08/09/2008

L'ordre Impair,Où tout s'achève.

OrdreImpairL5_22062008_110719AlbordreImpairL5-p_75583Dessin : Teng
Scénario : Cuadra et Miel


Editions: Le Lombard


L’Action :

Nous retrouvons Patrick Prada, auteur à succès. Il continue son enquête dans le cadre de l’écriture de son prochain livre « Mechtilde d’Arras ». Mechtilde a été brulée par l’inquisition pour avoir diffusé un manuscrit appelé « Visio Veritas ». Des rééditions successives de l’ouvrage à travers le temps mettent le feu aux poudres. Au début du 5e tome, le personnage central recompose petit à petit le puzzle pour arriver au dénouement comme l’indique le titre.



L’avis de Capitol :(Miel)

Fin du cycle pour l’ordre impair ! Dans la mouvance du Da Vinci Code, du Triangle secret, voici une BD qui a pour objet la recherche d’un manuscrit à connotations religieuses.
Je dois bien avouer qu’au départ j’ai été un peu rebuté par le dessin qui me semblait pas trop abouti. A la lecture cependant, on s’y fait rapidement et le scénario a vite fait de faire tomber les dernières réticences graphiques. Sans être extraordinaire, cela reste une série qui se laisse lire avec plaisir pour les amateurs du genre. La fin de l’histoire laisse une porte ouverte pour une suite. Est-il possible de relancer la série ou évitera-t-on le cycle de trop ? Wait and see…

Côte : 6,5

L’avis de Samba :(fiel).

Contrairement à Capitol, j’ai trouvé le trait de Teng très correct, d’un bon réaliste avec des personnages très expressifs et à l’aise dans les différentes époques rencontrées. Le problème vient plutôt de la colorisation assez terne et des bulles beaucoup trop envahissantes. J’avais bien aimé le premier tome, ensuite, j’ai de moins en moins été captivé par cette énième quête d’un évangile perdu. Moi, j’en ai plus que ma dose de ce genre d’histoire à la DVC. En plus, je suis loin d’avoir saisi toutes les subtilités du scénario notamment les deux personnages tournant autour de Prada. Bref, les cavaliers de l’apocalypse peuvent aller se recoucher.
surprises.smileysmiley.com.5


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Réinventer la bande dessinée.

ReinventerBD_180320021079_t2Dessin et scénario : Scott McCLOUD
Editeur : Vertige Graphic


L’auteur :

Scott McCloud est un auteur américain de Bandes Dessinées et ce qu’on appelle un théoricien de la BD.  Il a reçu de nombreux prix dont l’Alpha Art au festival d’Angoulème. Son premier livre « L’Art invisible » est un best-seller et traduit dans 14 langues. Il est aussi considéré comme un gourou pour tous les concepteurs de sites web. Pour ceux que l’anglais ne rebute pas, je vous conseille de visiter son site. Scott McCloud est aussi depuis peu ambassadeur du nouveau navigateur open source « Google Chrome ».

http://www. scottmccloud.com

et chez ActuaBD ICI.

Le livre :

Le livre s’ouvre sur le résumé de l’ « Art invisible », son premier opus sur la Bande Dessinée. Ensuite, il nous parle de ses 12 révolutions que doit faire la BD américaine pour sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve en l’an 2000, l’année où a été rédigé le livre. Pendant près de 250 pages, l’auteur va nous expliquer de façon très didactique quelles sont les pistes pour redynamiser la BD américaine, la rendre plus diversifiée, plus rentable, mieux intégrée dans la société US. En résumé, faire d’un Art mineur, un Art Majeur. La BD européenne est pour lui l’exemple à suivre. Scott McCloud développe ses théories via la bande dessinée. Le dessin est dépouillé et parfaitement maitrisé, ce qui favorise l’aspect didactique. La composition des planches se met au service du sujet, très imaginative. Le style lui est vraiment propre. Ce type de livre est, je crois, unique dans le monde de la BD.
C’est un livre fouillé, une réflexion poussée sur le monde de l’édition et sur un marché en pleine mutation. McCloud propose des pistes et ouvre le débat. On peut se poser la question de savoir si cela tient la route mais la démarche a le mérite d’exister. Il s’agit d’un formidable exercice de style digne d’intérêts. Il n’en reste pas moins que ce livre est par moment ardu à lire. Le lecteur doit parfois s’accrocher. L’auteur aurait pu aussi par moment un peu plus clarifier son propos. A force de se vouloir trop didactique, des nombreux passages font doublons, nous avons ça et là des répétitions superflues, des redites.
A noter enfin un intéressant chapitre  sur la commercialisation de la BD via le net : une actualité brûlante…Pour les passionnés.

surprises.smileysmiley.com.6



Capitol.

31/08/2008

HARDING WAS HERE – Tome 1

HardingWasHere1_26062008_195819AlbhardingWasHere1_26062008_195819Dessin : Adam
Scénario : Midam

Editions : Quadrants


Le résumé :
Le professeur Harding vit à Key West où il a installé son laboratoire de recherche. Il a mis au point une machine à remonter le temps. Il s’intéresse également au marché de l’Art. Une toile de Vincent Van Gogh vendue aux enchères 82.5 millions de dollars va lui donner l’idée de racheter la toile à l’artiste lui-même en 1890…Mais la tâche ne va pas être des plus faciles et Harding au fil des tableaux va devoir changer son approche…

Mon avis :
Midam c’est Kid Paddle…On connaît cet univers déjanté de franche rigolade. Ici, Midam s’occupe du scénario uniquement. Pour lui, c’est un travail de plus longue haleine par rapport aux gags d’une planche et un peu plus dans la retenue. Au dessin, C’est Adam, le disciple de Midam pour la série spin-off de Kid Paddle  « game over ». Voilà donc le tandem réuni sur un opus original. Si au départ, l’idée de la machine à remonter le temps n’est pas neuve (les auteurs se revendiquent d’ailleurs du professeur Barabas de la série Bob et Bobette), le traitement reste original et laisse place rapidement à l’amusement. On assiste à des aller et retour entre le passé et le présent ; présent où Harding mesure les conséquences de ses interventions dans le passé. Via quatre tableaux existants de grands maîtres de la peinture, les auteurs nous font rencontrer les artistes dans le contexte de leur époque avec des petits détails historiques. Cela a donné lieu à un travail de recherche de la part des auteurs qui sont des passionnés de l’Histoire de l’Art.
Le dessin est agréable, efficace et colle bien au type d’histoire racontée.
La fin du premier tome se termine sur une énigme et laisse craindre le pire pour Harding…
En conclusion, un livre qui se lit facilement. On attend la suite avec impatience.

Cote : 7,5/10.


Capitol.

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