26/11/2009

CHE

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Dessin : Alberto & Enrique Brescia 

Scénario: Oesterheld

Editions Delcourt

 

Résumé (de l'éditeur) : Monté en flash-back à partir du moment où Che Guevara est coincé dans la jungle bolivienne, peu avant sa mort, Che est un livre exceptionnel par son propos, sa force plastique et son histoire éditoriale. Il est dessiné par le maître de la bande dessinée argentine Alberto Breccia et par son fils Enrique. Tous deux imaginent des systèmes de correspondances graphiques très novatrices pour l'époque.

Mon avis : La couverture est accrocheuse, un bandeau noir sur la couverture explique : « Enfin disponible la biographie interdite du Ché ».J'ai craqué pour l'achat de cet album d'autant plus que le graphisme me semble sortir des sentiers battus...Mais replaçons le livre dans son contexte. En 1968, ce livre parait en Argentine et est vendu à 60.000 exemplaires, pas mal ! En 1973, lors de l'arrivée de la junte militaire, le livre est interdit. Les auteurs sont menacés et les planches détruites. Seuls quelques exemplaires de la bande dessinée sont enterrés sous un arbre. En 1977, les militaires font disparaître Hector Oesterheld, le scénariste. A partir de 1985, quelques exemplaires réapparaissent en Espagne en édition de luxe puis en 1990 en Belgique avec le collectif Fréon et la revue Frigobox...C'est l'éditeur qui nous raconte l'histoire de ce livre en page 4 de couverture. Déjà tout un roman ! Le mythe du Ché débarque en BD après un long silence. Delcourt est sur la balle pour le buzz! C'est en ayant bien en mémoire ce background que je commence la lecture, cela démarre plutôt bien. Le graphisme est uniquement en noir et blanc avec beaucoup d'ombres et des traits appuyés à l'envie. C'est vrai que c'est peu vu dans le genre mais je dois reconnaître que j'ai parfois des soucis pour reconnaître « qui est qui ». Les personnages ne sont pas toujours bien déterminés. Les dialogues sont plutôt courts mais les commentaires en bordure de dessin sont très présents et plus imposants...Je rentre plus dans la lecture que dans le graphisme. Je décroche par moment car il y a des éléments sans aucune autre explication qui tombent à plat. J'ai l'impression d'être dans un ouvrage écrit uniquement pour des personnes initiées qui font partie d'un cénacle dont je ne fait pas partie...Enfin, passons sur ces moments d'incompréhension et de solitude...Le scénario alterne des séquences dans le maquis et la vie chronologique du Ché...Cela n'améliore pas du tout la compréhension...Au fur et à mesure que j'avance dans ce livre, les dialogues disparaissent petit à petit pour devenir un long texte sans accroche, le dessin ne fait que suggérer de loin l'action...si action , il y a ...Cette lecture deviens pour moi un calvaire...Je fatigue vite, je laisse le livre sur le côté...Pas la joie !   3 jours se passent , c'est de plus en plus pénible...J'ai laissé le livre là à 10 pages de la fin...Je n'en peux plus...Pauvre Ché ! C'est pas avec ce livre que Delcourt va faire sa révolution...Il faut remettre le livre dans son contexte des années '60, de la Bd de l'époque, du militantisme et du courant de sympathie déclenché par le Ché en Amérique du Sud et dans le monde...Mais à la lumière d'aujourd'hui, cet ouvrage n'a plus le même éclat, il est même bien terne. Au vu de mon développement, je donne 5/10 et je crois que je suis encore très large par rapport à mon réel plaisir de lecture...

 5/10

Capitol.

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20/11/2009

ARIA T31 : La Mamaïtha

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Dessin  et scénario: Michel Weyland

Collection Repérages

Editions Dupuis

 

Résumé (de l'éditeur) : Tout va mal au pays de l'Ovéron : le grand maître Dragannath et la secte des trigyres ont pris le pouvoir. Les opposants sont suppliciés sur le mont Bolbottah, dévorés par les ptérodactyles. Heureusement, Aria a pris fait et cause pour les opprimés. Avec l'aide des pouvoirs spéciaux de la magique Mamaïtha, endossant symboliquement et physiquement tous les malheurs du monde, l'héroïne la plus pulpeuse de la bande dessinée d'héroic fantasy va-t-elle venir à bout des ignobles trigyres ? Entre féerie sexy et fable politique, cette nouvelle aventure de la blonde Aria se révèle une ode à la fraternité, à la liberté, et à l'espoir jamais enseveli d'un monde meilleur.

Mon avis : Voilà un bon bout de temps que je n'avais plus ouvert un album d'Aria. L'amazone solitaire et guerrière défend toujours la veuve et l'orphelin dans un moyen âge imaginaire où règnent en maître la sorcellerie et la magie. La jolie héroïne de Michel Weyland nous revient donc avec un nouvel album qui est la suite du tome 30, appelé « Renaissance ».Il est cependant assez facile de reprendre le fil de l'histoire même si vous n'avez pas lu le tome précédent. L'histoire est enlevée et bien menée. Il y a de l'action, des vilaines « bêbêtes », de l'ésotérisme, de l'héroic fantasy...Le dessin de Weyland, reconnaissable entre tous, est agréable, bon sans être exceptionnel. Mais l'alchimie fonctionne, le résultat est excellent. J'ai lu cet ouvrage d'une traite, c'est pour moi un gage de qualité. Aria continue à nous raconter sa saga et je suis plutôt demandeur.

 

7,0/10

Capitol.

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LES TUNIQUES BLEUES - T53: Sang bleu chez les bleus

tuniquesbleues53_96776tuniques bleuesDessin : Willy Lambil  

Scénario: Raoul Cauvin

Editions Dupuis

 

Résumé (de l'éditeur) : Sur les ordres du général Grant, les troupes du général Alexander sont confinées au campement. Le fait de rester sans combattre et d'attendre sans rien faire influe sur le moral des troupes. À la moindre peccadille, tout tourne au drame ! Blutch passe son temps à tenter de s'évader et Chesterfield à le ramener au campement. Jusqu'au jour où débarque François d'Orléans, l'un des fils du Roi de France, porteur des titres de Prince de Joinville et de vice-amiral. Il est là en tant que conseiller militaire et aide de camp du général Mac Clellan. Sa passion : peindre des aquarelles. Et voilà le moyen de détendre l'atmosphère : tout le monde au pinceau ! Mais pendant ce temps, Blutch et Chesterfield, eux, sont envoyés en mission pour surveiller l'éventuelle présence des confédérés aux alentours. Et ça, ce n'est pas de tout repos !

 

Mon avis : Une nouvelle aventure des Tuniques bleues est toujours un évènement. Le blockbuster des éditions Dupuis revient en cette fin d'année pour le bonheur des petits et des grands lecteurs...Encore une fois, le scénario se base sur un fait authentique pour raconter une histoire bien dans le style de la série avec de la dérision et de l'humour sur un fond de la guerre de sécession. Ceci dit, si l'idée de départ est bonne (faire débarquer François d'Orléans, fils du Roi de France), le traitement du sujet est vraiment décevant. Cauvin a déjà fait mieux, beaucoup mieux. Lambil, lui, continue sur sa lancée à produire un dessin sans surprise...Ca ronronne, ça plaira à pas mal de monde, ça se vendra bien... Que demande le peuple ? Cela nous donne un album moyen et une bonne idée mal exploitée...

 

6,0/10

Capitol.

 

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18/11/2009

ASTERIX: L'anniversaire d'Astérix et Obélix

Asterix34_21102009_193555annivDessin : Albert Uderzo

Scénario: René Goscinny et Albert Uderzo

Editions Albert René

 

Résumé (de l’éditeur) : A l’ occasion des célébrations du cinquantenaire d'Astérix, né le 29 octobre 1959 dans les pages du premier numéro de l'hebdomadaire Pilote, Albert Uderzo a imaginé un cadeau exceptionnel pour fêter ses héros et leurs millions de lecteurs à travers le monde !Fidèle à l’esprit de caricature et d’autodérision des années Pilote, il a créé un album d'histoires courtes d'Astérix sur le thème de l’anniversaire, réunissant 56 pages de bandes dessinées inédites ! Tandis qu’Astérix et Obélix sont parti à la chasse aux sangliers dans la forêt entourant le Village, un grand nombre des 400 personnages des albums d’Astérix sont réunis par Abraracourcix pour préparer l’anniversaire des deux compères. Au fil des pages, on découvre Astérix et leurs amis vieillis de 50 ans, un hilarant défilé de mode avec Obélix, des messages d’anniversaire signés de Numérobis, Falbala ou encore des pirates, un guide de voyage conçu à partir d’un texte de René Goscinny inédit en album, des parodies de pochettes de disques célèbres avec Assurancetourix, et même un incroyable Musée Gaulois imaginé par le devin Prolix. Un bel album qui se conclut, une fois n’est pas coutume, non sur un banquet mais sur une magistrale ronde de plus de 60 personnages démontrant s’il en était besoin toute la virtuosité et la jeunesse du trait d’Albert Uderzo.

Mon avis : Je m’attendais à une nouvelle catastrophe du style « le ciel lui tombe sur la tête » mais heureusement c’est loin d’être le cas. Ce n’est pas pour autant un chef d’œuvre mais c’est un album « gentil » sans grande envergure mais d’une qualité correcte. Il s’agit en réalité d’un album d’attente ou de transition avant la mise en place de la nouvelle équipe qui devrait succéder à Uderzo. Les 50 ans d’Astérix sont l’occasion de sortir un nouveau coup marketing en cette fin d’année, quoi de plus normal pour la société qui a racheté les droits sur Astérix.  Le dessin d’Uderzo reste excellent et d’une qualité constante. Pour le scénario, des reprises de travaux de Goscinny pour le journal Pilote côtoient une histoire « gentillette» imaginée par Uderzo. On a fait dans le simple mais le résultat est loin d’être mauvais. J’ai aimé certains pastiches comme les pochettes de  disque d’Assurancetourix (on y reconnaît « Abbey road » des Beatles et « One step Beyond » de Madness).Les inconditionnels d’Astérix aimeront, les autres ne trouveront pas cet album indispensable.

 

6,5/10

Capitol.

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