22/09/2009

LES PASSAGERS DU VENT– T6 : La petite fille Bois-Caïman

PassagersDuVent_06PassagersDuVent_06_PLDessin et scénario : Bourgeon
Editions 12 bis


Résumé (de l’éditeur) : Louisiane. Au printemps 1862, L’USS Essex exerce des représailles vis-à-vis de ceux qui ont refusé de signer le Serment d’allégeance aux États de l’Union. La résidence Murrait n’est pas épargnée. Un an plus tard, Zabo Murrait, du haut de ses dix-huit ans, quitte la Nouvelle-Orléans, pour rejoindre Nano son petit frère à Lananette, demeure de son aïeule Mme Marnaye. Chemin faisant, elle croise la route de Quentin Coustans, photographe et érudit qui l’accompagnera jusqu’à bon port. Là elle rencontrera pour la première fois celle qui, comme elle, s’appelle Isabeau et qui lui narrera sa propre histoire au départ d’Haïti vers la Louisiane…

Mon avis :
Après presque 25 ans et un procès contre son ancien éditeur pour récupérer les droits de la série, François Bourgeon reprend « Les passagers du vent » chez son nouvel éditeur. Il s’agit d’un Diptyque qui fait suite aux aventures d’Isa dans les tomes 1 à 5 des Passagers du vent. En réalité, Isa est maintenant une vieille dame et va raconter son propre périple vers la Louisiane. Voilà la trame de l’histoire. Cela nous permet de plonger dans l’histoire des Etats-Unis un peu avant la guerre de l’indépendance. Il s’agit déjà d’une époque troublée avec en toile de fond le problème de l’esclavage des noirs.
Je dois bien faire le constat que l’histoire met du temps à se mettre en route. C’est un peu lent au démarrage mais petit à petit l’histoire prend sa vitesse de croisière. Il faut bien dire également qu’il y a lieu de prendre ses marques et de refaire le lien avec les 5 premiers tomes. C’est à partir de la moitié de l’album qu’on commence à comprendre qu’on va enfin retrouver Isa. Concernant l’histoire en elle-même, c’est bien documenté comme d’habitude. Bourgeon a du faire pas mal de recherche bibliographique et  iconographique pour nous livrer un dessin qui reste toujours délicat et somptueux. C’est du grand art. Son dessin est sublimé par la reconstitution très précise des endroits et des évènements.
J’ai eu l’impression cependant que le traitement des lumières et des ombres est quelque peu différente des autres tomes et qu’en conséquence les couleurs sont moins « pétantes » qu’auparavant, l’auteur reste dans des tonalités moins tranchées, un peu plus sombres et sobres.
En conclusion, j’ai bien aimé mais je dois quand même avouer être resté un peu sur ma fin. C’est un peu lent comme histoire, espérons que le second tome qui doit sortir en janvier 2010 rentrera un peu plus vite dans l’action. Encore une fois, il y aura lieu de juger l’œuvre sur l’ensemble du diptyque. En attendant, comme dirait le cul de jatte : «  je suis toujours sur une patte… »

7,5/10
Capitol.

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09/09/2009

LA JEUNESSE DE BLUEBERRY – T18 : 1276 âmes

BlueberryLaJeunesseDe18_AlbblueberryLaJeunesseDe18_Dessin : Blanc-Dumont - scénario : Corteggiani
Editions Dargaud


Résumé (de l’éditeur) : Alors que Blueberry se remet difficilement des tragiques événements survenus sur les rives du fleuve Niagara, il se voit confier une périlleuse mission. La nièce du général Sheridan a été enlevée de son collège par un prêcheur illuminé et ses sbires qui veulent se venger d'un massacre perpétré sur des civils. Comme rançon, ils exigent la reddition des armées nordistes et la démission du président Lincoln. Blueberry se lance à leur poursuite sans se douter qu'il n'est pas le seul sur la piste et qu'il va à nouveau poser ses bottes dans un piège mortel.

Mon avis : Un nouveau cycle débute avec une histoire qui va s’étaler sur deux tomes. Le moins que l’on puisse dire c’est que le duo d’auteurs qui en sont à leur 9e tome ont franchement l’air d’apprécier et cela ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Blanc-Dumont est toujours égal à lui-même et c’est un plaisir renouvelé de lire un de ses ouvrages. Pour le scénario, je suis resté un peu sur ma fin mais je devrai attendre le prochain tome pour me faire une idée exacte du scénario. Cela bouge beaucoup, c’est compliqué et plein de rebondissement mais faut s’accrocher pour suivre par moment…On peut aussi se poser la question s’il y a un fil conducteur avec un départ et une arrivée pour cette série ou si c’est jusqu’à plus soif…Le dernier cycle m’avait passionné. Là, j’adhère moins…Patience, patience. Attendons le tome suivant…

6,5/10

Capitol.

On en parle sur le forum.

blueberry

07/09/2009

BEACH STARS – Tomes 1-2-3

couv-BeachStars-T1couv-BeachStars-T2couv-BeachStars-T3Dessin et scénario : Masahiro Morio
Collection Shonen
Editions Kurokawa

Résumé (de l’éditeur) : Pas facile d’être fan de volley-ball quand on joue dans la catégorie rase-mottes et qu’on n’est que trois à pratiquer dans son lycée ! Tel est l’amer constat que fait Iruka Nanase quand le club de son école ferme faute de combattants. Mais voilà qu’elle découvre par hasard une variante à sa portée et une championne à qui se mesurer.…

Mon avis : Je vais vous parler d’une nouvelle série manga qui est à classer dans la catégorie « manga de sport », une catégorie qui a ses inconditionnels. Pourquoi alors plutôt s’y intéresser ? Beach stars parle de beach-volley. En tant qu’ancien pratiquant du volley en salle, je me suis laissé convaincre de faire une nouvelle expérience de lecture. Mon libraire semble un grand fan malgré qu’il n’ait pas un physique d’athlète et encore moins de Beach-volleyeur…Me voilà donc parti avec les trois premiers tomes sous le bras (la série en comportera sept).J e vais donc pouvoir confronter l’histoire « mangatesque » à la réalité technique du terrain…


Il faut d’abord signaler que cette série a été faite en collaboration avec la fédération japonaise de beach-volley et l’association pour la promotion du beach-volley au Japon. Il s’agit je crois d’une très bonne initiative de la Fédération japonaise pour toucher les jeunes et leur donner envie de pratiquer ce sport. Il s’agit donc d’un instrument de marketing redoutable. A cela, vient s’ajouter les principes de base du manga. Les héros de l’histoire sont ici des jeunes filles, des lycéennes. On veut donc intéresser les filles. Quand on sait aussi que le fantasme n°1 de l’homme japonais est de mater des jeunes lycéennes en uniforme, vous aurez compris la démarche. D’autant plus que le dessin est excellent et que l’auteur ne se prive pas de mettre en valeur les formes de ses héroïnes qui sont le plus souvent en maillot, c’est le sport qui veut cela. Chacun sait d’autre part que le beach-volley a fait un carton aux jeux olympiques tant au niveau du spectacle (sur et autour du terrain) qu’au niveau des assistances sur le lieu de la compétition et devant les postes de télévision. Au niveau technique, l’auteur est bien documenté même si parfois certains éléments coulent de source pour le pratiquant de base. Mais cela se veut avant tout didactique. Les phases de jeu sont bien dessinées, l’attitude des joueuses également. Rien à redire sur le dessin qui est fluide.


Pour ce qui est du scénario, le lecteur rentre très vite dans l’histoire et les péripéties s’enchainent rapidement avec l’apparition de personnages secondaires bien typés. Il y a du vécu dans cette histoire. Bien évidemment, les performances physiques de certaines joueuses ressemblent plus à celles de super héros…Des détentes extraordinaires, des smashes atomiques et dévastateurs, des défenses miraculeuses…Mais c’est ce qui fait le sel du manga…J’ai lu ces trois premiers tomes avec grand plaisir et on s’attache vite aux personnages. A découvrir…

7,5/10

Capitol.

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04/09/2009

ALIX – T28 : La cité engloutie

alix28alix28laciteengloutieDessin : Ferry - Scénario : Patrick Weber
Une série créée par Jacques Martin
Editions Casterman


Résumé (de l’éditeur) : Des légionnaires ont mystérieusement disparu dans les profondes forêts d’Armorique. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour Rome. Si les Celtes, en effet, n’ont pas réussi à vaincre par les armes leurs adversaires romains, ils ont choisi de poursuivre la lutte par le biais des croyances. Grande est la puissance de leur religion, de leurs dieux, et surtout de leurs druides, dépositaires d’un savoir très élaboré où la pharmacopée occupe une place centrale. En dépit des superstitions attachées à la religion des peuples celtes, et aux pouvoirs magiques que l’on prête aux druides, Alix part sur les traces des soldats disparus.
Mais, ce faisant, c’est aussi à sa propre histoire que le jeune homme est bientôt confronté. Quelles seront les réactions d’un fils de Gaule adopté par la Louve romaine face à ce qui ressemble à un complot des ennemis de César ? Comment mener à bien pareille mission en terre d’Armorique lorsqu’on est, comme Alix, le produit complexe de deux cultures aussi dissemblables?
Pour Alix commence une aventure difficile, éprouvante. Dans une ambiance baignée de mystère, c’est bientôt le choc frontal entre les fils de la «civilisation» et ceux de la «forêt». La tension monte, jusqu’à l’affrontement final au milieu des éléments déchaînés.

Mon avis : J’ai toujours bien aimé cette série mais je dois bien reconnaître que depuis quelques temps j’ai plus difficile à adhérer à certains albums de la série. Que fait encore Jacques Martin dans le processus de création ? C’est déjà à ce niveau que se pose la question cruciale…On sait que son état de santé ne lui permet plus de dessiner. De plus, on a appris que deux équipes se sont formées pour la réalisation des albums de la série. Le scénariste attitré est maintenant Patrick Weber alors que les deux dessinateurs désignés sont Christophe Simon (qui a déjà travaillé sur Alix) et Ferry (Ian Kalédine, les chroniques de Panchrysia,…).Le tome 28 voit donc Ferry et Weber nous raconter une histoire qui se déroule lors de la conquête de la Gaule, couverte par des forêts impénétrables. Patrick Weber semble vouloir redynamiser le scénario en se basant sur des faits historiques remis à la sauce « Alix ». Il faut bien reconnaître que le résultat est plutôt bon au niveau du récit en lui-même mais me laisse plus sur ma faim au niveau du découpage et de la narration graphique en elle-même, même si Alix a toujours été d’un grand académisme. Concernant le dessin, là , j’ai vraiment un problème…Alix et Enak sont en général bien dessinés mais par contre le dessin dans son ensemble me semble plutôt bâclé : des imprécisions dans les attitudes des personnages, dans les proportions, le trait manque de relief, est parfois trop fin ou trop chargé…Pour résumer, ce dessin manque de vie et de mouvement, il donne une impression de « figé »…Je sais que chacun à son style mais je ne retrouve pas non plus une filiation avec le dessin d’une série comme Ian Kalédine…J’ai franchement l’impression que cet album n’est pas assez abouti au niveau du dessin et toute la structure du livre en pâtis. Je veux bien dire que ce n’est pas facile de reprendre une telle série mais là, je suis déçu par ce tome qui aurait mérité mieux, beaucoup mieux…
surprises.smileysmiley.com.6

Capitol.



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