arranger » son récit. Mais le résultat est passionnant, pleins de rebondissements. Vous découvrirez également quel est le prénom de Jones et tout le bouleversement que cela implique dans une certaine compréhension de l’histoire principale, le série XIII. Les développements de ce tome ouvrent d’autres possibilités et une suite possible avec la biographie de Jones qui est un des personnages principaux de la série. L’éditeur pourrait lui consacrer une série spin-off à elle toute seule. J’ai apprécié également le dessin d’Eric Henninot (dessinateur de la série Carthago), excellent, assez proche en fin de compte du style de William Vance. Notons également les couleurs de Bérangère Marquebreucq qui m’ont bien plu.

En conclusion, cet album est le meilleur de la série XIII Mystery et vaut la lecture. Indispensable.

 

8/10

 

Capitol.

 

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