10/05/2010

VICTOR SACKVILLE - Tome 22: Frontière Nord.

Couv_99459Dessin : Francis Carin - Scénario : François Rivière et Gabrielle Borile

Editions Le Lombard.

Résumé (de l'éditeur) : En temps normal, Vlissingen est un charmant petit port de pêche hollandais. En ces temps de Première Guerre Mondiale, c'est une plaque tournante des espions et résistants de toute l'Europe. Victor Sackville et Anton y sont dépêchés afin de juger si le dénommé « Braco » a les épaules pour devenir le nouveau chef du réseau britannique. Un superbe prétexte qui permet à G. Borile, F. Rivière et F. Carin de nous offrir une plongée au cœur des tourments de ces gens ordinaires qui avaient choisi de concilier vie de famille et Résistance !

Mon avis : 22e épisode d'une série qui, mine de rien, trace sa route sans faire beaucoup de vagues. Et pourtant la série compte des inconditionnels qui attendent avec impatience la sortie du prochain Victor Sackville. Pour ma part, j'en ai lu certains au début de la série puis j'ai  fait quelques infidélités en cours de route. C'est donc un peu par hasard que j'ai reçu ce nouvel épisode de l'espion de sa Gracieuse Majesté. L'histoire s'inspire de faits réels et se déroule dans la région d'Anvers (en Belgique, jusqu'à preuve du contraire!) et de Vlissingen au Pays-Bas (Flessingue en Français) sur l'estuaire de l'Escaut durant l'occupation allemande en Belgique entre 1915-1918.Afin d'éviter un exode des jeunes gens vers la Hollande puis vers la Grande-Bretagne pour enfin revenir combattre en territoire non-occupé sur le front de le l'Yser, les occupants allemands ont érigé au printemps 1915 une clôture électrifiée de 2000 volts et gardée le long de la frontière Belgo-hollandaise (sur près de 200 kilomètres).Certains Liégeois ont peut-être entendu parler de l'odyssée de l'Atlas V qui s'est passée au même moment. Ce navire avait forcé le blocus en passant de Liège à Maestricht via le cours de la Meuse. Tout cela pour vous dire que l'histoire est bien amenée et le fruit de recherches historiques. De plus, cela ne manque pas d'action. C'est plaisant à lire. Le dessin est toujours le même : précis et détaillé tant au niveau des personnages que des décors. Du beau travail de Francis Carin. Par contre, je n'ai rien à redire sur les couleurs (n'est-ce pas Samba !). Ce n'est pas clinquant mais cela donne une ambiance un peu rétro. En conclusion, une excellente Bd pour les amateurs de récits historiques...

 

7,0/10

 

Capitol.

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09/05/2010

BOMB ROAD-Tome 1 : Da Nang

Couv_108735PlancheA_108735Dessin et  scénario : Michel Koeniguer

Collection cockpit

Editions Paquet

Résumé (de l'éditeur) : Le Colonel Bradley « Redneck » Towsend, pilote du corps des Marines, 68 ans, vit retiré dans son chalet des Rocky Mountains. Malade, il passe ses journées à regarder les infos, inquiet pour son fils, pilote d'hélicoptère Apache en Irak. L'arrivée d'un « aide de camp », un jeune pilote qu'on punit ainsi pour avoir crashé son F-22 tout neuf en voulant faire le malin, va être l'occasion pour le vieux pilote de revenir sur son expérience en Extrême-Orient : Towsend a lui aussi connu la guerre, une guerre tout aussi impopulaire que celle en Irak. En 1967, il arrive au Viêt-Nam pour rejoindre l'escadron des Blacknights, basé à Da Nang. En 67, la guerre prenait déjà une sale tournure pour les troupes US.

Mon avis : La collection cockpit de chez Paquet est la référence pour les amateurs de BD d'aviation. Une nouvelle série débute avec « Bomb Road ». Je dois bien avouer que je n'ai pas été déçu, loin delà. Venons en de suite au dessin. Les scènes de vol sont grandioses, cela frise la perfection, rien à redire. Les amateurs du genre vont se régaler ! Les personnages par contre ont des faciès parfois un peu figés. Même problème du côté de certaines postures ou des mains et des bras. D'autre part, j'ai trouvé les couleurs inégales. Vous allez dire que j'en fais une fixation... En réalité, je reste sur l'idée que la colorisation dépend de l'enthousiasme mis par le dessinateur à dessiner sa planche. Tout ce qui touche l'aviation de près a été réalisé de façon extraordinaire, y compris les couleurs, alors que les scènes de la vie courante donnent l'impression qu'elles ont été réalisées avec beaucoup plus de difficultés, elles sont  moins abouties que d'autres. Les couleurs du coup sont moins travaillées, plus monolithiques. Cela nous donne des planches inégales tant au niveau du dessin que de la colorisation.Le scénario est lui bien emmené et je ne me suis pas ennuyé lors de la lecture. Le seul point négatif est l'emploi d'un jargon « aviation » parfois trop technique. Une note en bas de page ou un lexique pour aider à la compréhension du lecteur n'auraient pas été de trop. J'ai eu beau faire mon service militaire dans l'aviation, cela ne m'a pas aidé...Ceci dit, ces petites critiques n'ont rien enlevé au plaisir de la lecture et j'attends le tome 2 avec impatience. Une série à suivre de près...

7,5/10

 

Capitol.

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02/05/2010

I.R.S.-ALL WATCHER -T3: Petra

Couv_107548PlancheA_107548Dessin : Queireix-  Scénario : Desberg

Collection Troisième vague

Editions Lombard

Résumé (de l'éditeur) : Le seul point commun entre Mia Maï et Larry B. Max: leur statut d'agent de l'I.R.S. et leur intérêt accru pour All Watcher. Sinon, le style de Mia, ce serait plutôt les vieux beaux, mariés de préférence. Ces derniers sont encore bien plus attrayants lorsqu'ils sont mariés à Pétra Göre, une riche héritière dont les comptes off-shore et les malversations immobilières ressemblent à s'y méprendre à... All Watcher ! Tueuse à gages à ses heures perdues, la belle a laissé beaucoup de cadavres dans son sillage. Mais il arrive que les laissés pour morts reviennent se venger...

 Mon avis : Deux mois après le tome 2, voici que sort déjà le tome 3 avec Queireix au dessin pour son deuxième tome dans la série. L'avantage de ces sorties à un rythme soutenu c'est qu'on n'a pas le temps d'oublier les détails de l'histoire et on peut rentrer plus facilement et rapidement dans l'histoire. Une histoire bien ficelée par Desberg qui allie action, complot, règlement de compte, fraude, séduction,... Comme quoi le sexe et le lucre mènent les affaires pas toujours très claires du monde. Le dessin de Queireix est excellent et s'intègre très bien dans la série avec celui de Koller qui a dessiné le tome 2. Je n'ai pas été perturbé par le changement de dessinateur, leurs styles sont assez proches. Cette spin-off est en train, mine de rien, de s'installer et j'ai franchement envie de lire la suite. Le mystère sur All Watcher reste entier...Intéressant...

 7,5/10

 

Capitol.

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01/05/2010

LES AVENTURES DE SPIROU- T6: Panique en atlantique

105624_cPlanche_bd_13535_AVENTURE%20DE%20SPIROU%20ET%20FANTASIO%20PAR...%20(UNE)Dessin : Parme

Scénario : Trondheim

Editions Dupuis

Résumé (de l'éditeur) : Suite à une restructuration économique, Spirou quitte le Moustic Hôtel pour devenir groom sur un transatlantique. Son premier (et dernier voyage) sera perturbé par la présence d'un écureuil désobéissant, d'un journaliste-photographe en mal de scoops et d'un vieux scientifique farfelu enquêtant sur un autre navire disparu corps et biens. Mais il n'y a pas que Spip, Fantasio et le comte de Champignac sur ce magnifique paquebot et notre héros aura fort à faire pour calmer une clientèle de milliardaires prompts à paniquer au moindre naufrage.
"Panique en Atlantique", c'est les Marx Brothers qui prennent le Titanic dans une ambiance sixties ! Fabrice Parme et Lewis Trondheim, auteurs, par ailleurs, du "Roi catastrophe", nous emmènent dans une croisière délirante qui sombre très vite dans du pur burlesque comme on n'en avait pas encore vu dans cette collection de "one-shot" de Spirou.

 

Mon avis : Après le Spirou de Bravo et celui de Schwartz et Yann, la barre a été placée haut, très haut, trop haut...Notons d'abord que les Editions Dupuis nous ont sorti un petit bijou au niveau de l'impression de cet album. La couverture cartonnée possède une dorure du plus bel effet. Cela vaut la peine d'être vu, c'est du beau travail. Concernant le dessin, on peut donner un satisfecit à Parme qui s'est bien approprié les personnages dans un style « Atomium 1958 » qui nous fait penser pour les décors au Franquin de Modeste et Pompon. Reste le scénario de Trondheim. Là, je dois avouer que je suis un peu déçu. Ce n'est pas catastrophique, loin de là, mais cela part dans tous les sens à un tel point que cela devient confus, un peu lourd par moment. On a déjà vu Trondheim dans une meilleure forme...J'ai l'impression là qu'il frise le burn out...Faut de temps en temps se reposer les méninges quand il y surchauffe...Une petite déception pour ma part... 

6/10

 

Capitol.

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